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La célèbration avant le travail

JEUX OLYMPIQUES 2024 A PARIS

Sans surprise, les 84 membres du CIO présents au Pérou ont validé à l'unanimité l'accord tripartite qui accorde les JO-2024 à Paris, ceux de 2028 à Los Angeles et sauve provisoirement leur institution, confrontée à une désaffection des villes potentiellement candidates.
Assurés de l'issue de la campagne depuis juillet et le renoncement de Los Angeles pour 2024, les porteurs du dossier parisien n'en sont pas moins grandement soulagés.
« Il y a moins de suspense mais ça ne diminue en rien l'émotion et l'importance de ce moment », confiait le co-président de Paris-2024, Tony Estanguet, à la veille du vote ramenant les Jeux à Paris un siècle après ceux de 1924.
Avant de s'enflammer mercredi. « C'est une victoire magique, unique », s'est félicité le pourtant triple champion olympique de canoë. « On a travaillé dur depuis trois ans, avec Anne Hidalgo et l'ensemble de cette famille Paris-2024. C'est un succès collectif. J'ai vécu une émotion que j'ai rarement vécue dans ma vie ».

Célébration
« Ramener les Jeux à la maison 100 ans après, c'est un bonheur immense et surtout ça va faire du bien à notre pays, à Paris et à la Seine-Saint-Denis. C'est maintenant le début d'une nouvelle aventure extraordinaire », a renchéri Anne Hidalgo, la maire de Paris.
Bridée depuis deux mois, la joie des acteurs du dossier parisien s'est libérée dès l'annonce par Thomas Bach, patron du CIO, de l'officialisation des attributions. Mais ce n'est qu'après le retour en France, ce matin via Roissy, que la victoire sera véritablement partagée. Dès ce jour-là, des festivités auront lieu à l'Hôtel de Ville et à l'Elysée.
Son hôte, Emmanuel Macron, y recevra en effet les artisans du succès parisien à 17 heures.
Après le temps des célébrations, l'équipe de Paris-2024 se remettra au travail. Réintégrée au calendrier olympique pour la première fois après les JO 1900, 1924 et après ses échecs pour 1992, 2008 et 2012, Paris se dit prête, ou presque. Son dossier s'appuie en effet sur 93 à 95 % d'équipements déjà existants.
Le Stade de France, Bercy, Roland-Garros, le Vélodrome de Saint-Quentin en Yvelines, le Zénith, la base nautique de Vaires sur Marne, mais également les sites mythiques de la capitale comme le Champs de Mars, le Trocadéro, l'esplanade des Invalides ou le Grand Palais sont retenus pour accueillir les quelque 10.500 athlètes attendus dans sept ans et leurs collègues paralympiques qui leur succèderont en septembre 2024.

Un budget restreint
Les équipements pérennes à construire seront mis en chantier d'ici à deux ans avec le souci de coller aux besoins des territoires concernés, selon le voeu du CIO, principalement la Seine-Saint-Denis. Dans ce département de la banlieue nord de Paris, le plus pauvre et le plus jeune de France métropolitaine, seront construits un centre aquatique, promis depuis deux décennies, et deux villages, média et olympique, reconvertis ensuite en 17.000 logements.
Le tout devrait être réalisé pour un budget global de 6,6 milliards d'euros, soit largement en deça des dernières éditions qui, de Londres-2012 à Rio-2016, ont culminé à plus de 11 milliards. Bernard Lapasset, co-président du comité de candidature, estime ainsi le projet « à l'abri de tout dérapage financier », grâce aux nombreux équipements existants et à l'absence de coûts d'aménagement de transports publics, pris en charge par les collectivités locales dans le cadre du projet du Grand Paris.
Les Jeux ouvriront le 2 août 2024 avec l'ambition de laisser un héritage fort sur le plan des aménagements comme sur le plan sociétal avec de multiples projets concernant notamment le sport pour tous.
Enfin, un échange étroit va s'engager entre Paris et Los Angeles, qui a obtenu les Jeux-2028 et une rallonge de 100 millions de dollars (1,8 md USD au total, contre 1,7 md USD pour Paris) de la part du CIO pour attendre une olympiade supplémentaire et céder son tour à Paris.
Anne Hidalgo et Eric Garcetti, son homologue californien, sont proches et ont déjà promis de s'épauler dans les années à venir pour construire leurs Jeux.
Une stratégie que le CIO, autre grand vainqueur de l'affaire, a qualifiée de « win-win-win » (« gagnant-gagnant-gagnant »).

 

"Ne pas rater l'occasion unique» des Paralympiques"

L'attribution à Paris des jeux Olympiques de 2024 est « une chance », ont salué hier des associations de soutien aux personnes handicapées, se disant néanmoins « vigilantes » à ce que tout soit mis en oeuvre pour que « l'occasion unique » d'organiser les Paralympiques ne soit pas ratée.
Pour la première fois, les jeux Paralympiques, créés en 1960, se dérouleront en France.
« C'est évidemment dès aujourd'hui que cela doit se préparer », plaidait hier dans un communiqué l'association des victimes du travail (Fnath), demandant de « ne pas rater cette occasion unique ».
« Depuis les Jeux de Londres de 2012, les jeux Paralympiques ont gagné en visibilité dans les médias et auprès du grand public. Les Jeux de 2024 doivent démultiplier cette visibilité en France, démontrant que les athlètes handicapés sont avant tout des athlètes, comme tous les participants aux jeux Olympiques », poursuit l'association.
La Fnath espère également que « les travailleurs handicapés profiteront des emplois créés » en amont de cet évènement qui aura lieu quelques semaines après les JO.
Pour l'Association des paralysés de France (APF), l'octroi des Jeux doit également être une « opportunité d'accélération dans la prise en compte des attentes des personnes en situation de handicap ».
Pour que Paris-2024 soit « une chance pour l'accessibilité », l'association demande dans un communiqué de mettre en oeuvre « une nouvelle dynamique pour l'adaptation de la capitale et des communes alentours, du cadre de vie et des services de transports grâce à une enveloppe budgétaire dédiée ».
« Au-delà des milliers de personnes en situation de handicap qui viendront du monde entier pour assister aux différentes épreuves de ces Jeux, ce sont plus de 4.000 athlètes en situation de handicap que Paris accueillera pour les Jeux paralympiques », souligne-t-elle.
L'APF sera « particulièrement vigilante, afin que ces Jeux soient réellement inclusifs et qu'ils améliorent le quotidien des personnes en situation de handicap et de leurs proches, de manière durable », prévient-elle.

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