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Féminisme et austérité en débat

Politique

Hier se déroulait comme chaque année à Terrasson la traditionnelle fête de la Morélie organisée par la section locale du Pcf. Un rendez vous incontournable pour les militants et les acteurs du monde syndical dans un secteur de luttes. Une journée qui a été riche en débats.

C’est Francis Valade, l’élu du Terrassonnais qui animait cette journée et les différents débats.
Le matin, ce sont les femmes avec un grand «F» qui étaient à l’honneur avec une exposition de Femmes Solidaires intitulée « Rendons nos droits universels », constituée de treize panneaux sur des droits acquis où revendiqués (Ivg et contraception, instruction, mixité dans le sport, laïcité, égalité salariale et professionnelle, liberté....). Chacun offrait des repères historiques, un témoignage de femme ou de spécialiste, de la question et des statistiques permettant de comprendre la situation.
Des  combats qui restent d’actualité en 2015, comme l’explique Pascale Martin présidente de Femmes Solidaires Dordogne, « cette exposition est disponible pour être prêtée à n’importe quelle structure le souhaitant car notre but est de la diffuser le plus possible. Nous allons aussi bientôt diffuser un documentaire contre la pratique de l’excision et l’infibulation ». Cette année  est très importante pour Femmes solidaires, « ce sont les 70 ans du droit de vote des femmes, les 70 ans de la libération des camps et les 70 ans de Femmes Solidaires. C’est donc un triple anniversaire pour nous et ce que nous essayons de faire dans notre mouvement progressiste et laïque c’est de faire prendre conscience à la population qu’il y a encore des luttes à mener car entre filles et garçons, hommes et femmes, l’égalité n’est pas encore acquise. C’est le cas dans le domaine de l’emploi et des salaires puisque, à poste égal, le salaire des femmes est en moyenne inférieur de 27% par rapport à celui des hommes. 80% des emplois à temps partiel sont occupés par des femmes avec des revenus qui ne permettent pas d’avoir une vie descente. Elles souffrent comme les hommes du chômage avec beaucoup de familles mono-parentales où dans la grande majorité ce sont les femmes qui ont les enfants à charge. Et aujourd’hui, un enfant sur cinq vivrait en France en dessous du seuil de pauvreté ».  Certains droits acquis sont même en régression pour Pascale Martin,
« depuis le 1er juillet les allocations familiales sont soumises à conditions de ressources donc on n’est plus dans le droit égalitaire pour tous. Avec la loi Rebsamen, les entreprises qui étaient tenues de fournir un rapport égalité homme femme chaque année ne sont plus  tenus de le faire. Enfin la représentativité des femmes dans le monde politique est encore trop faible avec seulement 20% des élus de l’Assemblée nationale alors que les femmes représentent 50% de la population. Elles doivent se saisir de la politique au sens pur du terme sinon les hommes politiques en place s’emploieront à leur retirer le peu de droits qu’elles ont acquis ».
Ce sont  ensuite deux femmes engagées qui ont pris la parole. Tout d’abord Corinne Rey, co-secrétaire départementale de la Cgt qui est revenue sur les inégalités homme femme dans le domaine de l’emploi,
« chaque fois qu’une profession ou une filière se féminise, ses conditions d’emplois et de salaires se dévalorisent. Les femmes sont surreprésentées dans les secteurs d’activité où les conventions collectives s’appliquent peu ou mal. La représentation syndicale y est faible et ceci explique peut-être cela. Les stéréotypes culturels relatifs à la place de la femme se retrouvent au niveau familial social et politique et l’évolution des mentalités ne se fera pas sans volonté politique forte ».
Cette volonté politique c’est peut-être la conseillère départementale Pcf Marie-Claude Varaillas, vice présidente en charge du logement qui la portera en Dordogne. Elle a rappelé que « il y a 70 ans le 21 avril 1944, c’est sous l’impulsion d’un ministre communiste Fernand Grenier que les femmes ont obtenu le droit de vote». Elle a souligné la sous-représentation des femmes à l’Assemblée nationale, au Sénat mais aussi à la tête des conseils départementaux. « 70 ans après la conquête du droit de vote, il est temps de créer les conditions pour que les deux chambres soient paritaires et que les femmes accèdent aux fonctions de maires, présidentes de régions, ou de conseils départementaux et pas à dose homéopathique. Nous revendiquons l’égalité politique, ce qui passe par la proportionnelle et l’instauration d’un statut d’élu. Le projet communiste est basé sur l’idée que le féminisme est vecteur de toute émancipation humaine ». Elle est ensuite revenue sur la situation du logement en Dordogne où « 80% de la population pourrait prétendre à un logement très social alors que dans le même temps l’évasion fiscale atteint les 60 milliards ». Elle a enfin appelé de ses vœux une refonte de l’Europe. « Remettre au centre l’humain n’est pas un rêve inaccessible : oui l’humain d’abord est une nécessité ».
La bataille contre l’austérité
L’après-midi, un débat sur le thème de l’austérité était organisé en présence de Laurent Péréa, chef de file des communistes élu à 79% pour les Régionales et qui va être chargé d’animer l’ambition que les communistes veulent porter dans cette élection avec ses partenaires du Front de gauche et en constituant la liste départementale représentative de cette volonté. « La question de la bataille contre l’austérité est au cœur des enjeux politiques nationaux et européens. On l’a vu avec la question de la Grèce qui a mis au cœur du débat la question d’une Europe politique face à celle de la finance appauvrissant les peuples. Au delà de la Grèce et on le voit ici en France avec les politiques mises en œuvre, tout comme en Espagne, en Italie et au Portugal. On est face à un affrontement idéologique très fort notamment par ceux qui portent les politiques Européennes et en dehors, le milieu de la finance qui trouvent leur bras armé autour d’institutions telles le Fmi, le G20, le G8, la Troïka et l’Omc qui disent ouvertement, on l’a vu avec la Grèce, de ne pas remettre en cause le système et de le préserver. Et ce système pour eux, c’est l’ultra-libéralisme, le capitalisme qui a pour seule logique l’accumulation de richesses entre quelques mains, la spéculation, contre la grande majorité des peuples qui subissent l’austérité et la pauvreté. C’est à cela que nous voulons nous attaquer avec le Front de Gauche, les acteurs du mouvement social, citoyen, associatif et tous les progressistes qui veulent que ça change. Notamment a partir de la question grecque qui a mis en avant la mobilisation d’un peuple contre l’austérité, qui a su créer le rassemblement nécessaire pour s’y opposer. Les mobilisations, le référendum ont créé un espoir énorme au delà des frontières dans d’autres pays d’Europe. Et en France, en quelque sorte, face à nos difficultés propres à créer les rapports de force nécessaire, il y a eu un peu tendance à déléguer au peuple Grec de négocier la question sociale, politique et économique européenne à notre place. Cela doit nous interpeller au vue de l’accord du gouvernement grec avec l’Europe. On voit comment Alexis Tsipras signe  le pistolet sur la temps, comme il le dit lui même, un mauvais accord qui laisse l’austérité courir dans ce pays. En même temps Syriza pour cet accord, en attente d’un rapport de force plus important, a tenté par là de ne pas paralyser sa demande et sa volonté de continuer à se battre contre l’austérité et le développement de son pays dans l’objectif d’une europe de la solidarité. C’est pourquoi, aujourd’hui plus que jamais, notre intervention face aux politiques d’austérité en France devient aussi un enjeux européen. C’est dans cette perspective des élections régionales et des présidentielles qui vont suivre que notre volonté est de créer les conditions d’un rassemblement large portant une ambition de se battre contre les politiques de Hollande, Valls et Macron qui cassent méthodiquement le socle social Français avec ses services publics, ses collectivités territoriales, le système de santé, de formation, de transport, de culture, qui ont fait la richesse du développement de notre pays. Nous souhaitons y opposer un projet qui réponde fondamentalement aux besoins humains. C’est dans cette perspective là qu’effectivement, nous disons qu’il faut mettre à bas ce système libéral qui empoisonne la société. La question de l’utilisation de l’argent des banques, des fonds publics versés aux entreprises doivent faire l’objet de décisions démocratiques entre les élus, les citoyens et les salariés. Une autre orientation en direction du développement des besoins fondamentaux, de l’investissement en terme de formation, de recherche, de niveau social, dans la perspective d’un développement durable et écologique sont au cœur du projet que nous voulons construire à plusieurs mains. Cela passera par des actes concrets de solidarité avec celles et ceux qui souffrent, de propositions à enrichir ensemble et le rassemblement nécessaire pour le porter».

Quelle stratégie au 2éme tour pour EELV ?
Martine Subil, référante du groupe EELV du Périgord noir et colistière de Francis Valade aux Départementales était également présente. « Je suis venu expliquer comment EELV se situait démocratiquement pour les Régionales et nous avons décidé de partir en autonomie au 1er tour. Nos listes sont en train de se constituer et les têtes de listes ont été désignées dans chaque département. C’est Lionel Frel qui conduira la liste en Dordogne. Nous avons jusqu’à fin août pour trouver 13 candidats en Dordogne en nous ouvrant à la société civile et aux associations. Je souhaitais rencontrer le Pcf et le Front de gauche pour discuter des positions au second tour, pour voir s’il y avait des possibilités d’alliance localement ».

Philippe Jolivet

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