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Des jeunes passionnés de leur métier

Agriculture

Dimanche se déroulait à Terrasson la 35è édition de Terre en fête organisée par le syndicat des Jeunes agriculteurs de Dordogne, réunissant producteurs, vendeurs de matériel et partenaires du monde agricole. Un moment festif permettant d’oublier un temps l’actualité plus que maussade du monde agricole.

Après 8 000 visiteurs l’an dernier à Sorges, les organisateurs espéraient faire au moins aussi bien pour cette 35è édition.
Une fête qui se déroulait également sous haute sécurité avec la présence de gendarmes et de policiers municipaux. Sur place comme chaque année, des vendeurs de matériel, les stands des différents organismes agricoles et partenaires, mais aussi des chevaux de trait avec démonstration de débardage, des ballades en calèche, des baptêmes d’Ulm, du tracteur tondeuse cross, des jeux en bois à l’ancienne et le traditionnel concours de labours. Une petite déception cette année, la présence de peu d’animaux, « les gens qui ne sont pas du milieu agricole aimeraient en voir d’avantage mais en ce moment, avec les contraintes sanitaires c’est compliqué au niveau des demandes administratives et de la volonté des agriculteurs de déplacer les animaux », explique Pierre Léonard secrétaire départemental des Jeunes agriculteurs qui compte 300 adhérents à jour de cotisations. Des adhérents très actifs qui se sont mobilisés toute la semaine pour organiser cet événement d’ampleur puisque de 400 repas servis il y a quelques années, ils étaient 1 200 l’an dernier et la tendance s’est poursuivie cette année. « C’est une véritable bouffée d’air pour tout le monde pendant la semaine de préparation et on en avait bien besoin, qu’il s’agisse des crises sanitaires ou laitières. Dès qu’il y a quoi que ce soit on se fait déglinguer, nous sommes des pollueurs, nous contaminons, nous sommes malhonnêtes...». Un besoin de souffler à n’en pas douter, mais ce seront le seul coup de colère de Pierre Léonard qui ajoute « on est là pour faire la fête, relâcher la pression et notre règle aujourd’hui c’est d’éviter de parler des sujets qui fachent et de montrer qu’on est là, motivés pour un métier que nous aimons et montrer le visage de l’agriculture d’aujourd’hui ».
Il était pourtant difficile de ne pas évoquer la crise laitière qui secoue la profession aujourd’hui. « C’est notre principale préoccupation avec un prix de 0,26 euros le litre de lait alors que les accords signés l’an dernier avec le ministre de l’agriculture prévoyaient 34 centimes comme il l’a annoncé haut et fort sur le perron du ministère», explique Fabien Joffre président de la FDSEA et secrétaire adjoint de la Chambre d’agriculture qui précise, « cette crise laitière entraîne une crise de la viande, puisque les producteurs laitiers se débarrassent de leurs vaches, ce qui a fait baisser le prix au kilo d’un euro par rapport à  l’an dernier ».
Une consolation cependant, les premiers contacts du monde agricole avec la préfète Anne-Gaëlle Baudouin-Clerc qui, « nous laisse une première impression très positive sur la manière dont elle instruit les premiers dossiers qu’il s’agisse de conflits de voisinage, de permis de construire ou d’autorisation administratives. Nous sommes habituellement face à une administration très tatillonne et elle a mis de l’huile dans les rouages ce qui montre que quand un chef parle, ça peut suivre », se réjouit Fabien Joffre.
Le président du Conseil départemental Germinal Peiro était également sur place et garde une vision optimiste du rassemblement,
« bien sûr c’est difficile en ce moment pour le monde agricole mais je vous aurait dit la même chose il y a cinq ou dix ans, mais ce rassemblement et cette fête montrent à quel point ces jeunes croient en leur métier et c’est pour moi ce qu’il faut retenir aujourd’hui malgré les difficultés sanitaires et économiques. Ce sont des jeunes qui y croient et veulent se battre. Et dans ce secteur précis de Dordogne, il y a encore beaucoup de jeunes qui s’installent sur des cultures diversifiées comme la fraise, la noix ou le maraîchage et qui veulent tirer partie de cette diversité là. Ce sont des paysans au sens noble du terme « habitant un
pays »  qui créent du lien avec le territoire. Ils le font au quotidien tout en participant à la qualité des produits et à la réputation de la Dordogne. ça fait quelques années déjà que je suis Député et lorsque mes collègues de l’Assemblée nationale me demandent d’où je viens et que je dis que je suis de Dordogne, la première chose qu’on me dit c’est « on mange bien là-bas », ça vient bien avant l’histoire, la préhistoire ou le canoë ».
Germinal Peiro qui a également été rapporteur de la dernière loi sur l’agriculture estime avoir fait
« tout ce qui est possible pour que notre agriculture se maintienne et c’est nécessaire, nous sommes passés d’une agriculture qui permettait l’autarcie à une production mondialisée. Le veau du Périgord est concurrencé par celui de Nouvelle-Zélande et c’est la même chose pour le lait. Ils se retrouvent sur un marché devenu planétaire. 60 à 70 % de la production de la Dordogne part à l’export, il a fallu la crise Grecque pour qu’on apprenne que 50 tonnes de bovins partent chaque semaine en Grèce des abattoirs de Thiviers, nos céréales partent au Magrheb et nos noix en Europe du Nord ou en Espagne notre premier marché. Je pense qu’il reste aux agriculteurs beaucoup de choses à obtenir en interne au sein de leurs organisations. Plus ils sont éclatés plus ils sont fragilisés, ils ne peuvent plus se permettre d’avoir une multitude de coopératives pour faire face à des acheteurs qui ne sont que cinq ou six et qui dictent leurs prix ».
Et même si consommer local permet de soutenir les agriculteurs, cela ne suffit pas, « les circuits-courts ça ne représente que 20 % de la réponse, on ne peut pas manger toute la viande produite en Dordogne ou consommer tout le vin du Bergeracois, mais c’est affligeant de voir que c’est un des rares métiers où l’on ne maîtrise pas son prix de vente et où celui qui crée la richesse est le moins bien payé de la chaîne. Les vendeurs de machines ou les banques ne sont pas en faillite dans cette chaîne, seuls les agriculteurs le sont. C’est pourquoi je pense qu’il faut réfléchir à une meilleure organisation en interne notamment en passant par des structures comme les Cuma et la mutualisation pour l’achat de matériel afin d’éviter le surinvestissement et l’endettement qui en découle en
 partie ».

Philippe Jolivet

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