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La fête sur fond de luttes

Politique

Ce week-end avaient lieu en Dordogne trois fêtes locales du PCF à Firbeix,  Saint-Léon-sur-l’Isle et à Terrasson avec la traditionnelle fête de la Morélie. Des initiatives qui ont été l’occasion de se retrouver, mais surtout de débattre de l’actualité politique et de réfléchir aux réponses à donner face aux attaques de la politique de Macron.

L’ambiance était militante dimanche dans les bois de la Morélie pour la traditionnelle fête du PCF avec au cœur des débats, l’emploi industriel en Dordogne. Lors de cette fête, le secrétaire départemental du PCF Julien Chouet a fait une première intervention portant sur la situation en Dordogne et notamment celle des entreprises en difficultés dans le département, ainsi que sur les luttes nécessaires pour soutenir celles-ci et leurs salariés. Et dans ce domaine l’actualité est tristement riche avec  Rougié à Sarlat et ses 78 emplois sacrifiés, aux Menuiseries Grégoire avec 436 salariés dont l’avenir est plus qu’incertain après la mise en liquidation judiciaire ou encore, plus localement, aux papeteries de Condat toutes proches. En effet, l’entreprise se plaint d’un coût de l’électricité plus élevé que dans les autres pays où elle est implantée ce qui la pénaliserait financièrement et a récemment demandé des subventions à l’État pour l’installation d’une chaudière biomasse. Aides refusées par l’État.
Julien Chouet a ainsi rappelé dans son discours la nécessité de se battre pour maintenir le tissu et l’emploi industriel dans le département et rappelé le rôle que le PCF avait joué ces derniers mois auprès des travailleurs en lutte avec, outre sa participation aux mobilisations, des initiatives comme des débats et des rencontres, avec les cheminots en grève ou encore avec la venue de la député européenne PCF Marie-Pierre Vieu dans le Sarladais sur le cas Rougié. Il a enfin rappelé l’implication du parti dans le collectif demandant la création d’une unité pilote de désamiantage sur le site de la SNPE. Un militantisme de terrain qui est en train de porter ses fruits puisque la fédération a enregistré ces derniers mois une soixantaine de nouvelles adhésions.
Guy Bretout qui fut secrétaire CGT des papeteries de Condat jusqu’en 2014 est également intervenu sur la question de la demande de subventions pour la chaudière biomasse. Il a rappelé que si le PCF n’était pas contre l’octroi d’argent public pour soutenir les entreprises, cela devait néanmoins se faire contre des engagements et des garanties en matière d’emploi, de modernisation et de renforcement de l’entreprise, en tenant compte des enjeux environnementaux. Il a ainsi rappelé qu’en la matière, les papeteries avaient bénéficié de 2 millions d’euros de fonds publics il y a quelques années pour créer un embranchement ferroviaire afin de transporter ses produits finis par le fret. L’embranchement a bien été créé mais jamais utilisé. D’où la nécessité d’engagements et de garanties de la part de l’entreprise. Il a enfin évoqué la situation de la papeterie en difficultés et rappelé la nécessité de mobilisation autour d’elle afin de ne pas la laisser uniquement aux mains des fonds de pensions qui la saignent à blanc.

Retour sur les semaines de lutte cheminote

Lors de cette fête Jean-Baptiste Évrard de la CGT cheminots a présenté une exposition des photographies qu’il a prises durant  les longues semaines de grèves des cheminots contre la réforme ferroviaire. Une parfaite introduction pour l’intervention de Jérôme Jean, secrétaire de la CGT cheminot, qui est revenu sur cette lutte au plan local et national en détaillant quelques aspects comme la perte du statut de cheminot, le passage à une société anonyme et l’ouverture à la concurrence. Sur le statut, il a rappelé que celui-ci garantissait des conditions de sécurité pour les cheminots mais aussi les voyageurs en limitant le nombre d’heures de conduite par exemple. Avec la fin de ce statut, il serait beaucoup plus compliqué à un employé de désobéir à un ordre qu’il considère comme dangereux ou inapproprié. Concernant la concurrence, il a évoqué le triste exemple du fret en rappelant qu’avant l’ouverture à la concurrence, 20 % des transports de marchandises se faisaient par le rail et que depuis cette part est tombée à 10 %. Il  a également rappelé que la lutte des cheminots n’était pas terminée pour la CGT même si les mobilisations en été sont plus compliquées. Car bien que la loi ait été votée, 80 % de celle-ci reste à écrire avant d’être mise en application. Il y a donc encore matière à se battre.
Une intervention forte qui a également démontré l’importance de la lutte des cheminots qui dépasse largement le cadre de la SNCF. C’est pour cette raison, a expliqué Jérôme Jean, que les cheminots sont aussi allés à la rencontre des salariés du privé comme aux papeteries de Condat il y a quelques semaines. Le combat que mènent les cheminots étant un combat global qui concerne l’ensemble de la société et pas uniquement la SNCF. Il a tenu a rappeler que la colère était toujours présente chez les cheminots et qu’il s’agissait désormais de la transformer en mobilisation. Il tire cependant des leçons de cette mobilisation : la lutte a permis d’obtenir des avancés sur l’incessibilité des parts de l’État dans la société, des garanties sur les conventions ou sur la reprise de la dette. Mais surtout il a rappelé que le gouvernement ne s’attendait pas à une lutte qui tienne tant dans la durée et qui n’est d’ailleurs pas terminée.
Le midi, près de 80 personnes se sont retrouvées autour du traditionnel repas puis l’après-midi, Jean-Paul Salon est venu présenter son livre sur Mai 68 en Dordogne « Génération 68 », paru aux éditions La Lauze. S’est ensuite ouvert un débat animé par Francis Valade, secrétaire de la section PCF de Terrasson, qu’il avait basé sur deux axes : comment résister à Macron ? Et comment reconstruire à gauche pour donner un débouché politique crédible au mécontentement ? « On constate que Macron a mis en place de façon accélérée son train de réformes sans tenir compte des oppositions et en essayant d’écarter tous les contre-pouvoirs, qu’il s’agisse des syndicats comme des instances paritaires. Et le fait qu’il ait en face une opposition, de gauche notamment, complètement éclatée, lui laisse le champ libre politiquement. Il n’y a pas d’offre politique crédible pour l’instant à gauche sur laquelle la colère sociale pourrait s’appuyer pour trouver un débouché. La question est donc de reconstruire la gauche et un projet politique pour que puisse s’exprimer cette colère », explique Francis Valade. Lors de cette journée était également présentée l’exposition sur Mai 68 réalisée par l’Institut d’histoire sociale de la CGT qui devait être présentée par Georges Ridoin qui n’a pu être présent pour raison de santé. L’Écho lui souhaite un prompt rétablissement. Le soir, une centaine de convives ont participé au repas et comme chaque année, la fête a aussi fait le bonheur des chineurs avec cinquante exposants à la brocante.

Philippe Jolivet

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