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13:42Le surnom de "Poupou" lui a été donné par un journaliste du quotidien communiste du Centre, di… https://t.co/iG6trKRIOz

Vingt ans de vie en musique

Festival

Le festival de jazz de Treignac Kind of Belou a fêté sa vingtième édition sous le soleil exactement. Ce très bel anniversaire a donné lieu à une  programmation de haut vol mêlant jeunes artistes et musiciens fidèles à ce rendez-vous musical éclectique au fort et bon caractère comme sa cité d’eau.

C’est en famille que le festival Kind of Belou a célébré ses 20 ans de musique vivante et de rencontres à hauteur d’Homme et d’oreilles...
Ce festival rural ne sera jamais racheté par une grande major ou un groupe financier international en quête de bénéfices à engranger  sur l’autel consumériste du prêt-à-écouter l’été sur le sable abandonné...
Petit festival local à dimension familiale
Non, Kind of Belou cultive depuis vingt années déjà  sa différence contre vents et marées, avec ses petits moyens du bord mais de grandes envies de découvertes musicales, cheminant hors des sentiers rebattus.
La force de ce festival est qu’au fil des éditions, l’équipe de départ  est restée soudée, l’aventure musicale rimant à merveille avec familial et local.
«Je ne sais pas comment ça se passe dans les autres festivals, mais ici à Treignac, les personnes qui vous ont accueillis ce soir, celles qui ont organisé cette nouvelle édition et encadré les artistes depuis leur arrivée, sans oublier celles qui éclaireront et sonoriseront le concert sont  exactement les mêmes qui étaient aux manettes en l’an 2000 lorsque l’Orchestre régional de jazz du Limousin a joué les premières notes de toute l’histoire du festival Kind of Belou» soulignait Thierry Mazaud, son directeur artistique.
Deux Thierry, deux Isabelle, une Martine, deux techniciens chevronnés Jean-Paul Peyrat au son et Joël Vaujour aux lumières, rejoints par Mona en sont les fidèles chevilles ouvrières.
Les institutions  -Municipalité de Treignac, Com’com ; Département ; Région-  elles aussi sont restées attachées au festival  en renouvelant leur  soutien.
Thierry Mazaud pouvait féliciter le public et certains festivaliers présents dès le départ tels Aline Tauzin et Jean-Pierre Peyrat.
Côté artistique, le festival aura tissé des liens privilégiés depuis 2006 avec le producteur Jean Rochard de la maison de disques Nato. De cette rencontre aux affinités électives, sont nés à Treignac deux magnifiques albums  «Chroniques de résistance du pianiste et compositeur Tony Hymas et «What matters now» du collectif Ursus Minor.
On s’amuse, on rit  quand on a 20 ans !
Le millésime 2019 de Kind of Belou aura tenu toutes ses promesses festives et festivalières avec une montée en gamme jusqu’à samedi soir et le concert de Kind of Belou Orchestra.
Cette formation éphémère a réuni des musiciens ayant écrit l’histoire du festival :  Tony Hymas, François Corneloup, Catherine Delaunay, Nathan
Hanson, auxquels se sont greffés Didier Petit, Morgane Carnet et Etienne Gaillochet.
La troupe est entrée sur scène comme elle en est sortie en riant à s’en faire péter les côtes !
«C’est le seul festival où on rit au lieu d’applaudir» lancera un des musiciens hilares.
Deux invités remarqués ont été de la fête. Le rappeur D’ de Kabal qui quelques heures plus tôt à midi dans les Jardins de Treignac, avait donné à voir et entendre le résultat une résidence de création artistique  menée cette année avec  des élèves du  collège Lakanal de Treignac.
«Notre poésie ne pourra jamais mourir» scandait le chanteur d’une voix tellurique.
Dans un tout autre registre, Anna Mazaud, 17 ans aux prunes, a fait preuve d’une belle présence magnétique.
On retiendra de la programmation le duo de folie douce réunissant le violoniste Théo Ceccaldi au batteur Adward Perraud lors d’un dialogue très  haut perché !

Serge Hulpusch