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Difficile mobilisation contre la réforme du collège

Réforme du collège

Ils étaient seulement une trentaine d’enseignants venus de tous le département, mobilisés hier matin devant la Tour administrative de Tulle.
Ben Aboubacar, Secrétaire Départemental du SNES-FSU de la Corrèze reconnaissait que la mobilisation est toujours compliquée au mois de juin «le mois des examens».
Sur le fond, le syndicaliste soulignait : «Le monde enseignant est très en colère. le Gouvernement veut faire passer sa réforme aux forceps sans tenir compte de l’expertise des enseignants. Cette réforme va aggraver les inégalités scolaires même si on est d’accord sur un certain nombre de constats. La réforme proposée n’est pas la bonne».
Devant les grévistes, porte-voix à la main, le syndicaliste a poursuivi  un examen très critique de la réforme : «Donner la priorité  à l’école, c’est lui donner les moyens d’être ambitieuse pour la réussite de tous les élèves. Or, sous prétexte qu’ils seraient élitistes, la ministre programme la suppression de l’enseignement des langues anciennes et des classes européennes et bilangues plutôt que de les rendre accessibles au plus grand nombre».
«Sous couvert d’autonomie des établissements, ils vont faire n’importe quoi. C’est toujours à moyens constants. Des effets d’annonce et en définitif, ce que l’on voudrait c’est avoir des effectifs convenables. On va remonter à 30 en 4e, 3e. Moi, je voudrais des effectifs de 20 dans toutes les classes. Voilà ce que je demande pour la réforme»  lâchait une professeure du collège Rollinat  à Brive, un établissement sorti cette année du dispositif des ZEP pour cause de trop bons résultats !
La réforme prévoit que 20% du temps d’enseignement pourra être modulé localement, de façon différente d’un collège à l’autre. L’accompagnement personnalisé (AP) se fera sans réduire les effectifs des classes et d’enseignements pratiques interdisciplinaire (EPI).
«On est favorable aux aides aux élèves mais cela se fera au détriment des horaires disciplinaires et sans garantie qu’ils puissent être effectués dans des groupes aux effectifs réduits» détaille le Secrétaire Départemental du SNES-FSU.
«Approfondir et demander aux élèves de faire des efforts d’apprentissage, ce n’est plus à la mode du tout. Pourtant dans une ZEP, je ne crois pas qu’on ait fait de l’élitisme. Les classes de latin et de grec étaient remplies. On a des élèves de tous niveaux. La réforme porte une forme d’hypocrisie dans sa présentation, sous couvert d’amélioration des conditions de vie des élèves, c’est surtout des économies» dénonçait Agathe, professeure de lettres classiques.
L’intersyndicale SNES-FSU, SNEP-FSU, SNFOLC, SNETAA-FO, CGT Education et SUD Education réclame entre autres des grilles nationales garantissant les horaires disciplinaires de façon à garantir l’équité entre les collèges, la diminution des effectifs des classes, de l’enseignement allégé dans toutes les disciplines.
Autre motif d’inquiétude, la réforme territoriale et la création de la grande région. Quid de l’avenir de l’académie de Limoges?

Serge Hulpusch

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