Trouver un second souffle

Nuit Debout

Le mouvement Nuit Debout est à la recherche d’un second souffle.
Le pont de l'Ascension et les animations, concerts, rendez-vous festifs ont freiné la mobilisation des Nuits Debout à Tulle. Samedi en fin d’après-midi, l’action prévue sur la zone commerciale de Citéa a tourné court, faute de combattants. Et la soirée, place de la cathédrale n’a rassemblé qu’une trentaine de personnes. Pour autant, ce ne fut pas du temps perdu pour les militants et citoyens qui ont l’habitude de se retrouver tous les samedis soirs sur cette place symbolique.
«Ce soir on est moins nombreux que la semaine dernière, et la semaine dernière moins nombreux que la semaine d’avant !» constate avec un peu d’amertume, un représentant de la commission action. Commission qui a connu quelques «ratés» pour mobiliser. «Etre plus nombreux, comment fait-on ? Définir qui fait quoi, comment ?» lance-t’il devant l’AG qui se tient pour réfléchir à la suite du mouvement.
Si la mobilisation n’est pas celle attendue, la semaine du 2 au 6 mai a vu les militants et citoyens se mobiliser pour interpeller, lundi dernier, le député socialiste Alain Ballay. Mobilisation qui a été suivie du soutien de Nuit Debout aux salariés du FJT de Tulle confrontés aux conséquences d’une procédure de redressement judiciaire avec déjà des licenciements et des interrogations sur le devenir du secteur Habitat. Il a été fait état de la tenue de Nuit Debout à Brive. C’est ainsi qu’une mobilisation est annoncée pour le vendredi 13 mai à 19h13 aux Treize Arches. Le principe d’une participation à la journée d’action du jeudi 12 mai contre la loi El Khomri est actée et l’annonce d’une nouvelle Nuit Debout à Tulle, le 14 mai a été lancée. Les participants à l’AG se sont donnés les moyens de mobiliser pour ces rendez-vous en se répartissant les tâches.
La discussion s’est engagée également pour décider d’un rendez-vous au ciné Véo où était projeté le film «Merci patron» réalisé par François Ruffin. Une séance exceptionnelle en présence de Baptiste Lefevre, journaliste à Fakir qui a rassemblé une centaine de personnes.  «Ce sont les abonnés de Fakir qui nous ont permis de faire ce film» soulignait Baptiste Lefevre, tulliste d’origine qui a retrouvé des visages familiers dans la salle. «Fakir est un journal politique, engagé, drôle comme le film, parce qu’on a le droit de militer sans faire chier les gens !» affirme le jeune journaliste, salué par les applaudissements de la salle. Un public conquis par un film qui (re)donne envie de se battre et prouve que l’engagement peut être payant. «Un vrai choix éditorial, le succès d’un film, c’est le bouche à oreille» s’est réjouie Céline Lacroix, directrice de Véo Tulle qui a fait le choix de programmer le film. Le débat entamé dans la salle s’est poursuivi avec les gens de Nuit Debout.

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