Fil info
16:19 ça commence à bien faire de s'en prendre aux syndicats de travailleurs
16:09La secrétaire générale de l'Union départementale CGT de la Creuse Catherine Baly est convoquée au commissariat de... https://t.co/mEUkOlyFAu
13:02RT : Suite aux violences survenues à l’encontre des arbitres lors de rencontres départementales de ces de… https://t.co/ZDLyLsB1KT
20:40 Merci 😊
20:36 Elle est superbe 😊
20:35 J'veux pas dire mais ma photo est tout aussi belle 😉 https://t.co/uSiCecvEvW
20:33 Voici pardon 😉 https://t.co/HyzoOHrCVb
20:21 Manque une photo... https://t.co/8FObRER1vu
17:40RT : le parquet a su raison garder et la mobilisation a p… https://t.co/y7i3uWLLgZ
17:39RT : Le parquet de abandonne les poursuites à l'encontre du réalisateur , qui a suivi les… https://t.co/H5rqmXy29J

Un bouquet final élégiaque et somptueux

37eme Festival de la Vézère

La 37ème édition du Festival de la Vézère s’est clôturée mardi soir à la cathédrale Notre-Dame. Pour cette dernière, le plateau artistique  était de choix. L’ensemble Contraste et les chanteuses de haut vol  Karine Dehayes et Camille Poul ont donné un concert riche en émotions,
culminant par l’interprétation magistrale et poignante du «Stabat Mater» de Pergolese.
Isabelle de Lasteyrie du Saillant, la présidente du Festival, a tenu à tirer un premier bilan de cette édition dans une cathédrale au  parterre archi-comble où plus de 450 personnes se pressaient.

Une édition 2017 réussie

Elle a exprimé sa «mélancolie» passagère lors de cette dernière clôturant «un très bel été» musical 2017, et remercié «un public fidèle, attentif, compétent» qui permet au festival de se réinventer chaque année sur des bases solides. On aimerait qu’elles s’élargissent encore plus vers d’autres publics moins attirés par la musique dite classique. Le rendez-vous «Une heure avec» et une programmation qui s’ouvre de plus en plus sur le monde et ses musiques en sont les premiers jalons. Du programme de la soirée et de ses interprètes, la présidente a rappelé son attachement à la formation Contraste. Ce quintette créé en 2000, composé  d’artistes classiques virtuoses, est un habitué des bords estivaux de la Vézère. Elle a aussi encensé deux chanteuses «qui promettent», Karine Deshayes, mezzo-soprano et Camille Poul, soprano.
En conclusion, Isabelle de Lasteyrie du Saillant a reconnu sa «très grande émotion et admiration» à l’égard du compositeur italien Giovanni Baptista Pergolese, auteur décédé à 26 ans,  deux mois seulement après la création de  son ineffable et universel «Stabat  Mater».

Stabat mater dolorosa intense

La deuxième partie du programme était d’ailleurs la plus attendue du public, reprenant ce chef-d’œuvre du répertoire baroque mondialement connu et joué. Arnaud Thorette,  au violon et à la direction de l’ensemble Contraste, a présenté au public l’œuvre et le texte du «Stabat Mater».
Ce texte est à l’origine une prière de la Vierge Marie qui se tient debout au pied de la croix. La prière comporte en principe vingt parties mais le compositeur n’en aura retenu que douze, douze perles baroques formant ainsi un collier de sentiments vibrant d’intensité.
La compassion et la souffrance maternelle sont portées dans un mouvement dramaturgique ascensionnel vers une incandescence mystique.
Les voix de Karine Deshayes  et  de Camille Poul ont interprété les affres de cette douleur infinie, de cette compassion teintée de douceur et de miséricorde  avec grâce et  profonde humanité.
Le timbre de la voix ronde, chaude, presque onctueuse de Karine Deshayes et celui plus clair, tranchant, scintillant de Camille Poul ont distillé de fines particules de nuances et d’émotions au fil des parties solo ou duo de l’œuvre.
Ces dernières, les plus envoûtantes, s’enroulaient en légères volutes sonores, emplissant la cathédrale d’une belle harmonie.
L’ensemble Contraste et ses cinq musiciens ont joué à  l’unisson des deux chanteuses. Cette complicité de tous les instants a donné chair,
cohésion et allant à l’exécution de l’œuvre.
Le public a salué les artistes par un concert d’applaudissements et une «standing ovation» méritée.
Avant cela, Motet et cantate de Bach par l’ensemble Contraste et cantate pour Mezzo-soprano de Vivaldi avaient donné le «la» de la soirée.
Ces pièces contemplatives d’amour désespéré étaient la mise en bouche parfaite pour un voyage en Stabat Mater Dolorosa.

Serge Hulpusch

Ajouter un commentaire

Plain text

  • Aucune balise HTML autorisée.
  • Les adresses de pages web et de courriels sont transformées en liens automatiquement.
  • Les lignes et les paragraphes vont à la ligne automatiquement.
CAPTCHA
Cette question permet de vérifier que le formulaire n'est pas soumis par un robot (spam)
Fill in the blank.