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De la terre «glaise» dont sont modelés les Hommes

Littérature

L’écrivain limougeaud Franck Bouysse était l’invité de la librairie Préférences jeudi soir à Tulle. L’auteur a présenté en compagnie de Bernard Daguerre son nouveau roman «Glaise» (Éditions La Manufacture de livres).
L’auteur entre autres romans des très appréciés et primés  «Grossir le ciel», (Éditions La Manufacture de livres), Prix Polar Michel-Lebrun 2015, Prix Polars Pourpres 2015, Prix SNCF du polar 2017..., de «Plateau»,  Prix Chapel (Belgique) 2016, Prix des lecteurs de la ville de Brive 2016 et du tout récent «Glaise», (toujours à La Manufacture de livres), était présent jeudi à la librairie Préférences.
L’écrivain a choisi avec «Glaise» d’ancrer son récit à l’époque la Première Guerre mondiale. Il cite en exergue de son roman, William Faulkner. Le décor est planté !
Nous sommes à Chantegril, au pied du Puy-Violent, pas loin de Salers dans le Cantal. Le jeune Joseph, quinze ans, va devoir assumer le rôle du chef de famille, puisque son père est parti à la guerre. Il va rester seul à la ferme avec sa mère Mathilde et sa grand-mère Marie. Dans la ferme d’à côté, le vieux Léonard, l’ami, le soutien, qui veille sur ses voisins parce qu'il les aime bien, mais aussi pour échapper à sa femme Lucie, malade,  aigrie. Et là-bas, un peu plus loin, la famille des Valette. Lui, l’homme, la brute. Elle, Irène, la femme, la victime, la mère d'Eugène parti lui aussi à la guerre. Et bientôt, la jeune Anna, nièce des Valette, venue se réfugier à la campagne avec sa mère...

Pourquoi avoir choisi contrairement aux autres romans de situer votre intrigue pendant la Première Guerre mondiale?
Ce n’est pas une volonté. Cela fait une trentaine d’années que j’ai sous le nez la photographie de mon arrière grand-père en tenue de soldat. J’imagine que ça a travaillé mon imaginaire. J’ai beaucoup lu sur cette guerre et je ne voulais pas en parler frontalement. Tout a été dit. Je ne savais pas trop par quel bout prendre cette période. Ce n’est pas non plus un récit sur mon arrière grand-père. Je voulais parler de cette période là et j’ai  pris le parti de parler de la guerre sans y aller en parlant de ceux qui restaient à l’arrière.
Il y a à l’affiche le film «Les Gardiennes» de Xavier Beauvois qui parle de la prise du pouvoir des femmes dans les fermes à cette période. Dans votre roman Monsieur Valette joue un rôle déterminant ?
Il y a plein de rebondissements, un ogre, trois générations de femmes. C’est un récit aussi initiatique avec deux adolescents qui découvrent l’amour. Il y a une multitude d’histoires avec des chapitres très courts qui se répondent sur une période assez ramassée. Tout se déroule de l’été 1914 à l’été 1915. La saison qui domine le livre c’est l’été. C’est le départ et c’est aussi l'aboutissement du récit tel que je le concevais. La guerre n’est pas finie mais mon récit se termine à ce moment. Valette est un enragé. Il voulait partir à la guerre contrairement aux autres. On lui a volé sa guerre. C’est  vraiment l’ogre des contes de fées sauf que quand on est enfant, on nous fait toujours l’économie de son histoire. On ne sait pas d’où il vient etc. J’ai pris le parti de ne pas le juger. Je ne juge aucun personnage quand j’écris. J’espère qu’à des moments il est touchant même si c’est une ordure absolue, mais c’est un être humain. Vous avez dans le livre l’humain sous toutes ses facettes, les meilleures, les pires. C’est lui qui provoque les situations et quand il ne le fait pas, il peut être désarmé face à certaines d’entre elles.
Vous avez un style très descriptif, une écriture chargée de symbole. Qu’en est il pour ce  roman ?
J’aime beaucoup le lyrisme de la prose et répondre avec une sécheresse du dialogue. J’ai un certain goût pour la poésie, la musique des mots. Là j’ai gardé ça avec une forme différente de chapitres très courts. J’ai travaillé différemment comme un monteur de cinéma, une fois que le récit était
terminé. J’ai tout redécoupé, malaxé jusqu’à ce que ça devienne clair. L’idée était de ne pas me perdre et de ne pas perdre le lecteur. J’ai inséré dans la trame du texte de très courts dialogues, cinq en italique, sans descriptif. On ne sait pas qui parle. A la fin on saura.
Où en êtes vous de vos projets littéraires ?
Quand j’ai débuté Grossir le ciel, j’avais l’ambition de traiter ces univers à travers une saison par livre. L’hiver pour Grossir le ciel, l’automne pour Plateau et l’été pour Glaise. Je suis sur la quatrième version du printemps que je retravaille. Il sortira en 2019.

Serge Hulpusch

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