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La mobilisation s'organise contre l'ouverture d'un local d'un groupuscule néonazi

Anti-Fascisme

Un groupuscule néonazi intitulé Division Nationaliste Révolutionnaire ou DNR veut ouvrir un «local associatif» sur Tulle le 11 mars prochain. Afin d’éviter que les idées fascistes n’aient pignon sur rue, des partis politiques, syndicats, associations et citoyens montent au créneau.

C’est un ancien secrétaire départemental du Front National qui a annoncé la nouvelle sur la page facebook de la Division Nationaliste Révolutionnaire. Un local va être inauguré le 11 mars prochain dans le quartier du Trech, aux abords de la cathédrale, place Clément-Simon à l'emplacement de l'ancienne crèmerie. Les Tullistes ont déjà vu le logo de la DNR affiché sauvagement sur les murs de la ville : il s’agit d’un heaume blanc sur fond noir, entouré d’une couronne de lauriers et portant la devise «Honneur, Fraternité Sacrifice». Le groupuscule d’extrême droite né après la dissolution des Jeunesses Nationalistes Révolutionnaires (JNR) (suite à la mort de Clément Méric*) prône «une révolution sociale et nationale identitaire». Il veut «défendre les traditions de la France» et véhicule des idées fascistes, racistes, antisémites et ultra-catholiques.
Le fait que des néonazis pourraient avoir pignon sur rue dans cette ville martyre a de quoi choquer. Afin que l’impensable ne se produise pas, des citoyens, militants politiques, syndicalistes, associatifs se mobilisent. Une pétition en ligne a été lancée dernièrement sur la plateforme Avaaz.org. Elle a dépassé les 1.100 signatures.

"Rassembler largement"

Le Parti Communiste, la France Insoumise et la CGT montent aussi au créneau. Hier, ils ont décidé de se concerter afin de créer un collectif pour s’opposer à l’installation des «fachos». «Ces gens-là ne sont pas les bienvenus sur Tulle», tranche Alain Guilbert, secrétaire départemental du PCF. «Ce qu’ils véhiculent est dramatique, violent. Dans une ville qui a souffert de l’idéologie nazie, on ne peut pas accepter leurs propos. On va créer les conditions pour rassembler largement» ajoute-t-il. «Saluts nazis, croix gammées, racisme, antisémitisme, violences... c’est impensable de voir ça dans une ville comme Tulle qui a un tel passé», ajoute Laurent Loubère de la France Insoumise. L’implantation des néonazis dans une ville pose la question plus large du développement de leurs idées nauséabondes. L’extrême droite se nourrit «de la pauvreté, d’un système à bout de souffle. Ces gens-là pensent que si on vire les étrangers, les migrants, si on remet les femmes au foyer, ils auront un peu plus que des miettes de pain. C’est en luttant contre le terreau social qui favorise ça qu’on en finira avec ces idées», analyse Sylvain Roch, secrétaire départemental de la CGT. «La seule réponse que l’on peut faire à la crise sociale que l’on traverse en ce moment c’est de garantir une dignité dans le travail pour tous».
CGT, PCF et FI envisagent d’organiser une réunion publique et de solliciter la municipalité. «On appelle le maire de Tulle à être avec nous. On ne sera jamais assez pour s’opposer envers ces gens-là et pour leur dire : «dehors, on ne veut pas de vous !». La Police Nationale doit aussi prendre ses responsabilités. «Elle doit faire son travail et gérer cette situation. La DNR tient des propos qui sont un danger pour le bien vivre ensemble».

Ils ne passeront pas !

Le passé de Tulle «donne l’obligation de se mobiliser», considère Alain Guilbert. «C’est cette même idéologie qui a généré les pendaisons le 9 juin 1944 et les déportations. La population de Tulle dans sa globalité doit réagir à cettesituation. Ce sont des gens dangereux. Les fachos, les nazillons, à chaque fois qu’ils ont sorti le nez, nous on était en face, et on y sera encore. On va élargir le mouvement et ils ne passeront pas !» .
L’ANACR de Tulle, «scandalisée» souhaite elle aussi qu’il y ait «un front commun contre le nazisme. Après ce qu’a dû subir notre ville durant les années noires de la guerre, Tulle ne peut accepter une telle provocation de la part de voyous nostalgiques d’un passé qu’ils n’ont même pas connu. Lorsqu’en 1978 Paulette Geisler la nazie, surnommée «la chienne de Tulle» a osé revenir, notre ville s’est soulevée et l’a chassée», rappelle l’association qui organise une réunion publique le mardi 13 février à 18h à la salle Latreille à Tulle.

Trouble à l'ordre public

Le maire de Tulle, Bernard Combes est lui aussi inquiet de cette situation. «La présence de ce groupe pourrait constituer un grave trouble à l’ordre public. Je veille de manière très sérieuse et déterminée à ce ce qu’ils ne puissent pas, a priori, installer ce local dans la ville. Ceci au titre de son histoire et des valeurs que l’on doit défendre dans la République. Les idées que ce groupe véhicule sont nocives pour la population et elles ne résolvent aucun de ses problèmes», commente l’ancien conseiller de François Hollande. «Je travaille dans la discrétion avec le Préfet de la Corrèze afin de résoudre ce problème».
La municipalité souscrit à l’appel des organisations politiques, syndicales et associatives «mais chacun doit être dans son rôle», ajoute Bernard Combes. «Je suis le maire de Tulle, garant de l’ordre public dans cette ville et disposant de moyens de police que n’ont pas ces structures-là. Elles ont d’autres moyens de revendications qu’elles doivent faire valoir».

Karène Bellina

(*) Les Jeunesses Nationalistes Révolutionnaires ont été dissoutes suite à la mort de Clément Méric aux motifs suivants : appel à la haine raciale et antisémite, exaltation de la collaboration.

Pétition : https://secure.avaaz.org/fr/petition/Mairie_de_Tulle_Communaute_dagglome...


"Une nouvelle insulte aux martyrs de Tulle et aux victimes de guerre"

Dans un communiqué, Pierre Pranchère, ancien résistant et au nom du PRCF (Pôle de Renaissance Communiste en France) de la Corrèze, estime que l’installation de la DNR «est une nouvelle insulte aux Martyrs de Tulle et par extension à toutes les victimes des crimes de guerre et contre l’Humanité perpétrés par les féroces divisions SS, l’armée de l’occupant, ainsi que les forces répressives de la collaboration pétainiste. Le principal responsable indique qu’il était jusqu’aux dernières élections présidentielles secrétaire départemental jeune du Front National. Sa récente rupture avec ce dernier lui ouvre la voie à la constitution en Corrèze d’un groupuscule nazi comme l’affirme sa dénomination de division nationaliste révolutionnaire. Le PRCF-Corrèze s’associe à la protestation indignée qui s’élève et qui doit se traduire par une riposte massive des forces résistantes, patriotiques et républicaines, fidèles au combat qui commença en juin 1940 et se termina le 8 mai 1945, interdisant la venue de ce groupuscule à Tulle, ville résistante et martyre. Ce rebondissement rappelle une exigence, l’application de la loi votée par la France instaurant l’imprescriptibilité des crimes de guerre et de leur apologie. Le scandale qui frappe Tulle n’est malheureusement pas isolé puisqu’en Moselle a été érigée une stèle en mémoire de la 17ème division SS Panzergrenadié responsable, non condamnée, du massacre de Maillé en Indre-et-Loire. Des militants du PRCF d’Indre-et-Loire ont interpellé les présidents de la République depuis les déclarations de Nicolas Sarkozy afin que les survivants de cette division soient jugés. Hélas rien de s’est produit, bien au contraire, le président actuel s’aligne totalement sur l’Allemagne où un groupe néonazi de 90 députés siège au Bundestag», ajoute Pierre Pranchère.

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