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La culture occitane en partage

Festival

La troisième édition du festival Balad’Oc Tula s’est terminée samedi soir par un grand bal à l’Auzelou. Pendant ces quatre journées d’expressions occitanes, il a été question de musique, de littérature, de partage et de réflexion sur l’avenir de la langue.

L’occitan vit toujours que ce soit à travers la musique, la littérature, le cinéma, que ce soit à travers l’enseignement dans les écoles, collèges, lycées, universités, ou encore à travers les échanges dans des cafés, ateliers ou clubs dédiés.
Les Journées d’expressions occitanes, organisées par la mairie de Tulle sont la preuve que cette langue latine intéresse et brasse toutes les générations. Certes on ne l’entend plus autant qu’autrefois, mais elle subsiste et évolue sous différentes formes. L’octuor Lo Barrut, dont la moyenne d’âge tourne autour de trente ans, pratique l’occitan en chanson. Originaire de Montpellier, ce chœur polyphonique possède un répertoire de créations originales qui s’inspire de textes et poèmes occitans. «J’ai d’abord découvert la culture occitane par la musique, accroché par les sonorités. Ensuite, je me suis intéressé à la langue proprement dite puis à la littérature qui va avec», indique en langue d’oc l’un des chanteurs du groupe lors d’une rencontre avec les ateliers, clubs et cafés occitans de la Corrèze samedi après-midi à l’Auzelou.
«On s’est formé pour le plaisir de chanter en occitan et pas pour maintenir la langue ou par revendication politique», ajoute un autre choriste. Et le plaisir se transmet. «Il y a un groupe de polyphonies occitanes qui naît toutes les semaines du côté de chez nous». Lo Barrut figurait au programme du concert final de samedi. La formation, s’aidant de quelques percussions, a donné un concert magistral emportant le public dans son enthousiasme. La soirée a
débuté avec des saynètes de collégiens et lycéens occitanistes et s’est terminée par un grand bal animé par Anem Trio et Mirabel.

Deux figures de la poésie contemporaine à découvrir

Le festival Balad’Oc Tula a duré quatre jours mais il se prolonge en quelque sorte tout le mois de juin et une partie du mois de juillet avec l’exposition «Marcelle et Anjela» à la médiathèque intercommunale Eric-Rohmer. Prêtée par le CIRDOC (Centre interrégional de développement de l’occitan) de Béziers et réalisée par l’association Rhizomes, l’expo met en avant l’œuvre et la vie de deux figures féminines de la poésie contemporaine en langues «régionales».
Marcelle Delpastre et Anjela Duval ont toutes les deux traversé le vingtième siècle en écrivant dans leur langue maternelle : l’occitan pour l’une, le breton pour l’autre. «Elles ont été confrontées aux mêmes interdits, à la même période. Leur vision poétique se rejoint par rapport à leur perception de la terre, de la nature, en prise directe avec le pays», analyse Christiane Méry, la directrice de la médiathèque. «Toutes les deux menaient une vie simple en milieu rural, même si Marcelle Delpastre a fait des études. Il faut surtout éviter de les ramener toutes les deux à la littérature régionaliste. Cela n’a rien à voir».
Marcelle Delpastre naît en 1925 à Germont à Chamberet dans une famille paysanne. Elle écrivait des vers tout en s’adonnant aux travaux des champs. Elle gardait sur elle un carnet sur lequel elle notait les mots qui lui venaient. Son premier poème occitan «La lenga que tant me platz» paraît en 1964 dans la revue Lemouzi.
C’est à cette même époque qu’Anjela publie son premier texte. De vingt ans plus âgée que la précédente, elle a vécu dans sa ferme familiale, qu’elle a reprise, dans un hameau de Traon an Dour près de Plouaret. Elle écrit ses poèmes sur un cahier d’écolier. Ses œuvres ont été rééditées en 2005 pour le centenaire de sa naissance.

Karène Bellina


Pour poursuivre

Samedi 30 juin. A 14h30, l’association Colline des Fages à Tulle organise un atelier en occitan autour de la cuisine limousine.
Exposition. «Marcelle et Anjela, la poésie au féminin», à voir jusqu’au 12 juillet à la médiathèque intercommunale Eric-Rohmer, dans le hall. Ouvert les lundi, mardi, jeudi de 14h à 18h, le mercredi de 10h à 18h, le vendredi de 14h à 19h, le samedi de 10h à 18h jusqu’au 30 juin inclus puis les mardi et jeudi de 14h à 18h, mercredi de 10h à 18h, vendredi de 14h à 19h et samedi de 10h à 13h à partir du 2 juillet.
 

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