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Fil Quatre : un projet dans la «démesure»

Arts et patrimoine

La Cour des Arts et l’association Diffusion et Renouveau du Poinct de Tulle ont lancé un appel à projet national pour inviter un artiste contemporain à travailler autour du fameux réseau de fils noués.

C’est l’effervescence au 2 rue des portes Chanac. La plasticienne Annie Bascoul a décroché l’appel à projets lancé en avril 2018 pour une exposition prévue en octobre 2019. Elle est arrivée depuis lundi 15, l’atelier ressemble à une ruche. Les idées fusent de toute part, on imagine, on rêve, on  observe les espaces où seront installées les œuvres : au point G, dans les salles de la Cour des Arts.  «Et pourquoi pas des empreintes de pas au sol qui conduiraient d’un lieu à l’autre ?» propose Annie Bascoul, les yeux clairs déjà partis dans les confins de son esprit créateur.
On sait de l’artiste textile qu’elle aime travailler «la démesure», «la représentation du lit, lieu de l’amour», et la poésie, surtout celle du seizième siècle. Un poème de La Belle Cordière alias Louise Labé sera tissé de belle manière. S’il fallait se référer à... On penserait alors aux installations d’Annette Messager. En trame de fond, le langage artistique d’Annie Bascoul est résolument féminin. «C’est un projet ambitieux et important qui consiste à mettre en dialogue un artiste et les dentellières» annonce le président de la Cour des Arts, Jacques Tramont. «C’est la quatrième édition de ce projet que nous appelons entre nous, Fil Quatre mais c’est une première pour ce qui est de l’appel à projets à l’échelle nationale. Nous avons reçu une soixantaine de dossiers» détaille Marie Delnaud.
Annie Monsauret, présidente pour le DRPT avec Paule, Annette, deux des quarante dentellières et Michel Trébulle, «LE» dentellier de la bande, transmettent à la plasticienne invité, le fameux réseau de nœuds et les points de broderie exécutés à l’aiguille.  Tous se réjouissent de la rencontre  «À chaque fois que nous avons travailler avec des artistes, nous avons appris des choses nouvelles» s’enthousiasme la «cheffe de fils». Et puis encore : «On aime et ça nous intéresse sinon on ronronne... Ça nous change des motifs de femmes à chapeaux !» On plaisante aussi : «C’est le Re-Renouveau du poinct de Tulle !». Plus sérieusement, on fait remarquer que le réseau industriel en fil synthétique n’a pas la même facture que celui réalisé à la main. L’idée de temps n’aura pas cours, la minutie et la patience que requiert le poinct de Tulle ne saurait tolérer l’idée de compter. Mais le principe de démesure ne semble pas effrayer pour autant. À l’automne 2019, fleuriront des fleurs de dentelle au Point G. La nuit viendra projeter leurs ombres ciselées. Dans les salles de La Cours des Arts, la poésie se couchera dans un lit à baldaquin orné de pervenches. La belle endormie se lira en lettres brodées, tissées, suspendues. L’heure est à la rêverie. Mais déjà les doigts s’agitent et filent. Quatre périodes de 15 jours de résidence sont au calendrier.

Sabine Parisot

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