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Des salariés toujours dans l’expectative

Défense

Les difficultés que traversent le Pôle Graphique, Nexter et le DETMAT sur le site de l’ex-Manu à Tulle inquiètent la CGT. Le syndicat aimerait un vrai projet industriel pour ces trois entités avec des emplois à la clé.

«Y-a-t-il une volonté de garder l’emploi industriel sur le site de Souilhac ou veut-on laisser le terrain aux promoteurs ?», s’interroge la CGT Défense Corrèze. Celle-ci s’inquiète de l’avenir du Pôle Défense à Tulle. De 1.631 salariés en 1982 à l’ancienne Manu, il n’en reste plus que 250 aujourd’hui, répartis entre Nexter, le Pôle Graphique et le DETMAT (Détachement du Matériel). Ces trois entités connaissent chacune des difficultés à échelon variable.
Le Pôle Graphique. Ses effectifs sont en baisse constante. Actuellement à 33 salariés, il est toujours dans l’attente de la visite de la secrétaire d’Etat Geneviève Darrieussecq pour connaître son avenir (voir notre édition du 23 novembre). «Il est question qu’elle vienne le 3 ou le 10 décembre, mais viendra-t-elle ? Rien n’est confirmé, rien n’est annoncé non plus. C’est une situation qui contribue au mal être du personnel, encore une fois juste avant les Fêtes», commente Patrick Chambon Secrétaire CGT Défense Corrèze et du Pôle Graphique avant de prévenir. «Si la ministre se déplace pour  nous annoncer une mauvaise nouvelle, ça peut mal se passer... On a du vécu ici par rapport aux plans sociaux, on ne se laissera pas faire !», souligne-t-il. Un projet d’impression numérique permettrait d’avoir des moyens modernes avec un effectif de quarante personnes et un coût évalué à deux ou trois millions d’euros.
Nexter. La vente de l’atelier de traitement thermique et traitement de surface (TT/TS) n’a pas eu lieu. «On s’est battu et on a gagné», résume Franck Godfroy, délégué CGT. Les salariés attendent maintenant de voir les retombées des  contrats passés avec l’Armée de Terre et la Belgique concernant des véhicules blindés. «C’est essentiel pour la survie du site. Nous avons la main d’oeuvre, la place, le savoir-faire, l’atelier spécifique. Cela nous assurerait dix ans de travail au moins. On pourrait espérer des embauches et des moyens industriels. Il faudrait investir quelques millions pour remettre les machines, mais sur des contrats où l’on parle en milliards, cela ne représente pas grand chose». Le Conseil d’Administration du groupe KNDS dont fait partie Nexter doit se tenir ce vendredi aux Pays Bas. «On espère une réponse. Si on ne nous dit rien, c’est que rien ne se fera à Tulle», s’inquiète Franck Godfroy.
DETMAT. Ce site de l’Armée de Terre possède un «pôle ingénierie étude méthode» et en support un «atelier groupement multi-technique», avec un projet phare autour de l’impression 3D. A sa création en 2005, il comptait 100 employés. «Aujourd’hui nous sommes juste en dessous des 80. En 2019 nous devons rendre six postes directement en production, pour raisons budgétaires. Ils doivent partir à Douai», indique Jacques Cuzange, délégué CGT qui craint le même avenir que celui du Pôle Graphique, avec les départs à la retraite qui se profilent à l’horizon. «On a pourtant du travail, du savoir-faire et une direction qui se bat...».  

Karène Bellina


Manifestation samedi à Tulle
La CGT organise une manifestation nationale ce samedi 1er décembre. En Corrèze elle aura lieu à Tulle avec un rassemblement à 10h30 devant la permanence du député LREM Christophe Jerretie, 14 av. Victor-Hugo. Le syndicat appelle «tous les citoyens à venir exprimer les colères et à échanger sur ce qui nous rassemble» et à «réduire en cendres le mépris jupitérien !». La CGT demande l’augmentation des salaires et des pensions et la baisse de la TVA.

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