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Une résidence sénior en projet au Marquisat

Immobilier

Une résidence sénior va être aménagée au Marquisat, dans l’ancien internat de l’Ecole Normale de jeunes filles, datant des années cinquante, et à proximité immédiate de la Maison de Santé. Ce projet est porté par l’association «Les Lucioles».

Soixante logements climatisés et accessibles, allant du T1 au T3, avec balcon-terrasse, parc arboré, jardins et une multitude de services à disponibilité et à loyers modérés... Le projet de la future résidence sénior paraît plus que séduisant. «Il correspond à un besoin», soulignent Annick Taysse et Bernard Combes, conseillers départementaux de Tulle. Cet équipement se situe en effet entre le domicile et l’EHPAD. Il s’adresse à des personnes toujours valides mais souhaitant rompre l’isolement et avoir des services à proximité. C’est l’association «Les Lucioles», constituée en 2018, qui porte le projet et qui, à terme, en assurera la gestion.

"Dans l'internat de l’Ecole Normale de Jeunes Filles"

Le site choisi pour aménager la résidence est sur la partie haute de l’ex-IUFM (aujourd’hui ESPE), à côté de la Maison de Santé et le long du boulevard du Marquisat. Il s’agit d’un bâtiment datant des années cinquante. «Il a abrité l’internat de l’Ecole Normale de Jeunes Filles, puis les chambres ont été transformées en plateaux de cours», détaille Bernard Combes. L’édifice qui a aussi accueilli le CRDP, est entouré d’un grand parc arboré, d’un ancien terrain de sport, d’un ancien gymnase. Ce sont en tout 15.000 m² qui appartiennent au Conseil Départemental. L’association se porte acquéreur pour une somme de 150.000 euros. «Le compromis de vente va être signé dans les jours qui viennent, ce projet entre dans le schéma de l’autonomie», assure Annick Taysse.

"On ne va garder que le squelette"

Dix-huit mois de travaux vont être nécessaires pour restaurer l’édifice principal de 3.500 m² auquel va s’ajouter une extension de 1.500 m², qui sera construite sur trois niveaux. Le bâtiment années cinquante de quatre étages va être désamianté. «On ne va garder que le squelette», indique l’architecte Eric Boudet, du cabinet IN6TU. «Les planchers vont être renforcés. L’isolation se fera par l’extérieur, on aura un système de pompes à chaleur».
Les soixante logements disponibles uniquement à la location, se déclinent entre le T1 et le T3, sur des surfaces allant de 42 à plus de 65 m², avec cuisine et salle de bain équipées, balcon-terrasses, des chambres et pièces de vie orientées plein ouest, le tout répondant aux normes d’accessibilité.

Salle de projection, restaurant, jardins partagés

Du côté des services, les résidents auront tout à disposition : un restaurant avec terrasse servant des plats cuisinés sur place avec des produits locaux, des livraisons repas à domicile, une blanchisserie, une boutique, une salle de projection, un salon de coiffure et d’esthétique. A cela s’ajoutent des animations (ateliers, sorties...), la possibilité de cultiver un jardin partagé, de se balader dans le parc, d’avoir un poulailler. «Les animaux de compagnie sont les bienvenus dans les appartements, les résidents pourront aussi recevoir leurs familles». Concernant la mobilité, les futurs locataires auront le choix entre le Tut (arrêt à la Maison de santé), leur véhicule personnel, un système de covoiturage à moins qu’ils ne préfèrent des véhicules électriques (voitures et vélos) qui leur seront mis à disposition ! Les bureaux de l’Instance de Coordination de l’Autonomie seront transférés sur le site. Six personnes seront embauchées pour assurer le fonctionnement de l’équipement.

Des loyers accessibles

Les loyers seront à tarifs modérés et accessibles aux revenus modestes (750 euros pour un T3, allocations non comprises). «Ce projet «correspond à la diversité des attentes et des ressources». Son coût est évalué entre 9 et 10 millions d’euros. La résidence sera financée avec le soutien des caisses de retraites complémentaires, des subventions, et «un prêt sur trente ans avec les taux en vigueur». L’exploitation de l’équipement devrait permettre à l’association de rentrer dans ses frais. «La Ville de Tulle ne déboursera pas un centime», souligne Bernard Combes. «Les Lucioles» se sont entourées de partenaires et professionnels pour bâtir le projet que ce soit sur le financement, la conception ou la réalisation.
Les premiers occupants devraient défaire leurs cartons au premier trimestre 2021.

Karène Bellina

Images : IN6TU Architectes


Renseignements
Les personnes interessées peuvent obtenir des renseignements plus détaillés en vue d’une éventuelle réservation en s’adressant à l’associations «Les Lucioles» par téléphone au 05 55 26 26 25, par courrier postal (Association Les Lucioles, Pôle de l’Autonomie, 18 av. Victor-Hugo, 19000 Tulle, ou encore par mail à residence.lucioles@orange.fr. Des visites sur place pourront être organisées pendant le chantier et lorsque l’appartement témoin sera terminé.

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