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«Il faut que Bobo reste en France»

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Bobo Matondo, le jeune homme originaire de RDC et vivant à Tulle depuis six ans, a été incarcéré à la prison de Fleury-Mérogis pour avoir refusé d’embarquer dans l’avion qui devait le ramener dans son pays natal.
Son crime est d’avoir refusé de retourner dans le pays qu’il a dû fuir pour des raisons politiques et familiales. Bobo Matondo, jeune migrant originaire de République Démocratique du Congo, installé à Tulle depuis six ans est sous le coup d’une Obligation de Quitter le Territoire Français (OQTF).
Débouté en 2016 de sa demande de titre de séjour, il était assigné à résidence et pointait chaque jour à la gendarmerie. Le 6 juin dernier, c’est  menotté qu’il est conduit en région parisienne, au centre de rétention de Mesnil-Amelot à côté de l’aéroport de Roissy.
Son interpellation est intervenue alors qu’il est en attente de la décision de la Cour d’Appel de Bordeaux contre l’OQTF. Le sort du jeune homme intégré dans la vie associative tulliste, au Secours Populaire ou au Sporting club tulliste avait suscité une mobilisation citoyenne. RESF19 a lancé  une pétition demandant sa libération qui à ce jour a dépassé les 2.000 signatures. Le Réseau a également écrit au Préfet et au ministère de  l’Intérieur pour demander sa régularisation.
Une manifestation place de la cathédrale puis devant la Préfecture avait réuni 150 personnes le 14 juin dernier. Le recours contre son OQTF n’a pas empêché son expulsion. Pour avoir refusé d’embarquer dans l’avion qui devait le ramener à Kinshasa, Bobo Matondo a été déféré devant le Tribunal de Grande Instance de Bobigny. Jugé en comparution immédiate, il a été incarcéré à la Maison d’Arrêt de Fleury-Mérogis dans la foulée pour une  durée d’un mois. Une mauvaise nouvelle qui suscite à nouveau l’émotion à Tulle. «Ce qui lui arrive est très choquant et incompréhensible», déplore Sylvie Christophe de RESF19. «On a l’impression que la justice n’a pas pris en compte la dimension humaine. On met en prison quelqu’un qui a  envie de vivre en France. Il n’a pas sa place en détention», ajoute-t-elle affligée.
Ayse Tari, présidente du Secours Populaire de la Corrèze, «vit très mal» elle aussi l’incarcération de Bobo. «Nous n’avons plus de nouvelles de lui depuis le 20 juin. On lui avait pris son smartphone quand il était en Centre de Rétention mais il s’était procuré une mobicarte et on avait pu l’appeler afin qu’il garde le moral. Aujourd’hui ce n’est plus le cas et je cherche à le contacter», explique-t-elle. «Il est incarcéré de façon inhumaine et cela va créer des traumatismes. La loi asile et immigration fait du mal, elle n’est pas efficace ni appropriée».  
Bernard Combes, le maire de Tulle, estime lui aussi que cette loi est «très dure. Les textes et applications se sont durcis. Le Préfet de l’Essonne  peut décider sa régularisation à l’issue de son incarcération», commente l’édile inquiet pour l’avenir de Bobo Matondo et ses conditions de retour au pays. «Dès leur arrivée à l’aéroport à Kinshasa, les Congolais expulsés de France sont systématiquement pris en charge et suivis par les services de renseignements congolais. Il faut que Bobo reste en France», affirme le maire de Tulle.

K.B.

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