Les Urgentistes tullistes soutiennent le mouvement national

Social

Aujourd'hui, une journée de manifestation était organisée par le collectif Inter-Urgences avec un grand rassemblement à Paris. En début d’après-midi, les urgentistes tullistes ont mené une action en soutien du mouvement national.   

Les personnels du service des Urgences du Centre Hospitalier de Tulle ont souhaité collectivement montrer leur solidarité au mouvement de grève national en déposant un préavis de soutien, en portant le brassard et en se rassemblant devant leur lieu de travail. «Nous avions déposé un préavis de grève illimitée local le 24 juin dernier pour obtenir de meilleures conditions d’exercice», signale une infirmière. Accompagnés par la CFDT, Sud Solidaires et FO, les personnels ont obtenu gain de cause auprès de la direction au cours des réunions de négociation. «On avait demandé du  personnel supplémentaire pour la nuit, l’arrêt de la fermeture des lits, la sécurisation des Urgences. Des mesures ont déjà été prises par rapport à la sécurité avec un changement d’interphone.
Différentes procédures vont être mises en place à ce sujet» ajoute l’infirmière.
«A Tulle nous sommes encore épargnées, mais c’est de plus en plus compliqué de travailler aux Urgences. Plus ça va et plus les gens sont  agressifs, impatients, sur la défensive. C’est beaucoup plus difficile à gérer qu’autrefois», souligne une autre infirmière.
Le personnel constate une augmentation de la fréquentation de leur service depuis janvier 2018, en particulier la nuit. Le manque de médecins  généralistes sur le secteur est une explication à l’afflux de patients. «Les Urgences sont la dernière des ressources, on est le service public et on doit assumer, on est là pour prendre soin des gens».
La mobilisation collective des urgentistes tullistes la semaine dernière a permis d’obtenir, au terme des négociations, le recrutement de trois  infirmier(e)s en équivalent temps plein, un CDI pour quatre ASH contractuels,  la réorganisation du temps de présence des agents d’accueil de 8 heures à 23 heures, sept jours sur sept, la sécurisation renforcée et enfin une réflexion dans le service pour rétablir les équipes jour/nuit fixes.
L’intersyndicale indique que «l’ARS a refusé de financer les trois postes infirmiers aux urgences». Le coût revient donc au Centre Hospitalier. Sud Solidaires, CFDT et FO déplorent «la vision marchande et financière» de l’Agence Régionale de Santé, qui est «choquante et méprisante face à la souffrance au travail des soignants».

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