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20:16 Rétablissons les faits réels : a publié une image de cette cérémonie.

La Libération en héritage

Commémoration

Samedi 17 août, trois cérémonies commémoratives ont célébré  le 75ème  anniversaire de la Libération de Tulle. Du Pont de Cornil à la Plaque Albert-Faucher quai Gabriel-Péri, les Tullistes se sont souvenus d’une page importante de l’histoire de la cité.

Solennité et recueillement ont rythmé les trois cérémonies du 75ème anniversaire de la Libération de Tulle.
Il aura été question de mémoire, d’histoire, d’hommes et de femmes qui participèrent à la Libération d’une ville meurtrie dans sa chair le 9 juin 1944.
Devant la Stèle commémorative de la signature de la capitulation allemande au Pont de Cornil,  en présence de nombreuses personnalités civiles et militaires dont le préfet de la Corrèze Frédéric Veau, de 26 porte-drapeaux, d’un piquet d’honneur composé de gendarmes, Odile Delaunay, vice-présidente du comité intercommunal de l’ANACR Cornil-Chameyrat a rappelé les faits.  Ceux qui aboutirent à la signature de la convention pour la  reddition de la garnison allemande de Tulle en présence du Lieutenant Colonel d’Active Pierre Elie Jacquot, le Commandant FTP Roger  Lecherbonnier «Antoine» chef départemental FFI de la Corrèze, du capitaine d’Active Léonard Hounau «Hubert», chef du Corps Franc de Tulle de
l’Armée Secrète et du Lieutenant FTP Jean-Baptiste Champseix «Joubert».
Le fil de l’histoire
«Le 15 août 1944 à 22h, la garnison allemande à Brive capitule sans combat. Le colonel Böhmer s’engage à faciliter la reddition des autres  garnisons de la Corrèze dépendant de lui. C’est ici au pont de Cornil sur la commune de Chameyrat à l’emplacement très précis de l’hôtel-restaurant Tavé, que fut signé l’acte de reddition entre le commandant Reichmann de la garnison allemande et les FFI» soulignait Odile Delaunay  de ces journées décisives.  
L’acte de reddition entraînait le dépôt des armes de la garnison sans conditions le 17 août à 8h, marquant la fin des hostilités.
Les troupes allemandes allaient être traitées conformément aux lois de la guerre et des conventions de La Haye.
Le matériel de guerre et les approvisionnements étaient livrés intacts aux FFI. La garnison allemande fut rassemblée au lycée et placée sous les ordres du commandant Antoine.
Quatre dépôts de gerbes par Odile Delaunay, Roger Bouillaguet, vice-président de l’UDAC, union locale de Tulle, conjointement avec Alain Vaux, maire de Chameyrat, de Jean-Jacques Lauga,  Conseiller départemental du canton de Seilhac-Monédières (représentant le président Pascal Coste) et du préfet Veau ont marqué cette première cérémonie.
Le cortège a rejoint Tulle et la stèle Martial-Brigouleix, aussi appelé Mémorial de la Résistance puis la plaque Albert-Faucher  au niveau du Palais de justice.
Dominique Grador, Première adjointe au Maire de Tulle a expliqué à  leur sujet : «Ces deux grands résistants, bien que tués avant la Libération, ont été choisis au lendemain de la guerre, car ils symbolisent l’esprit de résistance des deux mouvements AS et FTP, notamment dans le secteur de
Tulle».
La Résistance en action
L’élue est revenue sur ce 17 août : «Robert Caulet, président du Comité départemental de Libération, s’installe dans le Cabinet du préfet Pierre Trouillé, qui va continuer à jouer un rôle important face à une nouvelle menace de représailles».
Le 18 août, la colonne allemande Jesser partie de Clermont-Ferrand veut porter secours aux garnisons allemandes encerclées. Avant d’arriver à Tulle, elle est la cible de nombreuses attaques en Haute-Corrèze de Bourg-Lastic à Ussel, ville libérée le 17 août après une attaque concertée entre l’AS et les FTP, d’Ussel à Egletons où elle va délivrer le régiment assiégé depuis le 3 août. Les 19 et 20 août la colonne Jesser sévit dans les  secteurs contrôlés par le Corps Franc de Tulle, deux compagnies de l’AS de Basse-Corrèze et un groupe M.O.I. (Main d’œuvre immigrée).
Quatorze maquisards trouveront la mort dans ces combats à la Gare de Corrèze, Saint-Priest-de- Gimel, au Champ Long de Vitrac et entre le Pont Maure et Seugnac. Le 21 août, le dernier convoi allemand quitte Egletons : «Le 22 août 1944, l’ensemble de la Corrèze est enfin libre grâce  à l’action des seules forces de la Résistance, FTP, AS, frères d’armes dans les combats libérateurs contre l’oppression nazie. Cette manifestation du souvenir doit permettre aux jeunes générations de ne pas oublier les sacrifices des hommes et des femmes, engagés dans le combat pour la démocratie et la liberté» insistait Dominique Grador.

Serge Hulpusch