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FCPE : des actions plus dures prévues pour la rentrée

Education

Après pétition et manifestation, la toute nouvelle section FCPE envisage des actions plus radicales à la rentrée de janvier.

Philippe Denoux, président de la section locale de la FCPE d'Ussel, entouré d'Audrey Soudeilles et de Stéphanie Michelon, a organisé une conférence de presse ce mardi. Le président a tout d'abord tenu à faire un point sur la situation. «Nous avons été mis devant les faits accomplis. Le 21 novembre dernier, nous avons appris qu'un conseil d'école extraordinaire avait lieu le soir même. Une délégation de parents affiliée à aucune fédération de parents s'est alors rendue devant l'école afin d'obtenir des informations et des explications à la sortie de cette réunion. Nous n'avons obtenu aucune réponse de la part de la municipalité. Nous avons donc décidé de créer une section FCPE afin d'avoir une légitimité, et soutenir les parents élus au conseil d'école. Une pétition mise en place d'une part par la section FCPE, et d'autre part par les parents élus, a ensuite circulé recueillant près de 1200 signatures et remise au maire lors du conseil municipal du 10 décembre.

Pour la remettre, nous avons organisé une manifestation partant de la gare pour se rendre à la mairie. Près de 80 personnes y ont participé, dont de nombreux enfants. Un tiers des parents sont ainsi descendus dans la rue». 

La section locale craint que deux postes d'enseignants soient supprimés. En effet, 366 élèves d'élémentaires se retrouveront à l'école Jean Jaurès ce qui occasionnerait une ou deux suppressions de postes d'enseignants d'après leur projection.

Elle  considère que ce regroupement va à l'encontre du souhait des parents qui veulent avoir sur un même site maternelle et élémentaire.

Une autre inquiétude est liée au sentiment d'insécurité.

«Actuellement, avec 195 élèves, il est nécessaire de faire des récréations séparées qu'en sera-t-il avec plus de 350 élèves ?» s'inquiète Audrey Soudeilles. «Nous avons l'impression que le maire nous ment, qu'il joue sur les mots, on nous dit que c'est acté, le DASEN ne le confirme pas, on nous dit qu'il n'y aura pas de fermeture, mais cela dépendrait du comptage de janvier...» explique Philippe Denoux.

Stéphanie Michelon, quant à elle, indique que l'avantage de vivre dans une petite ville est de pouvoir profiter de structures à taille humaine. «Si nos écoles devaient devenir comme celles des grandes villes, autant aller y vivre pour profiter des avantages qu'elles offrent et qu'on ne trouvent pas ici».
«Nous investirons l'école dans la première quinzaine de janvier pour que nos demandes soient prises en considération. Certains parents envisagent même de séquestrer des enseignants ou du personnel municipal», annonce Philippe Denoux qui ne soutient pas officiellement ce type d'action et refuse toute illégalité.

Une telle polémique est dommageable

Christophe Arfeuillère, maire d'Ussel, a regretté ces réactions, rappelant que dans un contexte de rationalisation des dépenses, la Ville d’Ussel, en étroite coopération avec les Services de l’Education Nationale, a fait le choix d’optimiser l’utilisation de ses bâtiments scolaires en regroupant les écoles élémentaires de La Gare et de Jean Jaurès sur le site de l’Ecole Elémentaire de Jean Jaurès.

Cette décision répond à une logique d’économies budgétaires, qui doit permettre de diviser les dépenses de fonctionnement de l’Ecole Jean Jaurès quasiment par 2, en passant d’un coût annuel par enfant de 430€ à 230€.

«Nous avons l'assurance de l'accompagnement de l'éducation nationale depuis le 18 décembre, dont les services ont affirmé que cet accompagnement se ferait à moyen constant pour la rentrée 2015. Ainsi, le futur groupe scolaire comportera 16 classes de 23 élèves, offrant 6,5 m2 dans les locaux par élève, alors qu'ils n'en ont que 4,5 actuellement à l'école de la Gare. De plus, la sécurité et l'accessibilité à l'intérieur comme à l'extérieur seront en place pour la rentrée. Je suis navré de la récupération politicienne qui est faite actuellement de cette question et des contres vérités qui ne cessent d’être distillées dans l’opinion publique. L’honnêteté intellectuelle devrait prévaloir pour ceux qui tentent de faire de cette question une polémique. Aujourd’hui, il m’appartient, ainsi qu’à la majorité que je représente de prendre des décisions afin de sortir la Ville de l’impasse dans laquelle elle se trouve. Je ne reculerai pas» conclut Christophe Arfeuillère.

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