Permafrost joué à La Papeterie

Bottom Théâtre

Le Bottom Théâtre joue «Permafrost» de Manuel Antonio Pereira sur une mise en scène de Marie-Pierre Bésanger,
les 1er et 2 octobre à 20h30 à la Papeterie d’Uzerche dans le cadre du festival des Francophonies.

Dans une usine de métal, une voix féminine parle d’un ouvrier, d’un «homme cambouis» ami des machines qui la nuit, reste dans la fabrique pour les réparer, les surveiller et construire des objets, des sculptures d’art brut. «C’est un homme que le monde a isolé à moins que ce soit lui qui se soit isolé du monde», résume Marie-Pierre Bésanger, la metteur en scène. Une histoire va naître entre ces êtres que tout oppose. Permafrost appréhende la fragilité de la rencontre, l’apprivoisement de l’autre, aborde la crainte comme le désir.
Ce texte, écrit par Manuel Antonio Pereira, un auteur franco-portugais, a bouleversé Marie-Pierre Bésanger en 2011, à l’occasion du comité de lecture des Francophonies. «Lorsque l’on me propose de partir à Ottawa pour participer aux Zones Théâtrales avec l’auteur de mon choix, j’ai de suite pensé à Manuel. Nous avons travaillé le texte avec des comédiens canadiens. A la suite de cette expérience, l’écrivain m’a demandé de monter une pièce. J’ai refusé car je n’avais pas l’énergie pour chercher les moyens».
Plus tard, à la suite d’une mise en espace à la Maison des Metallos à Paris et à la médiathèque de Tulle, la metteur en scène a constaté l’émotion du public pour cette histoire et pour la langue de l’auteur. «J’ai alors présenté un pré-projet pendant les Rencontres à l’Ouest et noué des partenariats».
Pendant la création, en 2014, le Bottom Théâtre s’est immergé dans les «Chaineries limousines» à Bellac. «Nous avons passé du temps dans l’usine, la nuit, le jour, pris des photos, enregistré des sons. C’était un univers complètement étranger pour moi».
La troupe a effectué ensuite une résidence à Sédières puis de nouveau à Bellac.
Après une vingtaine de représentations dans des théâtres, Permafrost s’invite à Uzerche, sur le site de la Papeterie. «Au départ nous devions jouer dans la halle Huguenot puis nous avons eu l’idée d’investir la salle des machines». Comme une évidence, l’histoire de la pièce dialogue avec celle de la Papeterie. «Nous sommes sensibles à ce lieu et au travail que les hommes y ont accompli. Le public est invité à entendre une histoire et à la vivre avec de multiples croisements», souligne Marie-Pierre Bésanger. L’exposition d’art brut qui s’y déroule en ce moment convient parfaitement au décor. Les comédiens vont utiliser tout l’espace. «Les spectateurs auront l’impression d’être comme dans un film».
La jauge est limitée à 90 personnes. Les réservations sont donc obligatoires.
Les après-midi, deux représentations seront données aux scolaires. «L’histoire parle aux jeunes et particulièrement aux jeunes adultes car elle leur raconte quelque chose sur l’exclusion. Elle finit bien et leur donne de l’espoir. Elle dit que quelque chose est possible, qu’il n’est pas inéluctable d’être isolé. Il y est beaucoup question de trouver sa place».
A voir les 1er et 2 octobre à la Papeterie d’Uzerche à 20h30, 10 euros, 5 euros (réduit). Réservations au 06 19 22 74 05.
Pièce en coproduction avec la Maison des Metallops, le festival des Francophonies, le théâtre du Cloître et Fontenay en Scènes

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