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Bosredon : un chemin de discorde ?

Vie démocratique

Sur le bord de la D901 s’élève un abris-bus quelque peu singulier. Déjà en 2014, Christian Saule, habitant de Varetz, utilisait ce mobilier urbain comme moyen d’expression pour s’adresser aux élus locaux.

On peut y lire aujourd’hui un message écrit blanc sur noir tracé sur une bâche agricole emmaillotant l’aubette : «Attention Madame le Maire ! Partageons les chemins sans conflit. Mettons fin aux ‘copinages malsains !’».
La question du partage des chemins communaux semblerait ne concerner que les riverains sauf qu’en réalité, elle fait l’objet de nombreuses délibérations au sein des conseils municipaux ruraux de france et de Navarre. À cette échelle, il y va de l’aménagement du territoire dans son ensemble et donc de la libre circulation de tous les citoyens sur les chemins de France. Il s’agit donc bien d’intérêt général face aux intérêts privés... C’est bien cela qui fâche Christian Saule, exploitant agricole. «C’est un chemin qui traverse Laurençou. C’est un chemin public ! Ça nous évite de prendre la route départementale avec les tracteurs et les remorques. C’est aussi un chemin qui relie les hameaux» lance-t-il. Bien qu’il soit à la retraite, l’agriculteur poursuit sa besogne et emprunte le chemin de Bosredon régulièrement comme d’autres usagers de la route.

«Pourquoi avoir aliéner ce chemin ?»

Lors d’une délibération en conseil municipal du 15 février 2019, décision a été prise d’aliéner une partie du chemin Bosredon au bénéfice d’une seule propriété. La voie de circulation sera bientôt entravée. Rendant caducs les certificats d’urbanisme accordés en 1996 à Nadine et Noël Courtioux pour des terres qui jouxtent cette voie. Si jusqu’ici leurs demandes de renouvellement de CU avaient été accordées, celle
réitérée en mai dernier a été refusée sans même étudier la possibilité d’aménagements mineurs permettant l’accessibilité des terrains. Une obligation pour la commune avant d’exprimer son refus. «J’avais même proposé de céder 25 mètres de terrain pour 1€ afin de créer une plateforme de retournement. Pourquoi avoir aliéner ce chemin ?» questionne Noël Courtioux. La question demeure.
Une enquête publique sera ouverte du 9 au 23 septembre prochain selon la législation en vigueur. Quelles en seront les conclusions ?
S. P.