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Eradiquer l’amiante : perspectives réelles et locales pour le territoire

Politique

A la rencontre ce mardi des syndicats CGT Eurenco et Cheminot, la députée européenne communiste Marie-Pierre Vieu a assuré de son soutien au projet d’inertage de l’amiante sur Bergerac.

C’est un scandale sanitaire qui n’a toujours pas trouvé de réponse concrète. Interdite depuis 1997, le poison amiante continue à faire plus de 1 600 décès par an sur le terrioire français. Un récent rapport du Haut conseil de la santé publique (HCSP) a rendu ses sinistres con-clusions : quelques cent mille personnes devraient sombrer sous les affres de ce jadis juteux matériau d’ici 2050. Encouragée par les méandres d’un capitalisme sauvage et ses nombreux lobbying d’industries de l’amiante, cette hécatombe aurait évidemment pu être évitée. Il n’est pas trop tard, des solutions existent. A l’exemple du projet porté par le collectif d’élimination de l’amiante, le Cerader 24, qui depuis bientôt quatre ans œuvre pour qu’un procédé d’inertage de ce produit se fasse enfin jour.

« La question de l’amiante touche toute la société», Marie-Pierre Vieu, députée PCF

En ça, l’association se fait le relais des recherches de laborentins de l’université de Montpellier. Ces derniers ont mis au point un dispositif d’éradication totale de l’amiante par bain d’acide, avec revalorisation de ses déchets. Les chercheurs ont de suite vu l’intérêt d’un site telle que la Poudrerie de Bergerac, inscrite Seveso haut seuil et possédant toutes les infrastructures pour y installer un pilote avant son industrialisation. Si les scientifiques y ont vu une opportunité, les politiques territoriaux eux tapent en touche. Sollicités à maintes reprises par le Cerader, les différents échelons des pouvoirs publics font les morts. Ou pire, quand ils répondent, comme il y a quelques jours à l’image du député Michel Delpon, c’est pour dire « la santé ne vous regarde pas ». Triste de décevoir En Marche, mais la santé ne concerne pas qu’une poignée d’élus opportunistes. Elle est bien le souci de tous, et nombreux se sentent concernés par ce dossier amiante. La preuve ce mardi avec la venue de Marie-Pierre Vieu. Sous l’impulsion de la fédération Dordogne et des élus PCF du territoire, la députée européenne communiste est allée à la rencontre du Cerader et des syndicats CGT Eurenco et Cheminot. L’objectif de cette entrevue, fédérer tous les acteurs concernés par ce projet d’inertage de l’amiante. Car si ce dernier répond à une question sanitaire, il est également porteur de solutions environnementales et sociales. Délégué du personnel CGT aux Ateliers SNCF du Toulon à Périgueux frappés par un récent plan social, Jean-Baptiste Evrard souscrit à la démarche : « Nous avons un volume déjà extrêmement conséquent de déchets amiante dans nos ateliers. Le désamiantage des trains Corail est une réalité à laquelle nous allons devoir bientôt faire face, mais bien qu’alertée, la direction se met en stand by sur cette question sous couvert de rentabilité ». Le représentant cheminot pointe de plus un rempart au rapport Spinetta en réamorçant des lignes de fret pour le transport de l’amiante des Ateliers du Toulon jusqu’à la Poudrerie, et donc un entretien des lignes territoritoriales aujourd’hui menacées. De son côté, la CGT Eurenco confrontée à un avenir incertain en terme de plan de charge, veut être force de proposition quant à l’avenir de son site. « Si nous ne devons rien lâcher sur notre cœur de métier, il est évident que la diversification de notre production ne peut être qu’un plus pour l’avenir d’Eurenco », assure Stéphane Coumes, le secrétaire CGT d’Eurenco Bergerac. Si Marie-Pierre Vieu évoque le décret européen qui va rapidement interdire l’enfouissement de l’amiante et obliger les divers pays à son traitement, elle n’oublie pas la responsabilité de chaque Etat. « La lutte doit être nationale avant d’être européenne, ce sont les gouvernements qui tiennent les clés de la boutique, ce sont eux que l’on doit mettre face à leur responsabilité ». La députée européenne voit en l’environnement une piste à saisir « Le gouvernement français veut se positionner comme exemplaire sur ce sujet, votre projet l’est en tout point. Tout comme il est politiquement, industriellement et socialement. Macron ne peut se désengager sur ces questions, et nous pouvons construire le rapport de force sur ce projet qui tient la route économiquement ». Tous les acteurs sont prêts à mener cette lutte au rayonnement local, départemental, régional et même national. Marie-Pierre Vieu s’engage elle à soutenir ce projet à l’échelle du parlement européen en « alertant les autres parlementaires sur la modernité de ce combat et lui donner de la voix au niveau européen ». Le dossier devrait dès le mois prochain faire l’objet d’une question orale de la part de la députée au parlement européen.

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Commentaires

Projet viable, mais mort par manque de volonté politique !!!!