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Edito

L’echo, l’impensable fin

Six ans après avoir validé son plan de continuation, L’Echo se présentera à nouveau devant le tribunal de commerce demain en fin d’après-midi.
Confronté à d’importantes difficultés financières depuis des années, L’Echo n’est pas parvenu à faire face à la crise qui secoue l’ensemble de la presse et ne possède plus les ressources nécessaires pour rembourser l’échéance annuelle de son passif et moderniser son outil de travail.
Son avenir immédiat est menacé puisque le tribunal prononcera très vraisemblablement  la liquidation de la SNEM, sa société éditrice.
Il y a quelques semaines, contraints par nos problèmes récurrents de trésorerie, nous avions prévu de lancer une nouvelle formule, plus axée sur l’actualité sociale et politique de nos départements. Il nous fallait aussi réaliser  d’importantes économies indispensables à la survie du journal. Cela exigeait la suppression de nos pages cantons et une réduction de nos effectifs. Cette exigence n’était pas une bonne idée puisqu’elle vous aurait privé  de l’information de proximité à laquelle vous êtes très attachés. Mais elle était indispensable pour espérer un avenir.
Ce nouveau défi imposait également que nous puissions investir suffisamment pour permettre de réussir cette nouvelle formule, ainsi qu’un nouveau site internet et une campagne d’abonnements indispensables à l’augmentation de notre diffusion.
Malheureusement,  la réalité s’est imposée et nous avons fini par être rattrapés par la baisse de nos recettes et l’importance du passif lié au dépôt de bilan de 2012. Si nous avons pu rembourser plus de 525 000 euros depuis 2013, l’échéance de 125 000 euros à honorer cette fin d’année était totalement impossible à réunir. Sauf investisseur de dernière minute, l’impensable a donc fini par se produire. L’Echo va sans doute disparaître.
L’ensemble des salariés souhaite vous inviter à se joindre à eux, demain à 17h55, devant le tribunal de commerce de Limoges, pour partager ensemble ce moment si cruel.