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La tragique histoire d’un maquis en 1943

Mémoire: Un documentaire en DVD sur le massacre des Saulières

Le 11 novembre 1943, soixante maquisards défilent devant le monument aux morts de Sainte-Féréole avant d’y déposer une gerbe. Ils portent l’uniforme estampillé d’un écusson de l’Armée Secrète, arborent les drapeaux, les clairons. Ils commémorent l’armistice de 1918 suite à un appel lancé par Londres. Cette action patriotique déplaît à l’occupant allemand. La répression sera terrible. Quatre jours plus tard, le 15 novembre, 300 soldats nazis venant de Limoges attaquent le camp des maquisards dans les Saulières. Dix-huit jeunes résistants appartenant aux camps du Treuil et de La Besse, seront tués. Ils seront retrouvés couverts de boue, mutilés et défigurés.
Un travail de recherche de trois ans. 70 ans après, cet épisode tragique de la seconde guerre mondiale est restitué sous la forme d’un documentaire dans un DVD intitulé «Il y avait la forêt des Saulières..., Histoire d’un maquis en 1943». Ce film est réalisé par l’association «Histoire et Mémoire en Corrèze» avec le partenariat du Conseil général. «Une brochure d’une vingtaine de pages sur le sujet a déjà été éditée. Devant son succès, nous avons eu l’idée de faire un film», explique Georges Bugeat, le président. «Nous avons présenté notre projet au Conseil général. La collectivité a mis à notre disposition sa cellule communication».
Le documentaire dure 52 minutes. Il est le fruit d’un travail de recherche de trois ans et de collecte de témoignages vivants. Il s’appuie sur des documents officiels de la gendarmerie, de l’armée allemande, des archives nationales et départementales, de journaux et photos d’époque, de lettres et clichés issues de collections particulières. «Le film intègre l’actualité de l’époque. Il part de la débâcle en mai-juin 40, l’installation du gouvernement de Vichy», ajoute Georges Bugeat. «Il est bâti autour du récit du résistant Albert Uminski, décédé il y a un an, et repose sur deux axes : les témoignages d’habitants de Sainte-Féréole, Donzenac et ceux d’expatriés lorrains».  
Exilés lorrains et réfractaires au STO trouvent refuge. En effet, des milliers d’Alsaciens et de Mosellans fuient vers le sud-ouest de la France. Beaucoup trouveront refuge en Corrèze. Des habitants de Coutures et de Riche en Moselle sont hébergés et protégés à Donzenac et Sainte-Féréole. «Nous avons retrouvé en Lorraine la famille qui s’est réfugiée chez les Uminski», souligne Michel Escurat, membre de l’association. En tout, près de vingt intervenants racontent les conditions de vie de l’époque et les circonstances du massacre. «Nous avons les propos de deux témoins directs du drame, eux-mêmes résistants, les souvenirs de témoins indirects et d’enfants de résistants».
En 1943, des réfractaires au Service du Travail Obligatoire se cachent dans les Saulières. Les camps de maquisards se constituent, appartenant à l’Armée Secrète. «En huit mois leur nombre passe de dix à 80. Ils sont plus ou moins équipés, armés, entraînés et bénéficient du soutien de la population locale qui les nourrit», signale Jean-Jacques Raoux.
«La cabane cubaine». Quatre camps se forment sur le massif des Saulières, une forêt épaisse de 900 hectares entre Malemort, Sainte-Féréole et Donzenac. L’un se situe dans une grotte au «Trou du Loup». Il sera rebaptisé «la cabane cubaine». A quelques centaines de mètres se trouve une autre cachette, dans une carrière, il s’agit du «chat huant». L’hiver rigoureux encourage les résistants à se replier sur les fermes du Treuil et de La Besse situées sur le hameau de La Besse. C’est au Treuil qu’aura lieu le massacre.
Un millier de personnes aux obsèques. Les corps sauvagement abîmés par des coups de botte et de crosse seront acheminés à Donzenac sur une charrette à bœufs. Les habitants, émus, fournissent des draps pour les linceuls. Les menuisiers du village confectionnent dix-huit cercueils en une nuit. Après une messe à l’église, les dépouilles sont conduites au cimetière, suivies par un cortège d’un millier de personnes.
Le documentaire retrace l’atmosphère pesante qui régnait à cette époque. Il revient sur les lieux du drame, montre les vestiges des camps, souligne la solidarité qui régnait dans ce milieu rural et rend un bel hommage à ceux qui, très jeunes, ont donné leur vie pour la liberté.

Karène Bellina
A noter:
Le documentaire sera projeté prochainement à Sainte-Féréole et Donzenac et le 5 décembre à Brive au cinéma Rex à 21h15. Il est disponible auprès de l’association Histoire et Mémoire en Corrèze : hmc@saulieres.net.
Un sentier de la mémoire de 4 km dans les Saulières, balisé et comportant des panneaux sur l’histoire locale et nationale, vient d’être réalisé. Il sera inauguré ce week-end. Ce projet a été porté par l’Association pour la Protection des Saulières.
Des images d’archives exceptionnelles
L’histoire du maquis des Saulières bénéficie d’une source iconographique exceptionnelle. Le défilé du 11 novembre 1943 a été immortalisé par un photographe amateur sous dix angles différents. Plus rare, les corps des dix-huit résistants tués ont tous été méticuleusement photographiés par un professionnel de l’identité judiciaire. Les clichés, conservés aux Archives départementales, montrent l’ampleur du massacre. Le drame a également fait l’objet d’un compte-rendu précis de la gendarmerie. Il n'y a pas d’équivalent en Corrèze.