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Entreprises : le numérique pour exister à l'international

Formation

Dernièrement, à la Chambre de Commerce et d’Industrie, Kevin Gallot, de la société Inflexia, donnait une conférence intitulée «Comment optmimiser sa présence à l’international grâce au numérique ?». Plusieurs entreprises du département y ont assisté pour développer leur stratégie commerciale. Conquérir le monde en quelques clics, c’est le pari, plus si osé, que se lancent de plus en plus d’entreprises. La Creuse n’échappe pas au phénomène. Elle l’encourage. Vecteur de développement, l’exportation des savoirs et savoir-faire creusois est une stratégie qui peut porter ses fruits. C’est l’opinion en tout cas de Picoty, de la Manufacture Robert Four, de l’Atelier Pinton et de la conserverie des Mille sources, dont les représentants ont cherché dernièrement à développer leurs connaissances pour mieux s’implanter et durer à l’étranger. 

Kevin Gallot, directeur associé de la société Inflexia, consultant marketing et nouveaux usages, leur exposait les secrets d’une présence réussie et prolongée au sein de nouveaux marchés.  «Travailler un nouveau pays, c’est extrêmement chronophage» prévient Kevin Gallot. Après avoir étudié en profondeur les cibles à viser, le directeur dénote trois étapes pour optimiser la présence des entreprises à l’international : utiliser le numérique pour faire une veille, adapter son site aux marchés locaux et développer sa visibilité sur son marché cible.

Le web permet d’observer, de savoir, de se renseigner. Les ingrédients sont réunis pour faire une veille, c’est-à-dire de se tenir au courant de l’information sur le sujet et sur le marché en temps réel ou presque, afin d’identifier les opportunités et les approches à affiner. Pour cela, deux outils : les moteurs de recherches et les réseaux sociaux. Google et Facebook sont majoritaires en France. Ce n’est pas le cas dans d’autres pays comme la Chine ou la Russie. Un seul réseau social semble s’imposer largement sur le monde selon Kevin Gallot : le réseau professionnel LinkedIn, laissant le Français Viadeo à ses difficultés : «C’est «LE» moteur en terme d’identifiant de marché, de clients et d’échanges». Il s’explique : «C’est important d’être en contact avec des agences sur place qui peuvent suivre nos informations. Dès que l’on ajoute une «news», on les touche». Cette étape, si elle est peu coûteuse, en terme d’argent, «elle prend beaucoup de temps» concède Kavin Gallot. 

Ensuite, il est nécessaire d’adapter son site aux marchés. Il faut disposer d’un site accessible depuis n’importe quel appareil, avec des formats compatibles pour les ordinateurs comme les mobiles. La partie visuelle est très importante. «Une image vaut mille mots» reprend même Kevin Gallot à Confucius. L’image doit être colorée. Là encore, il «faut faire attention à la symbolique des couleurs dans les pays». Pour l’écrit, une version traduite dans la langue principale est nécessaire si l’on s’adresse au grand public. L’Anglais peut suffire en cas d’échanges entre entreprises. Kevin Gallot met en garde contre les outils de traduction, à l’image de Google Translate. Le dérapage culturel est interdit, notamment dans certains pays. Le directeur donne un exemple : «Lors d’un rendez-vous commercial en Asie ou aux Etats-Unis, l’approche est différente. On n’embellit pas le propos. Il faut que ce soit direct. Sinon ça ne les intéresse pas. C’est plus rapide, très binaire, ils disent oui ou non». 

Enfin, les entreprises ont besoin de développer leur visibilité : être vues, trouvées, relayées, référencées ou encore lancer des actions ciblées en accompagnement local. La relation avec des intermédiaires, et la présence physique sur place sont importantes. «Mais il faut parler la langue locale, se familiariser avec la culture locale, publier des nouvelles adaptées, ne pas oublier les fêtes nationales... faire attention aux habitudes culturelles et religieuses» insiste Kevin Gallot.

Au final, l’activité numérique est chronophage, a un coût (site internet, traduction, implantation). Mais elle permet aux entreprises d’assurer une présence pérenne dans des marchés très recherchés. En somme de poser son empreinte sur d’autres parties du monde.


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C’est le pourcentage d’internautes en France. 72 millions de téléphones sont activés (sur 66 millions d’habitants). 68% de la population française est inscrite sur un réseau social, contre 26% de la population mondiale. «Si Facebook était un pays, il serait juste derrière la Chine et l’Inde» indique Kevin Gallot.

  • Internet plutôt que l’eau potable

Internet prend un tournant encombrant, presque inquiétant. Kevin Gallot l’affirme : «Pour ceux nés avant l’ordinateur, c’est un outil de travail. Pour ceux nés après, c’est une condition de vie».

Dans certains pays, en Afrique par exemple, le directeur associé de la société Inflexia explique que les habitants disposent de la Wifi mais pas de l’eau potable.