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A tire d'ailes à l'aéroport de Brive-Vallée de la Dordogne

Biodiversité

L’aéroport de Brive-Vallée de la Dodogne s’engage dans la préservation de la biodiversité. Balade dans les prairies d’un environnement préservé au sein du Causse Corrézien à la découverte de sa faune et de sa flore.

Cela fait quatre saisons que Brive adhère à l’association Aréo Biodiversité. L’objectif : travailler en lien avec le personnel et faire connaître la richessse du site au public. L’idée germe en 2013 et se concrétise à la naissance de l’association, anciennement Hop Biodiversité. C’est un travail en lien avec 18 aéroports français qui se développe alors dans un but de préservation des espaces naturels. «A l’époque nous travaillions avec quatre aéroports sur une stratégie de biodiversité qui réunissait différents acteurs du secteur aérien. Nous sommes maintenant en partenariat avec la direction générale de l’aviation civile, Air France, Air Corsica... et le Musée d’Histoire Naturelle» détaille Julia Seitre, docteur vétérinaire et coordinatrice scientifique Aéro Biodiversité. Sur le site de Brive-Vallée de la Dordogne, pas moins de huit espèces d’orchidées sont dénombrées (ophryse bécasse, phalangère à fleurs de lys...) et 70 espèces d’oiseaux. Mais la vedette du jour, c’est l’Azuré du serpolet : un petit papillon bleu qui requiert l’attention des scientifiques essayant de savoir si le site n’est pour lui qu’un lieu de passage ou s’il y pond également. Ce dernier fait partie du vaste réservoir d’insectes dont se délectent les dix espèces de chauve-souris recensées mais aussi les petits oiseaux de campagne, comme le chardonneret élégant et la linotte mélodieuse, lesquels enregistrent une chute de 30% de leurs effectifs ces dernières années.

Un milieu préservé

«L’aéroport de Brive se caractérise par son terrain de causse. C’est un milieu pauvre en ressources mais, à l’inverse, très riche de par la compétition et la diversité qui s’y instaurent. Entretenu en prairies plus ou moins rases, la préservation de ce milieu particulier a favorisé une végétation typique et la présence de tout un cortège d’espèces qui y sont liées et qui sont de ce fait, très peu impactées par l’homme.» explique Roland Seitre, directeur de l’association.
Pour étudier l’incroyable biodiversité que l’aéroport a su préserver, quatre protocoles ont été mis en place par les groupes de travail de l’association, et les résultats, qui se veulent participatifs, viennent grossir les rangs des données recueillies par le Muséum d’histoire naturelle. Comptage des papillons et des oiseaux, prélèvements tous les deux ou trois ans pour étudier les sept espèces différentes de vers de terre mais aussi nichoirs
à pollinisateurs et planches à micromammifères : une dizaine de points d’étude sont répartis sur la plateforme.
Estelle Urien est chargée d’étude botanique à l’association, elle indique qu’un des nichoirs est constitué de tubes disséminés sur la prairie : «les abeilles sauvages viennent y pondre et l’étude des tubes bouchés va nous permettre de connaître le peuplement de ces dernières sur le site. Les insectes sont des indicateurs de la vie sur ce terrain et certaines espèces ne s’installent que grâce à cette typographie particulière. C’est le cas de la fourmi qui est l’hôte du papillon azuré du serpolet : elle a besoin que le sol soit plus à nu et cette végétation typique est favorable à son implantation.»

Des voyageurs inattendus

Parfois, de belles surprises attendent les scientifiques : un aigle botté leur a fait l’honneur de sa présence il y a deux mois. «Près d’une dizaine de rapaces sont observés ici et on peut assister à un débordement de certaines espèces car nous sommes proches d’un axe migratoire. Le causse pullule de micromammifères, c’est un garde-manger idéal pour les rapaces comme la buse variable ou le faucon crécerelle.» détaille Kilien de Château Vieux, ornithologue.

Un volontariat

La collaboration entre Aéro Biodiversité et le personnel de Brive-Vallée de la Dordogne repose sur la base du volontariat. L’objectif est de s’assurer que l’aspect environnemental peut vivre en harmonie avec l’activité du site sans occasionner de risque supplémentaire pour la sécurité des usagers. «On prend conseil de ce que nous dit l’association comme au niveau de l’effarouchement des oiseaux. Avant, nous procédions à une tonte rase mais les risques sont plus important qu’avec une hauteur d’herbe plus élevée car les oiseaux se cachent dedans. On a donc modifié la hauteur de
coupe dans nos protocoles de fauchage.» explique Yann Prat, responsable technique et sécurité. L’équilibre est alors trouvé entre nature et vie du site et, comme un pied de nez au vivre-ensemble, un lièvre et un milan noir semblent danser sur la prairiet
Les espèces observées sur les aéroports sont disponibles sur basephoto.hopbiodiversité.com

Sabine Taverdet


 

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