Le bilan du double séisme qui a frappé le Venezuela le 24 juin s’est alourdi à 2 954 morts, selon les données publiées vendredi 4 juillet par le ministère vénézuélien de l’Information. Le précédent bilan, communiqué le 3 juillet, faisait état de 2 645 victimes.
Les tremblements de terre ont également fait 16 592 blessés et laissé 16 309 personnes sans abri, a précisé Jorge Rodriguez, président de l’Assemblée nationale du Venezuela, lors d’une conférence de presse à Caracas.
Les opérations de recherche se poursuivent pour tenter de retrouver des survivants dans les décombres, a-t-il indiqué. Le pays est entré dans sa deuxième semaine de deuil national, décrété par le président Nicolas Maduro au lendemain de la catastrophe.

Le double séisme a principalement touché l’État de Vargas, sur la côte caraïbe, et la ville portuaire de La Guaira, située à une trentaine de kilomètres au nord de Caracas. Les répliques ont compliqué le travail des équipes de secours dépêchées sur place.
Plusieurs bâtiments résidentiels se sont effondrés dans les quartiers populaires de La Guaira et de Maiquetía. Selon les premières estimations de la protection civile vénézuélienne, plus de 8 000 bâtiments ont été endommagés ou détruits, dont plusieurs hôpitaux et établissements scolaires.
Des équipes de secours internationales, venues notamment d’Espagne, du Mexique et de Colombie, participent aux opérations de sauvetage aux côtés des autorités vénézuéliennes. L’ONU a annoncé le déblocage d’une aide d’urgence pour soutenir les opérations humanitaires dans les zones touchées.
Sur le plan matériel, les infrastructures routières ont subi d’importantes dégradations, compliquant l’acheminement de l’aide dans les zones reculées. Le gouvernement a annoncé l’ouverture de centres d’hébergement temporaires pour les milliers de familles déplacées.
Le Venezuela, qui traverse depuis plusieurs années une crise économique, dispose de moyens limités pour faire face à une catastrophe de cette ampleur. Les organisations humanitaires présentes sur place, dont la Croix-Rouge, alertent sur les risques sanitaires liés aux difficultés d’accès à l’eau potable dans les zones sinistrées.
Ce double séisme est le plus meurtrier enregistré au Venezuela depuis plus d’un siècle. Le dernier tremblement de terre d’une ampleur comparable remonte à 1894, lorsqu’un séisme avait dévasté la région andine de Mérida. Le tremblement de terre de Caracas en 1967 avait fait environ 300 victimes.
Les autorités redoutent que le bilan ne s’alourdisse encore dans les prochains jours, à mesure que les équipes de secours accèdent aux zones les plus isolées des régions montagneuses de l’État de Vargas.
L’Union européenne a débloqué une aide d’urgence de plusieurs millions d’euros pour financer les opérations de secours. Plusieurs pays d’Amérique latine, dont le Brésil et l’Argentine, ont également dépêché des équipes de recherche et du matériel de première nécessité.
Le président Nicolas Maduro a qualifié la catastrophe de « drame national » et promis la reconstruction des zones sinistrées. Une collecte de fonds nationale a été lancée pour venir en aide aux familles des victimes.
Des centaines de personnes restent portées disparues, selon les autorités. Les secouristes travaillent sans relâche, mais les espoirs de retrouver des survivants s’amenuisent à mesure que les jours passent.
La Croix-Rouge vénézuélienne a déployé des unités mobiles de soins dans les zones sinistrées pour prendre en charge les blessés légers et distribuer des kits d’hygiène. Les hôpitaux de la région de Caracas fonctionnent à capacité maximale pour traiter les cas les plus graves.
Le pays se trouve dans une zone sismiquement active, à la jonction des plaques tectoniques caraïbe et sud-américaine. Les secousses telluriques y sont fréquentes, mais rarement d’une telle intensité. La communauté scientifique internationale continue de surveiller l’activité sismique dans la région, alors que des répliques de moindre intensité continuent d’être enregistrées.
