Vingt élèves d’une école primaire et un adulte ont trouvé la mort, jeudi 16 juillet au soir, dans l’accident du bus qui les ramenait d’une sortie scolaire dans l’est de l’Ouganda. Trois adultes et plusieurs enfants ont également été blessés.
Le drame s’est produit vers 20 heures (19 heures GMT) dans le district de Kapchorwa, à environ 300 kilomètres à l’est de Kampala. Selon les premiers éléments de l’enquête communiqués par la police ougandaise vendredi 17 juillet, le conducteur du bus aurait perdu le contrôle du véhicule. Celui-ci est sorti de la route, a percuté une grosse pierre et s’est retourné. Les secours sont arrivés sur place dans la foulée pour prendre en charge les blessés, a précisé la police dans un communiqué publié sur le réseau social X.
Le bus appartenait à l’école primaire King David de Ndejje, un établissement privé situé dans la banlieue de Kampala. Les élèves revenaient d’une excursion aux chutes de Sipi, une cascade haute d’une centaine de mètres située dans le district de Kapchorwa, à l’est du pays, une destination prisée pour les sorties scolaires. La police, qui a diffusé une image du véhicule gravement endommagé et renversé sur le flanc, a ouvert une enquête pour déterminer les circonstances exactes de l’accident. Les enquêteurs doivent notamment examiner l’état du véhicule et les conditions de la route au moment du drame.
Les autorités ougandaises ont exprimé leur consternation face à ce lourd bilan. Le ministère de l’Éducation a indiqué suivre la situation de près et a promis des mesures pour renforcer la sécurité des transports scolaires. Des équipes de soutien psychologique ont été dépêchées auprès des familles des victimes et des élèves rescapés de l’école King David. Le président Yoweri Museveni a présenté ses condoléances aux familles par l’intermédiaire de son porte-parole, appelant à une enquête approfondie et à des sanctions en cas de négligence avérée.
Les accidents de la route sont fréquents en Ouganda, comme dans une grande partie de l’Afrique de l’Est. Les causes incluent le mauvais état des routes, le manque d’entretien des véhicules et une régulation insuffisante du transport public. En octobre 2025, quarante-six personnes avaient déjà trouvé la mort dans une violente collision entre deux autocars dans le centre du pays. Selon un rapport de la police ougandaise, 4 434 collisions mortelles ont été enregistrées en 2024, causant la mort de 5 144 personnes, soit une moyenne de plus de quatorze décès par jour sur les routes du pays.
Selon l’Organisation mondiale de la santé, l’Afrique subsaharienne enregistre les taux de mortalité routière les plus élevés au monde, avec 26,6 décès pour 100 000 habitants, soit près du triple de la moyenne européenne et plus du double de la moyenne mondiale. Le transport scolaire, souvent effectué dans des véhicules vieillissants ou empruntant des routes dégradées dans les zones rurales, est particulièrement exposé à ces risques. En mai 2026, un car transportant des étudiants dans l’ouest du Kenya, pays voisin de l’Ouganda, avait fait quinze morts après une sortie de route similaire.
La police ougandaise a indiqué que l’enquête se poursuit. Les résultats de l’expertise technique sur l’état du véhicule et les conditions de la route sont attendus dans les prochains jours. Les corps des vingt et une victimes ont été transportés à la morgue de l’hôpital de Kapchorwa pour identification par les familles. L’accident relance le débat sur la réglementation des transports scolaires en Ouganda, où les compagnies privées assurent la majorité des déplacements d’élèves sans disposer toujours de véhicules adaptés à ce type de transport.
L’école King David de Ndejje a annoncé la suspension des cours jusqu’à nouvel ordre. Dans un message adressé aux parents, la direction de l’établissement a fait part de sa « profonde tristesse » et a indiqué que des services d’accompagnement seraient mis à disposition des familles touchées. Une cérémonie de recueillement doit être organisée dans les prochains jours en mémoire des vingt enfants et de l’adulte décédés dans l’accident.
