J’ai croisé Léa, 32 ans, qui exprimait son agacement en attendant une réponse de ChatGPT, sa routine du matin depuis que l’intelligence artificielle rythme son boulot de rédactrice freelance. « Je touche le mur trop vite avec la version gratuite », m’a-t-elle confié, avant de pointer du doigt la nouveauté du jour : ChatGPT Go. Son regard pétillait : 8 euros par mois pour dépasser les limitations ? Mais une pub qui titille déjà la curiosité… ou la méfiance. Signe d’un basculement dans la façon dont on considère les assistants virtuels aujourd’hui en France. Vous êtes prêt pour une visite guidée parmi pubs discrètes, formules décalées et ambitions technos ?
ChatGPT Go : l’abonnement d’intelligence artificielle à petit prix
Alerte à tous les habitués des services en ligne : OpenAI vient de lancer une nouvelle version plus accessible de son célèbre chatbot. Pour 8 euros par mois, ChatGPT Go s’invite dans la vie numérique hexagonale, filant le parfait compromis entre la générosité et le contrôle budgétaire.
Face au tarif de l’abonnement Plus (23 €) ou au sommet Pro (229 €), la nouvelle mouture décroche la palme du « low cost » sans tomber dans l’ersatz. Ici, on accède à GPT-5.2 – le modèle linguistique dernier cri – mais surtout, on bénéficie d’une mémoire décuplée et de beaucoup plus d’interactions : dix fois plus de messages, images et fichiers uploadés. Un bond salutaire pour tous ceux qui frustraient sur la version gratuite, comme Léa.

À l’heure où le débat sur la course mondiale de l’intelligence artificielle bat son plein, ChatGPT Go vient répondre à une réelle attente : celle de démocratiser l’accès à la technologie sans exploser la tarification.
La publicité intégrée : petite révolution ou véritable compromis ?
Imaginez : vous posez une question sur le meilleur vélo de ville à Paris, et juste sous la réponse, hop, une bannière vante un vendeur en ligne. Oui, ChatGPT Go introduit une publicité intégrée : une première dans l’univers OpenAI.
Selon l’éditeur, ces encarts s’immisceront quand un produit ou service fait sens avec la conversation. L’affichage se veut balisé : pubs identifiées, possibilité de masquer ou signaler ce qui dérange, et, rassurez-vous, aucune réclame sur la santé ou la politique. Les plus jeunes ? Pas concernés non plus. Cette nouvelle orientation inspire déjà des débats, comme le montre cette enquête sur la monétisation des interfaces IA.
La vraie question : va-t-on tolérer cette pub contre des fonctionnalités étendues, ou faut-il s’attendre à voir l’expérience IA transformée en vitrine promotionnelle ? La frontière est ténue.
Entre séductions technos et concessions tarifaires : que gagne-t-on vraiment ?
J’ai rencontré Kamel, DSI d’une PME lyonnaise, intrigué par ces promesses « premium light ». À ses yeux, l’élargissement des capacités – mémoire, nombre d’échanges, accès à GPT-5.2 – sont un vrai plus pour son équipe, sans grever le budget digital du mois. Pourtant, une ombre plane : la publicité apparente, inédite dans un service en ligne, bouscule son idée du confort utilisateur.
Côté experts en régulation numérique, on souligne un risque : jusqu’où peut-on laisser la pub structurer nos dialogues avec une intelligence artificielle, alors que la neutralité des plateformes est déjà débattue sur la scène internationale ? Pour certains, le sujet dépasse largement la question de l’offre low cost : il s’agit de défendre la qualité d’échange, l’éthique algorithmique et la confiance envers le modèle linguistique.
Chose certaine : ChatGPT Go agite le marché, forçant ses rivaux à bouger, alors que, pour la première fois, une version abordable « avec pub » s’émancipe du schéma type des assistants virtuels « propres » de la décennie précédente.
Les points à retenir sur ChatGPT Go en France
- 8 euros par mois : une tarification accessible, pensée pour un usage régulier.
- Accès à GPT-5.2 : le moteur linguistique le plus avancé de la marque.
- Davantage d’interactions, mémoire augmentée, gestion de fichiers et images optimisée.
- Publicité intégrée : désormais partie prenante du service, mais contrôlable par l’utilisateur.
- Absence de pub sur les sujets sensibles et auprès des mineurs : approche responsable affichée.
- Positionnement entre la version gratuite et l’abonnement Plus : une réponse à la demande d’une formule « intermédiaire ».
Lancer ChatGPT Go, c’est accepter un nouveau terrain de jeu, où l’on échange la pureté de l’espace conversationnel contre une ouverture au financement publicitaire. Cette évolution raconte aussi notre rapport mouvant à la technologie : entre confort, vigilance et habituation accélérée. Envoyez-nous vos expériences : la publicité d’un assistant IA, incontournable ou trop disruptive ? Pour d’autres éclairages sur l’actualité IA, la question de la sécurité des assistants virtuels, ou la prochaine révolution des générateurs d’images IA, n’hésitez pas à explorer nos derniers dossiers : analyses exclusives.
