Le gouvernement a activé pour la première fois vendredi 10 juillet le plan Orsec « chaleurs extrêmes », alors que 24 départements doivent être placés en vigilance rouge canicule samedi 11 juillet, a annoncé la porte-parole Maud Bregeon.
Un plan Orsec inedit face a la canicule
La porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, invitée de « Bonjour ! La Matinale » sur TF1, a annoncé le déclenchement du plan Orsec « chaleurs extrêmes », un dispositif inédit qui n’existait pas lors des précédentes vagues de chaleur. « L’objectif de ce plan, c’est de tenir compte du retour d’expérience des dernières vagues », a-t-elle expliqué, soulignant que « les personnes les plus vulnérables, celles qui sont seules, souvent en ville, souvent âgées, subissent davantage de surmortalité ».
Le plan prévoit l’ouverture de centres de rafraîchissement et de protection dans les départements concernés, organisés sous l’autorité des préfets. Il s’appuie sur les communes et les Agences régionales de sante (ARS), qui disposent de fichiers de personnes vulnérables, notamment les seniors. Le dispositif doit également beneficier aux sans-abri, selon la porte-parole.
Vingt-quatre departements en vigilance rouge samedi
Neuf départements du Centre-Ouest sont passés en vigilance rouge vendredi à midi, avant une extension à 24 départements samedi, incluant l’Ile-de-France, le Centre-Val-de-Loire et l’Orne, selon les prévisions de Météo-France. Au total, 76 départements sont en vigilance orange. Seuls la Corse, la Côte d’Azur, le nord et plusieurs départements de montagne sont épargnés par cet épisode caniculaire, le troisième en moins de deux mois.
Jeudi 9 juillet, la température moyenne calculée par Météo-France dans l’Hexagone a atteint 27°C. Le maximum du jour a été enregistré à Narbonne (Aude) avec 41,2°C, et des températures remarquables ont été observées en Bretagne, avec 36,8°C à Vannes. Selon Météo-France, l’épisode caniculaire devrait « persister jusqu’à mardi 14 juillet au moins ».
Cellule de crise et arret d’un reacteur nucleaire
Une cellule de crise s’est réunie à Matignon sous la présidence du Premier ministre Sébastien Lecornu. Parmi les sujets abordes : l’arret d’un reacteur de la centrale nucléaire de Golfech, près de Toulouse, en raison de la température élevée de la Garonne. Maud Bregeon a qualifié cette situation d’« assez ordinaire », rappelant que trois réacteurs avaient déjà été mis à l’arret lors de la précédente canicule.
Plusieurs maires ont déjà décidé d’annuler les feux d’artifice prévus pour le 14 juillet. Maud Bregeon a indiqué que la décision était laissée « aux territoires, notamment aux préfets et bien sûr aux maires », dans un souci de prudence face aux risques d’incendie. Les feux de végétation se multiplient en effet à la faveur de la sécheresse et des températures extrêmes.
Un troisieme episode caniculaire en deux mois
Il s’agit du troisième épisode caniculaire que connaît la France en moins de deux mois. La température moyenne dans l’Hexagone jeudi 9 juillet s’est établie à 27°C, un niveau qui devrait encore augmenter dans les prochains jours pour se rapprocher du record historique de 30°C enregistré les 24 et 25 juin, au pic du deuxième épisode. La canicule de juin 2026 a déjà été qualifiée de plus chaude jamais enregistrée pour un mois de juin en France.
Les 24 départements placés en vigilance rouge samedi concernent une population d’environ 6,7 millions d’habitants, selon les estimations. Météo-France prévoit que l’épisode caniculaire « persiste jusqu’à mardi 14 juillet au moins », avec des températures dépassant localement les 40°C dans le Sud-Ouest et le Sud-Est. A Paris, le thermomètre pourrait atteindre 39°C samedi, selon les prévisions actualisées de l’institut météorologique. Les températures nocturnes resteront élevées, dépassant 20°C dans la plupart des régions concernées, limitant les possibilités de refroidissement pour la population.
