L’Insee a publié ce lundi 30 juin 2026 ses données préliminaires d’inflation pour le mois de juin. L’indice des prix à la consommation (IPC) s’établit à 1,8 % sur un an, contre 2,4 % en mai, marquant un nouveau ralentissement de la hausse des prix en France.
Selon l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee), l’inflation en France revient à 1,8 % sur un an au mois de juin, après 2,4 % en mai. Les données, publiées le 30 juin, constituent une première estimation pour le mois de juin 2026.
L’inflation harmonisée (IPCH), qui permet les comparaisons au sein de l’Union européenne, ressort à 2,0 % sur un an en juin, contre 2,6 % le mois précédent, a précisé l’Insee. Cet indicateur sert de référence à la Banque centrale européenne pour ses décisions de politique monétaire. L’objectif de la BCE est de maintenir l’inflation à un niveau proche de 2 % à moyen terme.
Ce repli de l’inflation s’inscrit dans une tendance observée depuis plusieurs mois en France. Après avoir culminé à 6,3 % en février 2023, la hausse des prix a progressivement ralenti sous l’effet du recul des prix de l’énergie et de l’atténuation des tensions sur les chaînes d’approvisionnement. En mai 2026, l’inflation s’établissait encore à 2,4 %, avant ce nouveau recul à 1,8 % en juin.
Les prix de l’alimentation ont connu une hausse modérée sur la période, tandis que ceux des services et des produits manufacturés ont progressé à un rythme moins soutenu qu’au premier semestre, selon les premières estimations de l’institut. Les prix de l’énergie, qui avaient fortement contribué à la hausse des prix en 2022 et 2023, continuent de se stabiliser.
L’inflation sous-jacente, qui exclut les prix volatils de l’énergie et des produits alimentaires non transformés ainsi que les mesures fiscales, suit une trajectoire similaire. L’Insee doit publier le détail complet de ces indicateurs dans les semaines à venir. Cet indicateur est particulièrement surveillé par les économistes car il reflète mieux la tendance de fond de l’inflation.
Les économistes interrogés par les agences de presse s’attendaient à un chiffre autour de 1,9 %, selon le consensus établi avant la publication. La légère surprise à la baisse pourrait conforter la Banque centrale européenne dans sa stratégie d’assouplissement monétaire amorcée en début d’année. La BCE a abaissé ses taux directeurs à plusieurs reprises depuis janvier 2026 face au ralentissement de l’inflation dans la zone euro. Le taux de dépôt, principal taux directeur, est passé de 3,25 % en décembre 2025 à 2,50 % en juin 2026.
Le recul de l’inflation en France intervient dans un contexte de croissance économique modérée. Le produit intérieur brut a progressé de 0,3 % au premier trimestre 2026, selon les données de l’Insee. La Banque de France table sur une croissance de 1,1 % pour l’ensemble de l’année 2026. Le pouvoir d’achat des ménages bénéficie de ce ralentissement de l’inflation, après deux années de forte érosion.
Plusieurs médias, dont Ouest-France, Les Echos et Boursorama, ont relayé ces données. L’inflation française se situe désormais parmi les plus faibles de la zone euro, où la moyenne s’établissait à 2,4 % en mai, selon Eurostat. L’Allemagne a enregistré une inflation de 2,8 % en mai, tandis que l’Espagne affichait 3,4 % et l’Italie 2,6 % sur la même période.
L’Insee précise que ces chiffres sont provisoires et susceptibles d’être révisés lors de la publication des données définitives, prévue pour le mois de juillet. L’estimation définitive de l’inflation pour juin 2026 sera publiée le 16 juillet, a indiqué l’institut. L’Insee publiera également le même jour les chiffres définitifs de l’inflation harmonisée ainsi que les données détaillées par secteur.
