Donald Trump a déclaré samedi 11 juillet que le cessez-le-feu conclu le 17 juin avec l’Iran était « terminé », accusant Téhéran de vouloir l’« assassiner ». Le président américain a menacé de « décimer et détruire complètement » la République islamique si celle-ci tentait de mettre à exécution son projet présumé.
Trump déclare le cessez-le-feu « terminé »
Les affrontements entre les forces américaines et iraniennes ont repris ces derniers jours au Moyen-Orient, ravivant les tensions après une accalmie de quelques semaines. Signé le 17 juin, l’accord de cessez-le-feu semblait avoir ouvert une voie diplomatique, mais les hostilités ont rapidement repris, plongeant la région dans une nouvelle phase d’incertitude.
Dans ce contexte, l’Iran affirme avoir « tenu parole » vis-à-vis des États-Unis depuis la signature du protocole d’accord. Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a déclaré samedi sur X qu’« il ne peut y avoir de respect que lorsqu’il est mutuel ».
De son côté, Donald Trump a de nouveau affirmé que le cessez-le-feu était « terminé ». « La République islamique d’Iran nous a demandé de continuer les discussions. Nous avons accepté de le faire, mais les États-Unis leur ont signifié, en des termes sans équivoque, que le cessez-le-feu était TERMINÉ », a publié le président américain sur son réseau social Truth.
Téhéran a rectifié les propos de la Maison-Blanche. Le porte-parole de la diplomatie iranienne a déclaré que l’Iran « n’a fait aucune demande » de poursuite des discussions, contredisant la version américaine des échanges diplomatiques.
1 000 missiles pointés vers l’Iran
Le président américain a par ailleurs menacé de « décimer et détruire complètement » l’Iran si le gouvernement de ce pays tentait de le faire assassiner. « 1 000 missiles sont prêts à tirer et pointés vers la République islamique d’Iran, et des milliers d’autres suivront immédiatement si le gouvernement iranien met à exécution sa menace, proclamée aux quatre coins du globe, d’assassiner ou de tenter d’assassiner le président en exercice des États-Unis d’Amérique, c’est-à-dire MOI », a écrit Trump.
« Les ordres ont déjà été donnés, et l’armée américaine est prête, disposée et capable, pendant une période d’un an, susceptible d’être prolongée, de décimer et de détruire complètement toutes les régions d’Iran », a-t-il ajouté.
Des tensions ravivées au Moyen-Orient
Ces déclarations interviennent alors que les funérailles du guide suprême Ali Khamenei ont mobilisé des foules immenses en Iran cette semaine, avec des appels à la vengeance contre les États-Unis. La situation au Moyen-Orient reste extrêmement tendue, entre reprises des bombardements et menaces de part et d’autre.
L’accord de cessez-le-feu du 17 juin avait été salué par la communauté internationale comme une avancée diplomatique majeure après des mois de conflit ouvert entre Téhéran et Washington. Il prévoyait un arrêt des frappes et l’ouverture de négociations sur le programme nucléaire iranien. Sa remise en cause par le président américain relance les craintes d’une escalade militaire dans la région.
De son côté, le ministère iranien des Affaires étrangères a appelé au respect des engagements mutuels, tandis que les forces américaines ont renforcé leur dispositif militaire dans le Golfe. Les marchés pétroliers ont réagi à ces annonces, le baril de brut enregistrant une hausse de plus de 3 % dans les échanges asiatiques.
Les États-Unis et l’Iran sont engagés depuis des mois dans un conflit ouvert qui a débuté par des frappes israéliennes sur des installations nucléaires iraniennes, suivies de représailles de Téhéran. La mort du guide suprême Ali Khamenei, survenue fin juin, a profondément redistribué les rapports de force au sein du régime iranien. L’ayatollah Ali Khamenei, au pouvoir depuis 1989, avait été une figure centrale de l’opposition à Washington. Sa disparition a laissé un vide au sommet de l’État, dans un contexte de tensions maximales avec les États-Unis.
