Donald Trump a célébré le 250e anniversaire de l’indépendance des États-Unis samedi 5 juillet à Washington, dans une atmosphère marquée par une chaleur extrême et des démonstrations aériennes. Le président américain a profité de l’événement pour fustiger la « menace communiste » dans un discours aux accents patriotiques.
La capitale fédérale a connu des températures dépassant les 40 °C samedi, contraignant les organisateurs à annuler le défilé traditionnel du 4 Juillet avec ses majorettes, orchestres scolaires et camions de pompiers. La Grande Foire d’État n’a ouvert ses portes qu’en fin d’après-midi, au milieu du Mall National entouré de grilles et de barrières de sécurité. Selon plusieurs médias sur place, dont Le Figaro et France 24, la chaleur écrasante a réduit l’affluence par rapport aux éditions précédentes.
La foule, arborant les couleurs du drapeau américain, comptait de nombreuses casquettes rouge « Make America Great Again », un signe inhabituel dans une ville traditionnellement démocrate. De l’autre côté de l’avenue de la Constitution, une douzaine de personnes scandaient des slogans hostiles à Trump, criant « enfermez-le ! », tandis que d’autres leur répondaient par des « USA ! USA ! ». Des prédicateurs équipés de haut-parleurs invitaient les passants à se repentir et à se reconvertir au christianisme.
Un déploiement aérien inhabituel
Les spectateurs installés sur la pelouse du Mall ont assisté à des acrobaties aériennes tout au long de l’après-midi. Des F-5 de la NASA, des F-18 de l’US Navy, des F-16 des Thunderbirds (la patrouille acrobatique de l’US Air Force) ont survolé la capitale. Des F-22 ont effectué des passages au ras des toits, monté en chandelle et viré sur l’aile, suivis par un B-52 aux ailes immenses et des B-2 furtifs. Le bruit assourdissant des réacteurs déchirait l’air à chaque passage.
Un feu d’artifice géant a été tiré depuis le pont de Brooklyn à New York en soirée. Selon Le Figaro, l’engin pyrotechnique a provoqué un incendie sur le pont sans faire de victimes. Des festivités similaires ont eu lieu dans de nombreuses villes américaines, de Los Angeles à Chicago.
Un discours centré sur la fierté nationale
Dans son discours prononcé depuis une estrade installée sur le Mall National, Trump a présenté les États-Unis comme un « chef-d’œuvre » et affirmé que « personne ne peut égaler » la nation américaine. Il a également dénoncé ce qu’il a qualifié de « menace communiste », dans une intervention marquée par des saillies partisanes. Selon plusieurs médias présents, dont BFM TV et France 24, le président a évoqué « l’aube de l’âge d’or de l’Amérique ».
Des cris de désapprobation ont été entendus depuis le petit groupe de manifestants hostiles à Trump, que la police a tenu à distance de la zone de sécurité. Les services du Secret Service avaient déployé des effectifs renforcés pour l’occasion, selon les informations disponibles.
La veille, vendredi 4 juillet, Trump avait ouvert les festivités au mont Rushmore, dans le Dakota du Sud, avec un discours similaire décrivant une identité américaine qu’il a présentée comme « attaquée ». Il s’est également rendu au cimetière national d’Arlington pour y déposer une gerbe. Les célébrations ont été marquées par des conditions météorologiques difficiles, avec une chaleur écrasante à Washington et des orages ayant perturbé certains événements en extérieur.
Un anniversaire sous haute sécurité
Le 250e anniversaire de la Déclaration d’indépendance, adoptée le 4 juillet 1776 à Philadelphie, a donné lieu à des festivités dans l’ensemble du pays, des défilés locaux aux grands rassemblements citoyens. Le gouvernement fédéral avait déployé des mesures de sécurité renforcées dans les principales villes, notamment à Washington et New York, où les forces de l’ordre avaient été mobilisées en nombre.
La célébration intervient dans un contexte politique tendu aux États-Unis, alors que l’administration Trump fait face à plusieurs procédures judiciaires et à des critiques de l’opposition démocrate sur sa politique étrangère et la gestion du conflit au Moyen-Orient.
