Le gouvernement vénézuélien a revu à la hausse le bilan du double séisme qui a frappé le pays le 24 juin. Il fait état de 3 685 morts et annonce la prochaine réouverture de l’aéroport international de Caracas.
Les deux tremblements de terre, survenus le 24 juin 2026 dans le nord du Venezuela, ont provoqué des destructions massives. Le bilan officiel, actualisé dans la nuit du 7 au 8 juillet, s’établit désormais à 3 685 morts, selon les autorités locales. L’aéroport international Simón Bolívar de Caracas, endommagé par les secousses, doit rouvrir dans les prochains jours afin de faciliter l’acheminement de l’aide humanitaire.
Les opérations de secours se poursuivent tandis que les besoins humanitaires restent considérables. Médecins sans frontières (MSF) a déployé des cliniques mobiles dans les zones les plus touchées pour prendre en charge les blessés et prévenir les risques sanitaires. La Croix-Rouge française a mobilisé 26 tonnes de matériel d’urgence, et les Forces armées aux Antilles ont acheminé 44 tonnes de fret humanitaire vers le Venezuela.
Plusieurs organisations internationales ont appelé à un renforcement de l’aide. Les infrastructures locales (routes, hôpitaux et réseaux d’eau) ont été gravement endommagées par les séismes. La Croix-Rouge et MSF ont toutes deux souligné l’urgence de la situation sanitaire dans les régions sinistrées.
Sur le plan de l’information, l’Agence France-Presse (AFP) a mis en garde contre des publications affirmant, sans fondement scientifique, que le projet HAARP aurait provoqué les séismes. Ces allégations, relayées sur les réseaux sociaux, sont démenties par les données sismologiques et climatiques disponibles.
Les deux séismes, d’une magnitude estimée entre 7,2 et 7,8 sur l’échelle de Richter, ont frappé le nord du Venezuela à quelques heures d’intervalle le 24 juin. Les secousses ont été ressenties jusqu’à Bogota et dans plusieurs îles des Caraïbes. Les dégâts matériels sont considérables, avec des milliers de bâtiments effondrés ou rendus inhabitables dans les États de Miranda, La Guaira et Aragua. La région de la côte caraïbe vénézuélienne se situe dans une zone de subduction active où la plaque caraïbe rencontre la plaque sud-américaine, ce qui la rend particulièrement exposée aux phénomènes sismiques de forte intensité.
Le gouvernement de Nicolas Maduro a décrété une période de deuil national de sept jours après la catastrophe. Les équipes de secours vénézuéliennes, appuyées par des renforts internationaux, poursuivent les recherches sous les décombres. Le nombre de disparus n’a pas été communiqué officiellement. Les hôpitaux de la région, saturés, accueillent les blessés dans des conditions difficiles, tandis que des tentes médicales de campagne ont été dressées dans les principales villes touchées.
La communauté internationale s’est mobilisée après le drame. Plusieurs pays d’Amérique latine (Brésil, Colombie, Mexique, Chili) ont envoyé des équipes de secours et du matériel. Les États-Unis et l’Union européenne ont également proposé une aide humanitaire. L’ONU a appelé à une coordination des efforts internationaux pour faire face à l’ampleur de la catastrophe. L’Organisation des États américains (OEA) a activé son mécanisme de réponse d’urgence aux catastrophes naturelles.
Sur le plan économique, les dégâts pourraient atteindre plusieurs milliards de dollars, selon les premières estimations d’experts cités par les médias internationaux. Le Venezuela, déjà confronté à une grave crise économique, voit ses infrastructures clés gravement affectées, ce qui devrait peser sur sa capacité de redressement dans les mois à venir. Le secteur pétrolier, pilier de l’économie vénézuélienne, n’a pas été directement touché selon les premières évaluations, mais les perturbations logistiques pourraient affecter la production et les exportations.
À Caracas, la population s’est organisée en comités de quartier pour dégager les décombres et distribuer l’eau et la nourriture. La ville connaît des coupures d’électricité persistantes et des difficultés d’approvisionnement en eau potable depuis les secousses. Les écoles et les bâtiments publics ont été réquisitionnés pour héberger les sinistrés, tandis que des centaines de familles dorment encore dans la rue, craignant de nouvelles répliques.
Les équipes de secours restent mobilisées sur le terrain. Le gouvernement vénézuélien n’a pas communiqué de calendrier précis pour la réouverture totale de l’aéroport de Caracas, mais a indiqué que les travaux de réparation avançaient. Les répliques sismiques se poursuivent, compliquant les opérations de sauvetage et entretenant l’inquiétude des populations locales.
