La cybersecurite des postes de travail connait une nouvelle donne. Glow, une jeune pousse fondee par des anciens de Meta et Snowflake, sort de l’ombre en annoncant une leve de fonds de 180 millions de dollars qui la valorise a 1,2 milliard, avant meme d’avoir divulgue ses premiers revenus.
Basee a Palo Alto, la startup a finalise mercredi 22 juillet un tour de table integralement en actions (Serie A) mene par Sequoia Capital, Cyberstarts, Greenoaks et Redpoint Ventures, avec la participation d’Index Ventures, Swish Ventures, Lux Capital, Operator Collective et Holly Ventures. L’operation fait de Glow l’une des plus recentes pepites de la cybersecurite a atteindre le statut de licorne sans avoir communique ses indicateurs de revenus.
La startup cible une nouvelle categorie de risques creee par l’adoption rapide des agents d’intelligence artificielle et des outils de developpement au sein des entreprises. « Si l’on regarde la derniere decennie, tout migrait vers le cloud et le SaaS. Soudainement, l’IA arrive sur les endpoints d’une maniere que nous n’avions jamais vue », explique Roi Tiger, co-fondateur et directeur general de Glow, ancien vice-president ingenieur chez Meta.
Fondee en 2025, Glow developpe une plateforme de securite des endpoints qui aide les entreprises a surveiller et controler les logiciels, agents d’IA et outils de developpement fonctionnant sur les appareils de leurs employes. La plateforme utilise des agents d’IA specialises pour cartographier en continu les environnements d’entreprise, evaluer les risques en temps reel et appliquer des politiques de securite.
L’equipe dirigeante reunie par Glow temoigne de ses ambitions. Outre Roi Tiger, on trouve Omer Singer (ex-responsable cybersecurite chez Snowflake), Ophir Arie (ex-vice-president R&D chez Claroty) et Arnon Joseph (ancien cadre ingenieur chez Meta). A la direction des operations, Emily Heath, ancienne responsable securite des systemes d’information chez United Airlines et DocuSign, siegeait au conseil de Wiz lors de son acquisition par Google pour 32 milliards de dollars.
Bien qu’elle sorte a peine de l’ombre, Glow affirme compter deja des clients payants dans les secteurs de la sante, du commerce de detail et des services financiers. La startup n’a pas divulgue le nom de ses clients ni leur nombre, mais ses depoiments typiques couvrent des dizaines de milliers d’appareils employes au sein d’organisations mondiales, selon Roi Tiger.
Cette operation s’inscrit dans un contexte ou les inquietudes se multiplient autour de l’utilisation de l’IA generative par les cyberattaquants pour automatiser le phishing, developper des logiciels malveillants et lancer des attaques plus sophistiquees. Les debats se sont intensifies depuis qu’Anthropic a presente son modele Mythos, dont la societe a affirme qu’il demontrait des capacites avancees d’identification et d’exploitation des vulnerabilites logicielles.
Selon SecurityWeek et Axios, qui ont egalement couvert l’information, cette levee de fonds illustre l’appetit croissant des investisseurs pour les startups de cybersecurite specialisees dans l’IA. Le marche de la securite des endpoints, estime a 22 milliards de dollars en 2026, est confronte a une transformation acceleree sous l’effet de la democratisation des outils d’IA generatifs dans les entreprises.
Glow rejoint ainsi un cercle restreint de startups de cybersecurite ayant atteint le statut de licorne avant de generer des revenus significatifs, un signal de la confiance des investisseurs dans la these selon laquelle les architectures de securite traditionnelles ne suffisent plus face aux nouvelles menaces alimentees par l’intelligence artificielle.
