Les New York Knicks ont remporté leur troisième titre NBA dans la nuit du samedi 13 au dimanche 14 juin, en battant les San Antonio Spurs de Victor Wembanyama 94 à 90 lors du match 5 de la finale. La franchise new-yorkaise s’impose 4-1 dans la série et met fin à une disette de 53 ans.
Le dernier sacre des Knicks remontait à 1973. Cette saison 2025-2026, emmenés par un Jalen Brunson auteur de 45 points lors du match décisif, les New-Yorkais ont achevé un printemps de phase finale sans faute. Le meneur de 29 ans, arrivé dans la franchise en 2022, a livré une performance qualifiée de « légendaire » par la chaîne ESPN.
En face, le Français Victor Wembanyama n’a pas trouvé la solution. Le pivot des Spurs, pourtant dominateur tout au long de la saison régulière (62 victoires pour San Antonio), a terminé la rencontre avec 19 points, 14 rebonds et 5 contres, mais seulement 3 points inscrits dans le dernier quart-temps.
Un match 5 maîtrisé à San Antonio
La rencontre, disputée au Frost Bank Center de San Antonio (Texas), a vu les deux équipes se rendre coup pour coup pendant trois quart-temps. Les Spurs menaient encore de 4 points à l’entame de la dernière période, avant de céder sous la pression défensive new-yorkaise.
Jalen Brunson a inscrit 18 de ses 45 points dans le seul quatrième quart-temps, prenant systématiquement le meilleur sur les rotations défensives de San Antonio. Mitchell Robinson a ajouté 12 points et 15 rebonds pour les Knicks. La défense de New York, orchestrée par l’entraîneur Tom Thibodeau, a limité les Spurs à seulement 18 points dans l’ultime période.
Un comeback historique au match 4
Les Knicks avaient déjà frappé les esprits lors du match 4, trois jours plus tôt, en effaçant un déficit de 29 points dans le troisième quart-temps. Ce retour constitue le plus grand comeback de l’histoire des finales NBA, surpassant le précédent record de 24 points établi par les Boston Celtics en 2008.
Ce succès avait porté l’avantage new-yorkais à 3-1 dans la série, plaçant les Spurs au pied du mur avant le match 5 décisif. Les hommes de Gregg Popovich, pourtant habitués aux grands rendez-vous avec cinq titres depuis 1999, n’ont pas réussi à inverser la dynamique.
Les Knicks récompensés d’une reconstruction patiente
Le troisième titre de l’histoire des Knicks, après ceux de 1970 et 1973, récompense une reconstruction menée depuis le départ de Carmelo Anthony en 2017. La franchise, l’une des plus valorisées de la ligue selon Forbes (7,4 milliards de dollars en 2025), n’avait plus atteint les finales NBA depuis 1999, année où elle s’était inclinée face aux Spurs de Tim Duncan et David Robinson.
Le propriétaire James Dolan et le président Leon Rose ont bâti autour de Jalen Brunson un effectif mêlant jeunesse et expérience, avec les arrivées successives de Mikal Bridges en 2024 et de Julius Randle, revenu à son meilleur niveau après une saison 2024-2025 perturbée par les blessures.
Wembanyama, une première finale sans éclat
Pour Victor Wembanyama, cette première finale NBA se solde par une défaite en cinq matchs. Le joueur de 22 ans, désigné meilleur défenseur de la ligue pour la troisième année consécutive, a été contenu par la défense collective des Knicks tout au long de la série. Ses 19 points et 14 rebonds lors du match 5 constituent sa meilleure performance de la finale.
Le natif du Chesnay (Yvelines) reste sur une saison exceptionnelle en saison régulière, avec des moyennes de 28,4 points et 13,1 rebonds par match, qui lui ont valu une troisième place au classement du meilleur joueur (MVP) derrière Jalen Brunson et Shai Gilgeous-Alexander. Avec 62 victoires pour 20 défaites, San Antonio avait terminé la saison régulière avec le meilleur bilan de la conférence Ouest.
La saison 2026-2027 de NBA débutera le 20 octobre 2026. Les Knicks recevront leur bague de champion lors du match d’ouverture au Madison Square Garden.
