Anthropic a lancé le 23 juin un nouvel assistant baptisé « Claude Tag », directement intégré à Slack. L’outil permet aux équipes de collaborer avec l’intelligence artificielle dans l’outil de messagerie d’entreprise. Le service est disponible en version bêta pour les clients des offres Claude Enterprise et Claude Team.
L’entreprise américaine Anthropic, spécialisée dans le développement de modèles d’intelligence artificielle, a présenté Claude Tag comme un « Claude toujours actif » qui vit dans Slack et se comporte comme un membre de l’équipe. Le service peut être mentionné via la commande @Claude dans les canaux Slack pour fournir des informations, exécuter des tâches ou suivre des projets.
Selon les informations publiées par Anthropic sur son site officiel, Claude Tag est d’ores et déjà utilisé en interne par l’entreprise. « 65 % du code de notre équipe produit est créé par notre version interne de Claude Tag », indique l’entreprise dans son annonce du 23 juin. Le même modèle commence à être déployé au-delà de l’ingénierie, pour le suivi de métriques produit, le traitement de tickets de support ou l’analyse de bugs.
Contrairement aux intégrations précédentes, où Claude pouvait être sollicité par message direct ou dans un canal pour une aide ponctuelle, Claude Tag ajoute une couche de contexte persistant et de mémoire. L’assistant apprend au fil des conversations dans un canal donné et construit une connaissance progressive du travail de l’équipe. Si l’administrateur lui en donne l’autorisation, il peut également collecter des informations depuis d’autres canaux.
Chaque identité Claude reste limitée aux canaux définis par les administrateurs système. Un Claude configuré pour le service juridique ne peut pas, par exemple, accéder aux mémoires du canal technique, a précisé Anthropic à TechCrunch. En mode « ambiant », l’assistant peut intervenir de sa propre initiative pour signaler des informations pertinentes, suivre des fils de discussion oubliés ou alerter l’équipe sur des éléments issus d’autres parties de l’organisation.
Les administrateurs définissent les outils, les informations et les canaux auxquels Claude Tag peut accéder. Lorsqu’une tâche lui est confiée, l’assistant la décompose en étapes et les exécute séquentiellement avant de répondre dans un fil Slack avec le résultat produit.
Anthropic n’est pas la seule entreprise à travailler sur l’intégration de l’IA contextuelle dans les environnements de travail. Microsoft propose Copilot et Work IQ, reposant sur son infrastructure Graph. Snowflake et Databricks positionnent leurs plateformes comme des bases de connaissances organisationnelles exploitables par des agents. Glean développe également une couche d’intelligence contextuelle située entre les modèles d’IA et les données d’entreprise, a rapporté TechCrunch le 23 juin.
Les entreprises clientes intéressées par Claude Tag doivent souscrire aux offres Claude Enterprise ou Claude Team, les formules professionnelles d’Anthropic. L’assistant peut être connecté aux bases de code, aux données internes et aux autres outils utilisés par l’équipe, selon les permissions définies par l’administrateur. Anthropic a indiqué vouloir étendre la disponibilité de Claude Tag à d’autres plateformes que Slack à l’avenir, sans préciser de calendrier ni de liste d’outils ciblés.
Le lancement de Claude Tag intervient dans un contexte de concurrence accrue sur le marché des assistants IA pour entreprises. OpenAI propose des intégrations similaires via son API, tandis que Google intègre progressivement Gemini à Workspace. La capacité à maintenir un contexte persistant entre les interactions est présentée par les analystes comme un facteur différenciant clé pour l’adoption en entreprise.
