La fusée japonaise H3 a décollé vendredi 12 juin 2026 depuis le centre spatial de Tanegashima, avec six microsatellites à bord, selon l’agence spatiale japonaise et plusieurs médias.

Le vol H3 numéro 6 a quitté le centre spatial de Tanegashima, dans la préfecture de Kagoshima, à 9 h 53 heure locale, d’après les informations publiées par la Japan Aerospace Exploration Agency, la JAXA. Le lancement intervient après un report lié à la météo et après un échec survenu en décembre 2025.
Le Monde a signalé vendredi matin le décollage réussi de ce lanceur japonais, avec six petits satellites à bord. Le Japan Times indique que la fusée a atteint son orbite cible environ seize minutes après le décollage. Kyodo News rapporte de son côté que la JAXA a annoncé la réussite du lancement et la séparation de microsatellites.
Un vol de retour pour le lanceur H3
La mission concerne le sixième vol du programme H3. Selon la JAXA, la fenêtre de lancement était fixée au 12 juin 2026, avec un décollage prévu à 9 h 53 min 59 s, depuis Tanegashima. Le véhicule utilisé était présenté comme un modèle d’essai en configuration 30.
Le Japan Times précise que cette configuration 30 est une version sans propulseurs d’appoint solides. Elle utilise trois moteurs LE-9 au premier étage. Cette version doit servir à réduire les coûts et à élargir l’usage commercial du lanceur. La JAXA présente le H3 comme le nouveau lanceur principal du Japon, développé avec des entreprises japonaises.
Le vol transportait une charge d’évaluation de la JAXA, appelée Vehicle Evaluation Payload-5, ainsi que six petits satellites. Le Japan Times écrit que deux satellites s’étaient séparés au moment de son article, en attendant la confirmation complète pour les autres charges utiles. Kyodo News fait état d’une séparation de microsatellites annoncée par la JAXA.
Un programme suivi après l’échec de décembre 2025
Le lancement était suivi en raison du précédent vol H3, qui avait échoué en décembre 2025. Selon le Japan Times, cette mission transportait Michibiki No. 5, un satellite de positionnement japonais. Le moteur du second étage s’était arrêté plus tôt que prévu, empêchant la mise en orbite attendue.
Le vol du 12 juin constitue donc un test opérationnel pour le programme spatial japonais. Il doit aussi permettre de collecter des données sur la configuration 30. La JAXA indique que le H3 vise trois objectifs : flexibilité, fiabilité et coût inférieur à celui des précédents lanceurs H-IIA.
Le H3 a été conçu pour prendre la suite des lanceurs japonais antérieurs et répondre à des missions plus variées. La page de la JAXA consacrée au programme mentionne plusieurs combinaisons possibles, avec deux ou trois moteurs LE-9 au premier étage et zéro, deux ou quatre propulseurs solides selon les besoins.
Des enjeux industriels et spatiaux pour Tokyo
Le Japon cherche à maintenir une capacité nationale de lancement pour ses satellites institutionnels et commerciaux. Le Japan Times indique que la JAXA et Mitsubishi Heavy Industries prévoient plusieurs vols au cours de l’exercice 2026, dont des missions liées au système Michibiki, au véhicule cargo HTV-X et à la sonde Martian Moons eXploration.
La réussite annoncée vendredi ne clôt pas le suivi technique de la mission. Les confirmations sur la trajectoire finale et la séparation de l’ensemble des petites charges utiles restent les éléments à vérifier dans les communications de la JAXA. Le prochain point attendu concerne les résultats détaillés du vol H3 numéro 6.
