Six ressortissants géorgiens ont été condamnés à Paris dans le dossier dit « Opération Pouchkine ». Les peines vont de dix-huit mois avec sursis à sept ans de prison ferme, selon l’AFP relayée le 13 juin 2026 par France 24, 20 Minutes et Sud Ouest.

Six condamnations prononcées à Paris
Le tribunal correctionnel de Paris a reconnu coupables cinq hommes et une femme de nationalité géorgienne dans une affaire de vols d’ouvrages russes. Les condamnations ont été prononcées dans la nuit du vendredi 12 au samedi 13 juin 2026, selon les comptes rendus publiés par plusieurs médias à partir de l’AFP.
Les prévenus ont été condamnés pour association de malfaiteurs en vue de la préparation d’un délit. Certains ont aussi été condamnés pour vol d’un bien culturel exposé. Les peines vont de dix-huit mois d’emprisonnement avec sursis à sept ans de prison ferme.
Des ouvrages russes volés en 2023
Les faits jugés concernent des vols commis courant 2023 dans trois établissements : la bibliothèque Diderot de l’Ecole normale supérieure à Lyon, la Bibliothèque nationale de France à Paris et la Bibliothèque universitaire des langues et civilisations à Paris.
Les ouvrages visés concernaient plusieurs auteurs russes, dont Alexandre Pouchkine, Mikhaïl Lermontov et Evgueni Baratynski. A la Bibliothèque nationale de France, les sources consultées font état de six éditions de Pouchkine, deux éditions de Lermontov et une édition de Baratynski dérobées. Le préjudice pour la BnF est estimé à 770 000 euros.
Un mode opératoire par substitution
Selon l’accusation rapportée par l’AFP, les auteurs se rendaient dans les bibliothèques pour consulter des ouvrages, les photographier et prendre leurs mesures. Ils revenaient ensuite avec des fac-similés afin de remplacer les originaux.
Ce mode opératoire aurait permis de retarder la découverte des vols. Les médias consultés décrivent deux groupes liés, dont l’un aurait agi avec cette méthode de substitution. Ces éléments proviennent du dossier judiciaire rapporté lors de l’audience.
Des procédures dans plusieurs pays européens
L’affaire française s’inscrit dans une série de vols d’ouvrages russes signalés dans plusieurs pays européens entre 2022 et 2024. France 24 et Euronews, citant l’AFP, mentionnent notamment des dossiers en Allemagne, en Suisse, en Pologne et en République tchèque.
Une équipe d’enquête conjointe a été mise en place sous l’égide d’Europol et d’Eurojust, selon Euronews. Cette coopération a conduit à des arrestations en avril 2024. Ces éléments replacent le dossier parisien dans un ensemble de procédures ouvertes sur le territoire européen.
Deux prévenus avaient déjà été condamnés dans d’autres pays européens avant leur jugement à Paris. Mikheïl Z., 50 ans, avait été condamné en Lituanie à trois ans et quatre mois de prison. Beqa T., 49 ans, avait été condamné en Estonie à trois ans et six mois d’emprisonnement.
Les décisions rendues à l’étranger n’ont pas empêché leur comparution en France pour les faits commis dans les établissements français. Les sources consultées indiquent que les prévenus concernés avaient été remis aux autorités françaises pour cette procédure.
Mandats d’arrêt contre deux absents
Deux prévenus n’étaient pas présents au procès parisien. Selon l’AFP relayée par France 24 et 20 Minutes, ils ont été arrêtés en Géorgie, où ils ont été condamnés à cinq ans d’emprisonnement pour ces faits. Le tribunal correctionnel de Paris a prononcé contre eux six ans de prison et un mandat d’arrêt.
Le dossier reste centré sur les qualifications retenues par le tribunal et sur les peines prononcées. Les comptes rendus consultés ne font pas état, à ce stade, d’une décision définitive sur l’origine exacte du réseau ou sur une motivation autre que les vols jugés.
