Donald Trump a nommé Lance Schroyer au poste de directeur de l’Immigration and Customs Enforcement (ICE), la police de l’immigration américaine. Schroyer est un ancien policier et un ancien marine.
Le président américain Donald Trump a annoncé dimanche 28 juin la nomination de Lance Schroyer à la tête de l’ICE, l’agence fédérale chargée de l’application des lois sur l’immigration aux États-Unis. L’information a été confirmée par plusieurs médias américains et internationaux.
Schroyer, un ancien policier et ancien marine, succède à Greg Bovino, qui occupait le poste depuis 2025. Le départ de Bovino intervient après plusieurs mois de tensions autour de la politique migratoire de l’administration Trump, marquée par des opérations controversées dans plusieurs villes américaines. Bovino avait été la cible de critiques de la part des organisations de défense des droits civiques, qui dénonçaient ses méthodes jugées trop agressives.
La nomination de Schroyer intervient alors que l’administration Trump intensifie sa politique en matière d’immigration. Le président a récemment nommé 33 nouveaux juges de l’immigration, puis 82 supplémentaires, pour accélérer les procédures d’expulsion des personnes en situation irrégulière. La Cour suprême américaine a par ailleurs validé plusieurs mesures migratoires de l’administration, ouvrant la voie à un renforcement des contrôles.
L’ICE, agence créée en 2003 sous le département de la Sécurité intérieure après les attentats du 11 septembre 2001, emploie environ 20 000 personnes et dispose d’un budget annuel de plusieurs milliards de dollars. Ses missions incluent la lutte contre l’immigration illégale, le trafic d’êtres humains et le travail clandestin. L’agence a vu ses effectifs et ses moyens augmenter sous l’administration Trump.
Le parcours de Lance Schroyer, combinant expérience policière et service dans l’armée de terre américaine, correspond au profil recherché par l’administration Trump pour diriger cette agence. Plusieurs responsables républicains ont salué une nomination qui devrait renforcer l’efficacité des opérations de l’ICE.
La nomination de Lance Schroyer doit encore être confirmée par le Sénat américain. La Chambre haute, contrôlée par les républicains avec 53 sièges sur 100, devrait valider cette désignation. Le processus de confirmation inclut des auditions publiques devant la commission judiciaire du Sénat.
Cette décision s’inscrit dans un contexte de débat politique intense aux États-Unis sur la politique migratoire. Plusieurs grandes villes américaines, dites « villes sanctuaires », refusent de coopérer pleinement avec les autorités fédérales sur les questions d’immigration, créant des tensions récurrentes entre l’administration Trump et les autorités locales.
L’administration Trump a fait de la lutte contre l’immigration illegale une de ses priorités depuis le retour de Donald Trump au pouvoir en janvier 2025. Les expulsions ont augmenté de 45 % en 2025 par rapport à l’année précédente, selon les chiffres officiels du département de la Sécurité intérieure. Le nombre d’arrestations aux frontieres a egalement bondi, alimentant les debats sur la capacite du systeme a traiter les demandes d’asile.
La nomination de Schroyer intervient egalement alors que l’administration prepare un nouveau plan de renforcement des effectifs de l’ICE, avec le recrutement prevu de 5 000 agents supplementaires. Le budget 2027 de l’agence devrait atteindre un niveau record, refletant les priorites du president en matiere de securite des frontieres.
Les organisations de defense des droits des immigres ont immediatement exprime leur inquietude face a cette nomination. L’American Civil Liberties Union (ACLU) a appele le Senat a examiner attentivement le parcours de Schroyer lors des auditions de confirmation. Plusieurs associations denoncent une intensification de la politique repressive de l’administration Trump a l’egard des sans-papiers.
De son cote, la Maison-Blanche a justifie ce choix par la necessite de renforcer la securite des frontieres americaines, face a ce qu’elle presente comme une crise migratoire sans precedent. L’administration Trump invoque regulierement le nombre eleve de passages aux frontieres sud et nord des Etats-Unis pour justifier le durcissement de sa politique.
