General Fusion, entreprise canadienne spécialisée dans la fusion nucléaire, a fait son entrée à la Bourse de New York lundi 13 juillet 2026. L’action GFUZ a bondi de 40 % dès le premier jour, marquant la première cotation d’une entreprise de fusion sur le Nasdaq.
Une introduction par SPAC
General Fusion a commencé à être négociée sur le Nasdaq sous le ticker GFUZ, devenant la première entreprise de fusion nucléaire cotée en Bourse. Elle devance ainsi TAE Technologies, soutenue par Donald Trump, de plusieurs mois. L’action s’échangeait à 12,85 dollars en début de séance lundi avant de grimper de 40 % en cours de journée.
La société avait annoncé en janvier son projet de fusion avec Spring Valley Acquisition Corp. III, une société d’acquisition à vocation spécifique (SPAC). L’opération a été finalisée la semaine dernière, rapporte TechCrunch. Sans les remboursements d’actions, General Fusion aurait pu ajouter jusqu’à 230 millions de dollars à son bilan. Mais la plupart des opérations de désacquisition voient une vague de rachats avant la finalisation. Selon le Globe and Mail, General Fusion pourrait recevoir moins de 30 millions de dollars après remboursements et frais.
Parallèlement à la désacquisition, General Fusion a levé 108 millions de dollars auprès d’investisseurs privés. Au total, l’entreprise dispose d’environ 150 millions de dollars en liquidités. La cotation a été relayée par plusieurs médias français, dont Boursorama et Zonebourse. L’événement a également été couvert par Axios et GeekWire aux États-Unis.
Un financement sous tension
Avant l’annonce du SPAC, General Fusion rencontrait des difficultés de financement. La société avait tenté de lever 125 millions de dollars sans y parvenir. En mai 2025, elle avait licencié au moins 25 % de ses effectifs. Trois mois plus tard, ses investisseurs existants ont injecté 22 millions de dollars supplémentaires dans le cadre d’un tour de table décrit comme « pay to play ».
Ce tour de table a donné un répit à General Fusion. Mais la fusion nucléaire est une industrie coûteuse. L’entreprise canadienne a finalement opté pour le SPAC annoncé en janvier. Fondée en 2002, General Fusion fait partie des plus anciennes entreprises du secteur. Elle a levé plus de 600 millions de dollars auprès d’investisseurs privés au fil des années, selon TechCrunch.
La technologie derrière GFUZ
General Fusion développe une technologie appelée « fusion par cible magnétisée ». Celle-ci utilise des champs électromagnétiques pour créer un plasma magnétisé à l’intérieur d’une chambre tapissée de lithium liquide. Une fois le plasma formé, des pistons compressent le lithium liquide autour du combustible de fusion jusqu’à ce que les atomes fusionnent et libèrent de l’énergie.
L’entreprise espérait utiliser son dispositif LM26 pour atteindre l’équilibre, stade où une réaction de fusion libère plus d’énergie qu’il n’en a fallu pour l’allumer, au cours de l’année 2026. Les difficultés de financement ont repoussé cet objectif à 2028, voire plus tard. General Fusion indique viser la mise en service de sa première centrale « aux alentours de 2035 ». L’entreprise est basée à Vancouver, au Canada. Elle emploie plusieurs centaines de personnes.
