Le dispositif des pompiers engagés contre les incendies en forêt de Fontainebleau est progressivement allégé. Les effectifs au sol passent de 1 000 à 500 pompiers et les moyens aériens sont retirés, tandis que la situation est considérée comme stabilisée par les autorités.
Les incendies qui ont touché la forêt de Fontainebleau depuis dimanche 13 juillet 2026 ont brûlé environ 2 200 hectares, selon un bilan communiqué vendredi 17 juillet par la préfecture de Seine-et-Marne. Une portion de l’autoroute A6 a été fermée jusqu’au jeudi 16 juillet en raison des fumées et des opérations de secours.
Samedi 18 juillet, quelque 650 pompiers étaient encore mobilisés sur le terrain. Ils ont fait face à « plusieurs réactivations de points chauds (qui ont été) immédiatement traitées », a indiqué le commandant Sylvain Wdowil, des pompiers de Seine-et-Marne, dans un message à la presse.
Dimanche 19 juillet, les effectifs au sol doivent passer à environ 500 pompiers. « Il n’y a plus de pompiers de Paris, ni de pompiers de l’arc méditerranéen », a déclaré à l’AFP le commandant Paul-Edouard Laurain, porte-parole des sapeurs-pompiers de Seine-et-Marne. Le désengagement des renforts venus du sud-est intervient alors que le sud de la France est en « risque très élevé » d’incendie, a souligné M. Wdowil.
Les moyens aériens sont également réduits. Dimanche, aucun appareil ne sera plus engagé, alors que deux hélicoptères étaient encore en action samedi. Au plus fort des incendies, quatre Canadair et un Dash ont été mobilisés pour appuyer les équipes au sol.
Les feux ont provoqué la fermeture d’une portion de l’A6 entre les sorties 13 et 15 jusqu’au jeudi 16 juillet. La circulation a repris depuis, tandis que les opérations de surveillance des points chauds se poursuivent.
En fin de semaine, les effectifs mobilisés étaient encore compris entre 850 et 1 000 pompiers, avec le soutien d’unités venues de Paris et de la zone méditerranéenne. Leur désengagement progressif reflète l’amélioration de la situation sur le terrain, même si les autorités restent vigilantes face aux risques de reprise.
La forêt de Fontainebleau, l’un des massifs forestiers les plus visités de France avec plus de 15 millions de visiteurs par an, s’étend sur environ 22 000 hectares. Les incendies de juillet 2026 en ont ravagé près de 10 %, un chiffre qui illustre l’ampleur exceptionnelle du sinistre. Les pompiers de Seine-et-Marne maintiennent une surveillance active des zones brûlées pour prévenir toute reprise des flammes, notamment dans les secteurs où le sol reste chaud en profondeur.
Le président de la République, Emmanuel Macron, s’est rendu sur place en début de semaine pour rencontrer les équipes de secours et les habitants affectés. Le Gouvernement a promis des mesures d’aide aux communes touchées et un plan de reboisement de la forêt endommagée, dont l’ampleur reste à définir.
L’origine des incendies fait l’objet d’une enquête judiciaire confiée aux gendarmes. Plusieurs personnes ont été placées en garde à vue, dont un pompier volontaire qui a reconnu son implication, selon plusieurs sources concordantes. Les investigations se poursuivent pour déterminer les circonstances exactes du départ de feu.
Les conditions météorologiques restent un facteur de risque. La sécheresse et les températures élevées observées dans la région ces dernières semaines ont favorisé la propagation rapide des flammes. Météo-France maintient une vigilance particulière sur le sud du pays, où le risque d’incendie est jugé « très élevé » pour les prochains jours.
Plusieurs centaines d’habitants des zones exposées ont été évacués par précaution au plus fort des incendies. Les communes de Fontainebleau, d’Arbonne et de Villiers-en-Bière ont activé leurs plans de sauvegarde communaux. Aucune perte humaine ni blessé grave n’a été signalé à ce stade, selon le dernier bilan des autorités locales.
Sur le plan juridique, l’enquête préliminaire ouverte par le parquet de Melun a été transmise à la section de recherches de la gendarmerie de Paris. Deux ouvriers employés par une société de travaux forestiers et le gérant de cette entreprise doivent être présentés à un juge d’instruction dans les prochains jours, selon des sources proches de l’enquête.
