Le Comité international olympique a validé l’ajout du freeride et du patinage synchronisé au programme des Jeux olympiques d’hiver de 2030, qui se dérouleront dans les Alpes françaises. Le combiné nordique, discipline historique depuis 1924, disparaît du calendrier olympique.
La décision a été officialisée mardi 7 juillet 2026 par le CIO. Deux nouvelles disciplines rejoignent le programme des Jeux d’hiver de 2030 : le freeride, variante acrobatique du ski hors-piste, et le patinage artistique synchronisé, discipline collective qui oppose des équipes de huit à vingt patineurs. En contrepartie, le combiné nordique, qui associe saut à ski et ski de fond, quitte le programme olympique après avoir figuré à toutes les éditions des Jeux d’hiver depuis 1924 à Chamonix.
Selon plusieurs sources concordantes, dont L’Équipe et Franceinfo, cette réorganisation du programme vise à rajeunir l’audience des Jeux et à s’adapter aux nouvelles pratiques sportives. Le freeride, discipline spectaculaire où les skieurs évoluent en hors-piste sur des pentes naturelles ou aménagées, connaît un essor marqué depuis une décennie, porté par des compétitions comme le Freeride World Tour. Le patinage synchronisé, déjà pratiqué dans une trentaine de pays, fait son entrée dans le giron olympique après des années de revendications de ses fédérations internationales.
Les Jeux olympiques d’hiver de 2030 se tiendront dans les Alpes françaises, répartis entre plusieurs sites dont Nice, la vallée de la Tarentaise et le massif du Mont-Blanc. C’est la première fois depuis Albertville en 1992 que la France accueille les Jeux d’hiver. Le programme complet des épreuves doit être finalisé dans les prochains mois par le CIO et le comité d’organisation local. Les épreuves de freeride devraient se dérouler sur les pentes de la station de Val Thorens ou des Gets, tandis que le patinage synchronisé serait organisé à Nice ou à Grenoble.
Le combiné nordique, qui avait déjà vu son épreuve masculine réduite à une seule médaille lors des Jeux de 2026 à Milan-Cortina, disparaît donc du programme. Cette décision a suscité des réactions contrastées dans le monde du ski nordique. Plusieurs fédérations nationales, dont la Fédération internationale de ski, ont déploré la perte d’une discipline pratiquée depuis un siècle, tandis que les défenseurs des nouvelles disciplines saluent une modernisation attendue de la programmation olympique.
Le freeride s’impose comme l’une des disciplines de montagne qui connaît la plus forte progression en termes de pratiquants et de compétitions organisées. Le Freeride World Tour, créé en 1996, attire chaque année des skieurs du monde entier sur les pentes les plus extrêmes. Le patinage synchronisé, de son côté, rassemble des équipes principalement en Amérique du Nord, en Europe et en Asie, avec des championnats du monde organisés depuis 2000. Leur intégration aux Jeux de 2030 marque une reconnaissance de leur légitimité sportive au plus haut niveau.
La sélection des disciplines pour les Jeux de 2030 a été examinée par la commission du programme olympique du CIO, qui évalue la popularité, la diffusion internationale et les coûts d’organisation de chaque sport. Le combiné nordique souffrait d’une audience en baisse et d’une couverture médiatique limitée en dehors des pays nordiques et d’Europe centrale. À l’inverse, le freeride bénéficie d’une forte exposition sur les réseaux sociaux et les plateformes de vidéo en ligne, avec des compétitions diffusées dans plus de cent pays.
L’organisation des Jeux d’hiver de 2030 dans les Alpes françaises représente un investissement public et privé estimé à plusieurs milliards d’euros. Les sites retenus incluent Nice pour les épreuves de glace et de patinage, la vallée de la Tarentaise pour le ski alpin et le freeride, et le massif du Mont-Blanc pour certaines épreuves de fond. Le comité d’organisation prévoit d’utiliser en priorité les infrastructures existantes pour limiter l’empreinte environnementale de l’événement.
