Les cours du petrole renouent avec leurs niveaux d’avant la guerre au Moyen-Orient. Le baril de Brent est retombe sous les 75 dollars, retrouvant des niveaux inedits depuis le declenchement du conflit entre les Etats-Unis et l’Iran, alors que l’accord de paix et la reouverture du detroit d’Ormuz detendent les marches petroliers.
Depuis l’accord de paix signe entre Washington et Teheran, les prix du brut n’ont cesse de baisser. Le Brent, reference europeenne du petrole, est repasse sous la barre des 75 dollars le baril, un seuil qui n’avait plus ete observe depuis avant le debut de la guerre. Selon la presse financiere, le baril a meme transitoirement chute sous les 60 dollars sur certains marches, temoignant de la rapidite du retour au calme apres des mois de tensions qui avaient fait craindre une crise energetique mondiale.
La reouverture d’Ormuz, cle de la detente
La reouverture du detroit d’Ormuz, passage strategique par lequel transite environ un tiers du petrole mondial, a joue un role cle dans cette evolution. Fermee pendant plusieurs semaines par l’Iran au plus fort du conflit, cette voie maritime avait provoque une onde de choc sur les marches petroliers mondiaux, faisant flamber les prix et contraignant les assureurs maritimes a multiplier les primes de guerre. Sa reouverture a permis le retour progressif des petroles iraniens sur le marche international.
Selon les informations rapportees par Zonebourse et Sika Finance, le Brent a termine sa seance a son plus bas niveau depuis avant le debut du conflit avec l’Iran. Les prix du petrole americain (WTI) sont egalement tombes sous la barre des 75 dollars le baril, un phenomene qui n’etait plus arrive depuis mars 2025. Les marches accueillent favorablement la perspective d’un retour a l’offre normale iranienne, l’un des plus grands producteurs de l’Opep.
L’Opep+ anticipe le retour de l’offre iranienne
L’Opep+ a par ailleurs augmente ses quotas de production ces dernieres semaines, anticipant une stabilisation de la demande et cherchant a compenser les perturbations liees au conflit. Cette decision, jointe au retour progressif du petrole iranien sur le marche, a accentue la pression baissiere sur les prix. Les analystes estiment que cette augmentation de l’offre pourrait se poursuivre si les cours restent eleves.
Les Bourses mondiales ont salue la detente geopolitique. Les valeurs petrolieres et les compagnies aeriennes, particulierement exposees au cout du carburant, ont profite du reflux des cours. Les taux europeens ont egalement marque une pause, apres des semaines de tension liee a la flambee des prix de l’energie qui avait alimente l’inflation dans plusieurs pays de la zone euro.
Un retour a la normale encore fragile
Selon les analystes cites par plusieurs medias financiers, ce retour aux prix d’avant-guerre pourrait ne pas etre definitif. La reprise de l’offre iranienne devra composer avec les incertitudes sur la demande mondiale, la politique de production de l’Opep+ et les stocks strategiques, largement sollicites pendant le conflit. Les investisseurs restent prudents, mais le message envoye par les marches est clair : la prime de guerre integree dans le prix du baril s’est completement dissipee.
Le detroit d’Ormuz ayant retrouve un trafic quasi normal, les prix du gaz et du GNL suivent egalement une trajectoire baissiere, confirmant le retour a une situation plus stable sur les marches de l’energie. Pour les consommateurs, cette baisse du brut pourrait se traduire par une diminution des prix a la pompe dans les semaines a venir, offrant un repit apres des mois de hausse du cout de l’energie. Les menages, particulierement touches par la hausse des factures de chauffage et de carburant pendant le conflit, attendent maintenant les premiers effets de cette detente sur les prix a la pompe.
