Le Canada fait face à une saison des feux de forêt particulièrement intense. Près de 900 incendies sont actifs sur le territoire, et trois millions d’hectares ont déjà été ravagés par les flammes depuis le début de l’année 2026, selon les autorités.
Le pays connaît une situation critique sur plusieurs fronts. Selon Le Monde, la saison 2026 est qualifiée d’« intense » par les services de lutte contre les incendies. Plus de 900 feux de forêt sont en cours, dont plus de 200 sont considérés comme hors de contrôle, rapportent Franceinfo et BFM. Cette saison des incendies dépasse déjà les normales annuelles en termes de surface brûlée, selon TVA Nouvelles.
Près de 900 incendies actifs sur le territoire
Au 21 juillet 2026, le Canada compte environ 900 incendies actifs, selon Le Monde. L’Ontario est particulièrement touchée, avec 148 feux de forêt encore en activité dans cette seule province, rapporte Le Devoir. La Colombie-Britannique est également concernée, avec des foyers près de Lytton et dans la région de Kelowna. Cinq mille trois cents pompiers sont déployés sur le terrain pour lutter contre les flammes, selon INFO.FR, avec des renforts arrivant de plusieurs provinces.
Reporterre indique que 2,7 millions d’hectares étaient déjà brûlés au 17 juillet, tandis que Le Monde évoque le seuil des trois millions d’hectares le 21 juillet. TVA Nouvelles précise que la surface brûlée dépasse déjà la normale annuelle. La forêt boréale canadienne subit des transformations profondes en raison de la répétition des incendies, souligne Le Monde dans une analyse publiée le 18 juillet.
La fumée des incendies atteint les États-Unis
Les fumées générées par les incendies se déplacent vers le sud et affectent la qualité de l’air dans le nord-est des États-Unis. New York, Chicago et plusieurs grandes villes américaines sont concernées, rapportent Franceinfo et Le Parisien. La ville de Toronto a connu plusieurs jours avec la qualité de l’air la plus dégradée au monde, selon les relevés de IQAir, rapportés par Libération et Radio-Canada.
Des images satellite diffusées par les agences météorologiques montrent un épais nuage de fumée recouvrant une partie du continent nord-américain. Plusieurs vols ont été perturbés et les autorités sanitaires américaines ont émis des recommandations pour les populations sensibles. IQAir a classé Toronto parmi les métropoles les plus polluées au monde pendant plusieurs jours, un phénomène lié aux particules fines issues des incendies.
Plus de 200 foyers hors de contrôle
Selon les autorités canadiennes, relayées par Franceinfo et Ouest-France, plus de 200 incendies restent hors de contrôle. Les provinces de l’Ontario et de la Colombie-Britannique concentrent les foyers les plus difficiles à maîtriser. Des évacuations ont eu lieu dans plusieurs localités, notamment dans le nord de l’Ontario, où la situation est décrite comme critique par RFI. Des images relayées par les médias montrent des trains encerclés par les flammes et des habitants évacués en urgence.
La communauté internationale suit la situation avec attention. La fumée des incendies canadiens a également suscité des tensions diplomatiques avec les États-Unis, le président Donald Trump ayant critiqué la gestion des feux par le Canada, selon TVA Nouvelles et La Presse. La finale de la Coupe du monde 2026 aux États-Unis a été évoquée comme potentiellement menacée par la dégradation de la qualité de l’air, rapportent plusieurs médias dont RTS et BFM. L’administration américaine a émis des alertes sanitaires pour les États du nord-est.
Les autorités canadiennes prévoient que la saison des feux de forêt 2026 pourrait encore s’étendre si les conditions météorologiques restent sèches et venteuses dans les semaines à venir. Le gouvernement canadien a mobilisé des ressources supplémentaires pour faire face à la situation, alors que les températures élevées et la sécheresse persistante compliquent le travail des pompiers sur le terrain.
