Un bombardier B-52 Stratofortress de l’US Air Force s’est écrasé lundi 15 juin 2026 au décollage de la base d’Edwards, dans le désert de Mojave en Californie. Les huit personnes à bord sont mortes. L’accident, survenu lors d’une mission d’essai de routine dans le cadre d’un programme de modernisation des équipements radar, est le plus meurtrier impliquant un B-52 depuis quarante-quatre ans.
L’appareil a décollé vers 11 h 20, heure locale, et s’est écrasé immédiatement après la sortie de piste, avant de prendre feu. Les services d’urgence de la base sont intervenus rapidement, mais l’examen des images vidéo a conduit les autorités militaires à qualifier l’accident d’« insurvivable ». Le colonel James Hayes, commandant de la base d’Edwards, a tenu une conférence de presse dans l’après-midi pour confirmer le bilan.
Un équipage mixte à bord
Les huit personnes à bord comprenaient du personnel militaire, des employés civils du gouvernement américain et des contractants du secteur privé. L’avionneur Boeing a confirmé que deux de ses salariés participaient au vol d’essai. Les identités des victimes n’ont pas été communiquées dans l’immédiat, les proches étant en cours d’information.
La base d’Edwards, située à environ 95 kilomètres au nord de Los Angeles, est le principal centre d’essais en vol de l’armée de l’air américaine. C’est sur cette base que sont testés la quasi-totalité des aéronefs militaires avant leur mise en service opérationnelle.
Le plus meurtrier depuis 1982
Cet accident est le premier crash mortel d’un B-52 depuis 2008, lorsque six personnes avaient péri au large de l’île de Guam lors de la préparation d’un vol de démonstration. Il constitue le bilan le plus lourd pour ce type d’appareil depuis 1982, année où neuf membres d’équipage avaient été tués près de la base de Mather, à Sacramento, en Californie.
Le B-52 Stratofortress est entré en service en 1955 et demeure, soixante et onze ans plus tard, une pièce centrale de la flotte de bombardiers stratégiques américains. Sa production s’est arrêtée en 1962, mais les appareils restants, au nombre de soixante-seize avant l’accident de lundi, font l’objet de modernisations régulières. Un programme de remplacement des moteurs, d’un coût total de 48,6 milliards de dollars, est en cours depuis plusieurs années.
Le secrétaire à l’US Air Force, Troy E. Meink, a présenté ses condoléances sur les réseaux sociaux. Boeing a également exprimé son soutien aux familles des employés décédés.
Une enquête de sécurité a été ouverte par l’armée de l’air. Le colonel Hayes a indiqué que les conclusions définitives ne seraient pas rendues publiques avant environ six mois, le temps pour les enquêteurs de sécuriser le site, de collecter les débris et d’examiner l’historique de maintenance de l’appareil. La base a rouvert ses installations dans la journée, mais les opérations aériennes sont restées suspendues jusqu’à mardi soir.
