Les Etats-Unis et l’Iran ont signé à distance un protocole d’accord destiné à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient. Le texte ouvre une séquence de négociations de 60 jours sur le nucléaire iranien, les sanctions américaines et la circulation dans le détroit d’Ormuz.
La signature a été rapportée dans la nuit du mercredi 17 au jeudi 18 juin 2026 par France 24, RFI et CNEWS. Les trois médias indiquent que le protocole a été signé par les présidents américain et iranien, de manière électronique et à distance. Le porte-parole du ministère iranien des affaires étrangères, Esmaïl Baghaï, a confirmé, selon RFI et France 24, que le texte avait été finalisé par la signature des deux chefs d’Etat.

Le document n’est pas présenté comme un traité final. CNEWS rapporte que Donald Trump l’a décrit comme un protocole d’accord, tandis que RFI souligne qu’un accord définitif doit encore être négocié. Cette distinction encadre la portée immédiate du texte : il fixe des engagements et un calendrier, mais laisse plusieurs modalités techniques à préciser.
Une signature à distance après une annonce suisse
Selon RFI et France 24, une cérémonie avait d’abord été évoquée en Suisse, au Bürgenstock, près du lac de Lucerne. Elle devait associer notamment le vice-président américain J. D. Vance et Mohammad Bagher Ghalibaf, président du Parlement iranien. L’Iran a finalement indiqué qu’une cérémonie officielle n’avait pas sa place dans ses plans, les signatures des présidents étant jugées suffisantes par Téhéran.
France 24 cite également le premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif, dont le pays est présenté comme médiateur du dossier. RFI avait déjà indiqué le 15 juin que le Pakistan avait joué un rôle central dans l’annonce du protocole, avec l’appui du Qatar. Le texte est ainsi désigné par les sources comme le protocole d’accord d’Islamabad.
Le nucléaire iranien au centre du dispositif
Le volet nucléaire constitue le point principal du texte rendu public par Washington. RFI et CNEWS rapportent que l’Iran s’engage à traiter ses stocks d’uranium enrichi, avec au minimum une dilution sur place sous supervision de l’Agence internationale de l’énergie atomique. France 24 mentionne aussi l’engagement iranien de diluer son uranium enrichi dans le cadre de futures négociations.
En contrepartie, les Etats-Unis s’engagent à alléger les sanctions. RFI précise que le protocole prévoit une suspension immédiate des sanctions américaines sur la vente de pétrole iranien, puis une levée plus large si un accord définitif est conclu. France 24 présente aussi la levée des sanctions comme l’engagement américain associé aux concessions nucléaires iraniennes.
Ormuz, sanctions et calendrier encore à préciser
Le détroit d’Ormuz figure dans les dispositions les plus suivies. France 24 cite Shehbaz Sharif annonçant une réouverture sans délai du détroit et la levée immédiate du blocus naval américain. RFI mentionne, de son côté, un rétablissement complet de la circulation maritime sous 30 jours. CNEWS indique que la réouverture commence, tout en soulignant que les modalités restent liées aux négociations.
Ces formulations ne se recouvrent pas entièrement. L’article retient donc que le protocole prévoit bien une reprise de la circulation dans le détroit d’Ormuz, mais que le calendrier opérationnel exact dépend encore de l’application du texte et des discussions techniques. Cette prudence vaut aussi pour les sanctions et pour le traitement des stocks nucléaires.
Soixante jours pour transformer le protocole en accord
RFI et CNEWS indiquent que les parties disposent de 60 jours pour négocier un accord final. Cette phase doit préciser le mécanisme de traitement de l’uranium enrichi, les étapes de levée des sanctions et les conditions de suivi international. Les sources consultées présentent donc le 18 juin 2026 comme le début d’une phase diplomatique, non comme la clôture complète du dossier.
La prochaine étape annoncée concerne les discussions techniques liées au texte. Selon France 24, une réunion en Suisse doit marquer l’ouverture de cette séquence. Les vérifications et les garanties prévues autour du nucléaire iranien seront au centre des négociations à venir.
