Donald Trump a menacé mercredi 11 juin de frapper l’Iran et de prendre le contrôle de ses marchés pétroliers et gaziers, après une deuxième vague de frappes aériennes américaines menées dans la nuit. Téhéran a riposté en visant des bases militaires américaines dans la région.
Une deuxième vague de frappes américaines
Les États-Unis ont lancé dans la nuit du 10 au 11 juin une deuxième série de frappes aériennes contre des cibles en Iran, quelques heures après que Donald Trump a déclaré vouloir frapper le pays « très fort ce soir ». Selon l’agence Associated Press, ces frappes font suite à une première salve intervenue plus tôt dans la semaine.
Le président américain a également annoncé sur les réseaux sociaux son intention de prendre le contrôle des terminaux pétroliers iraniens, notamment l’île de Kharg, point névralgique des exportations de brut du pays. « Nous allons prendre le contrôle total de leurs marchés pétroliers et gaziers, un peu comme nous l’avons fait avec le Venezuela », a-t-il écrit, selon des propos rapportés par plusieurs médias internationaux.
Riposte iranienne et victimes
En représailles, l’Iran a ciblé des bases militaires américaines ainsi que des États du Golfe, d’après les informations diffusées par Franceinfo. Trois marins indiens ont été tués à bord d’un pétrolier touché par un tir attribué aux forces américaines dans le golfe d’Oman, a confirmé New Delhi.
Le négociateur en chef iranien a mis en garde Washington contre un « bourbier sans fin », tandis que la représentante de l’Union européenne pour les affaires étrangères, Kaja Kallas, a estimé qu’« un retour à une guerre totale aurait un coût énorme pour toute la région ».
Un G7 percuté par la crise
Cette escalade survient alors que le G7 se réunit à Évian, en France, sous la présidence d’Emmanuel Macron. Le sommet, initialement prévu pour aborder des questions commerciales et climatiques, est désormais largement dominé par la crise au Moyen-Orient.
La Banque centrale européenne (BCE) a relevé ses taux d’intérêt pour la première fois en trois ans, évoquant explicitement les conséquences inflationnistes du conflit iranien, a rapporté Euronews.
Le détroit d’Ormuz sous tension
Les affrontements se concentrent autour du détroit d’Ormuz, par lequel transite environ un cinquième du pétrole mondial. La CGT des officiers de la marine marchande a qualifié la situation d’« extrêmement grave » et n’exclut pas l’évacuation des marins français présents dans la zone.
Le Pentagone a par ailleurs été brièvement confiné mercredi en raison d’un « incident lié à des substances dangereuses », sans lien confirmé avec les opérations en cours au Moyen-Orient, selon les autorités américaines.

La communauté internationale suit l’évolution de la situation heure par heure. Aucune indication de désescalade n’a été communiquée par les deux capitales à ce stade.
