La biotech française Bionyra Pharma annonce une levée de fonds de série A de 143 millions d’euros, soit 165 millions de dollars, pour développer des biothérapies contre des maladies inflammatoires à médiation immunitaire.
L’opération a été annoncée lundi 22 juin 2026. Le Monde, Maddyness et L’Agefi rapportent le financement, avec deux équivalences monétaires selon les publications : 143 millions d’euros dans la presse française, 165 millions de dollars dans les sources anglophones et financières. Maddyness précise que la société officialise aussi sa création publique, après plusieurs mois d’immatriculation sans communication.
Selon Maddyness, le tour de table est codirigé par Jeito Capital et Sofinnova Partners. Le média cite aussi Arkin Bio, Sanofi Ventures, Sixty Degree Capital, Vives Partners et Apollo Health Ventures parmi les participants. L’Agefi présente l’opération comme un financement inaugural pour une société française spécialisée dans les maladies auto-immunes.
La levée intervient dans un contexte où les jeunes entreprises de biotechnologie doivent financer des phases de recherche longues avant d’obtenir des résultats cliniques complets. Les sources consultées ne signalent pas de produit déjà commercialisé par Bionyra. Elles décrivent une société positionnée sur des candidats médicaments biologiques, avec un financement destiné à avancer dans les essais, dans la fabrication des lots cliniques et dans la structuration de l’équipe.
Une série A menée par Jeito et Sofinnova
Maddyness indique que Bionyra Pharma est basée à Paris et que son financement de série A a été sursouscrit. L’article attribue la direction de l’opération à Jeito Capital et Sofinnova Partners. L’Agefi confirme de son côté que Sofinnova et Jeito dirigent le financement.
Le Monde résume l’opération comme une levée de 143 millions d’euros destinée aux maladies inflammatoires chroniques. Dans les sources anglophones repérées via Google News, Business Wire présente le montant en dollars, à 165 millions. Les sources disponibles convergent donc sur la même opération, avec une conversion euro-dollar selon les médias.
Trois molécules au portefeuille
Maddyness rapporte que les fonds doivent financer les études cliniques des trois molécules du portefeuille de Bionyra. Le média cite Frédéric Marrache, directeur général de l’entreprise, selon lequel les études cliniques impliquent la fabrication du médicament, puis des essais avec des volontaires sains et des patients.
Le même article précise que Bionyra développe des biothérapies destinées aux maladies inflammatoires à médiation immunitaire. Les indications citées concernent notamment la dermatite atopique, aussi appelée eczéma sévère, ainsi que les maladies inflammatoires chroniques de l’intestin, dont la maladie de Crohn et la rectocolite hémorragique.
Un dirigeant passé par Sanofi
Frédéric Marrache est présenté par Maddyness comme gastro-entérologue de formation. Le média indique qu’il a mené une partie de son parcours de recherche aux Etats-Unis, puis travaillé une dizaine d’années chez Sanofi dans le développement clinique, sur le segment des maladies immunologiques et inflammatoires.
Selon Maddyness, le constat initial de Bionyra vient de cette expérience. Le dirigeant affirme que, pour les formes les plus sévères de ces maladies, la réponse des patients aux médicaments existants ne dépasse pas 50 %. Cette donnée est publiée dans l’entretien de Maddyness et doit être lue comme une déclaration attribuée au dirigeant.
Un effectif encore limité
Maddyness indique que Bionyra compte actuellement une vingtaine de salariés. L’entreprise prévoit, selon le même média, d’atteindre 25 à 30 personnes d’ici la fin de 2026. Aucun autre média consulté ne détaille à ce stade l’effectif prévu avec le même niveau de précision, ni la répartition des postes concernés dans les équipes de recherche et développement.
Les prochaines étapes porteront sur les études cliniques et le développement des molécules annoncées. À ce stade, les sources consultées ne communiquent pas de calendrier complet de mise sur le marché ni de demande d’autorisation réglementaire.
