Météo-France a placé sept départements du quart sud-est en vigilance orange canicule dimanche 5 juillet. Les températures atteindront 38 à 40 °C dans l’ex-région Languedoc-Roussillon, une semaine après la fin d’un épisode caniculaire meurtrier.
Dans un bulletin publié samedi 4 juillet, l’agence météorologique a étendu la vigilance orange à cinq nouveaux départements à compter de dimanche à midi : l’Ardèche, l’Aude, la Drôme, le Gard et le Vaucluse. Ils s’ajoutent aux Pyrénées-Orientales et à l’Hérault, placés en orange dès samedi. Au total, sept départements sont concernés par cet épisode de fortes chaleurs.
Samedi après-midi, les températures atteignaient déjà 34 à 37 °C sur les régions méditerranéennes, y compris sur le littoral, selon les relevés de Météo-France. Dimanche, les très fortes chaleurs gagnent le Sud-Ouest, avec des maximales comprises entre 35 et 37 °C, et des pointes à 38-40 °C dans l’ex-région Languedoc-Roussillon. La chaleur doit encore s’accentuer lundi en progressant vers le nord.
Cet épisode intervient une semaine après la fin d’une vague de chaleur exceptionnelle qui a concerné une large partie du pays. En juin, la France a connu plusieurs épisodes caniculaires, avec des records de températures et une vigilance rouge inédite par son extension géographique. Selon Météo-France, le début du mois de juillet devrait être moins intense que le mois précédent, sans atteindre les niveaux exceptionnels de juin.
Les autorités sanitaires rappellent les consignes de prudence face aux fortes chaleurs : hydratation régulière, limitation des activités physiques aux heures les plus chaudes, maintien au frais des habitations. Les personnes âgées, les nourrissons et les personnes souffrant de pathologies chroniques sont particulièrement vulnérables. La Sécurité civile a appelé à la vigilance concernant les baignades, après au moins treize noyades recensées lors du précédent épisode caniculaire, selon Franceinfo.
Les prévisions à moyen terme de Météo-France indiquent que la chaleur pourrait gagner en intensité en début de semaine prochaine, avec une possible extension de la vigilance orange vers le nord du pays. La situation sera réévaluée quotidiennement par l’agence météorologique.
Cet épisode de chaleur s’inscrit dans un été marqué par des conditions climatiques extrêmes en Europe. En juin, la France a connu plusieurs canicules successives, dont une fin juin qui a placé jusqu’à 72 départements en vigilance rouge. Selon le service européen Copernicus, le mois de juin 2026 a été le plus chaud jamais enregistré dans les océans mondiaux, combinant les effets du phénomène El Niño et du réchauffement climatique de long terme.
Dans le sud de la France, les épisodes caniculaires précoces et répétés suscitent l’inquiétude des autorités sanitaires. Le précédent épisode de chaleur fin juin a été associé à une augmentation significative des interventions des services d’urgence. Treize noyades avaient été recensées en un week-end par la Sécurité civile, qui avait appelé les vacanciers à privilégier les zones de baignade surveillée. Les hôpitaux du sud du pays avaient également signalé une hausse des passages aux urgences pour coups de chaleur et déshydratation.
La vigilance orange canicule implique des mesures de prévention spécifiques de la part des préfectures concernées. Les mairies peuvent activer des registres nominatifs des personnes âgées et isolées, ouvrir des salles rafraîchies accessibles au public et adapter les horaires d’ouverture des équipements municipaux. Dans certains départements, des restrictions d’eau potable liées à la sécheresse restent en vigueur, accentuant les difficultés pour les agriculteurs et les collectivités locales.
Le réchauffement climatique augmente la fréquence et l’intensité des vagues de chaleur en Europe, selon le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC). Les épisodes caniculaires, autrefois exceptionnels, tendent à devenir plus réguliers et à débuter plus tôt dans la saison. La multiplication de ces phénomènes pose la question de l’adaptation des infrastructures, des logements et des systèmes de santé face à des chaleurs extrêmes devenant la norme estivale.
