Mark Zuckerberg a reconnu le 2 juillet 2026, lors d’une reunion interne de Meta, que le developpement des agents d’intelligence artificielle n’avait pas «accelere comme prevu», selon des propos rapportes par Reuters et confirmes par TechCrunch. Cette declaration intervient apres une restructuration majeure de l’entreprise, marquee par la suppression de 8 000 postes au debut de l’annee.
Un constat sans detour devant les equipes
Jeudi 2 juillet, lors d’une assemblee generale interne au siege de Menlo Park en Californie, le PDG de Meta a dresse un bilan mitige de la reorganisation lancee au premier trimestre 2026. Le rythme d’avancement des agents IA «n’a pas accelere de la maniere» que la direction avait anticipee, a-t-il declare devant les salaries, selon les informations de l’agence Reuters.
En debut d’annee, Meta avait annonce la suppression d’environ 8 000 postes, soit pres de 10 % de ses effectifs corporate, et la reorientation de 7 000 salaries vers des divisions dediees a l’intelligence artificielle. Ces equipes comprennent notamment une unite baptisee Agent Transformation, chargee d’accelerer le deploiement de l’IA au sein des produits du groupe, comme l’avait rapporte Bloomberg a l’epoque.
Le groupe, qui revendique plus de 3 milliards d’utilisateurs actifs quotidiens sur l’ensemble de ses plateformes (Facebook, Instagram, WhatsApp), mise sur l’IA pour renforcer l’engagement et la monetisation de son ecosysteme. La societe a deja integre des fonctions d’IA generative dans ses applications, mais les agents autonomes capables d’interagir avec les utilisateurs et les entreprises restent un defi technique majeur.
Des licenciements «moins propres que prevu»
Interroge sur les reductions d’effectifs, Mark Zuckerberg a admis que les licenciements n’avaient pas ete «aussi propres» qu’ils auraient du l’etre. Selon ses propos rapportes par Reuters, les dirigeants de l’entreprise «craignaient de ne pas s’adapter assez vite» a l’evolution rapide du secteur technologique, motivee par l’essor de l’intelligence artificielle generative.
Le PDG a precise que les benefices attendus de la nouvelle organisation centree sur l’IA ne s’etaient «pas encore concretises», tout en se disant confiant dans une amelioration des resultats «d’ici trois a six mois». Cette fenetre de temps suggere que Meta anticipe des progres mesurables d’ici la fin de l’annee 2026.
145 milliards de dollars d’investissement prevus en 2026
Meta consacre des moyens financiers considerables a l’intelligence artificielle. Le groupe devrait investir jusqu’a 145 milliards de dollars dans ses infrastructures d’IA cette annee, un montant rapporte par Reuters qui illustre l’ampleur des ambitions technologiques de l’entreprise. Ces investissements couvrent notamment l’achat de processeurs specialises et la construction de nouveaux centres de donnees.
Plusieurs enquetes journalistiques ont par ailleurs decrit les conditions de travail au sein de la nouvelle division IA de Meta comme «eprouvantes», selon les temoignages d’ingenieurs assignes a ces equipes. Les salaries ont fait etat d’une pression intense et d’un rythme de travail soutenu. Contactee par TechCrunch, l’entreprise n’a pas souhaite commenter ces informations.
Un rare aveu public dans la course a l’IA
Ce constat intervient alors que l’ensemble des grands groupes technologiques americains, de Google a Microsoft en passant par Amazon et OpenAI, accelerent leurs investissements dans l’IA generative et les agents autonomes. La declaration de Mark Zuckerberg constitue un rare aveu public des difficultes rencontrees par un dirigeant du secteur a traduire des capitaux massifs en resultats operationnels concrets.
L’action Meta, cote au Nasdaq sous le symbole META, a recule de 0,7 % vendredi 3 juillet, selon les donnees relayees par Yahoo Finance, dans un contexte de prudence des investisseurs face au calendrier de rentabilisation des investissements dans l’intelligence artificielle.
